La France bat à nouveau son record d'exportations d'électricité
Posté : 02 janvier 2026 15:56
"« C'est plus que la consommation de la Belgique » : la France bat à nouveau son record d'exportations d'électricité
L'Hexagone a vendu aux pays voisins plus que la consommation annuelle de la Belgique en 2025, soit 92 térawattheures, battant le record de 2024. Avec des facteurs d'explication plus positifs que d'autres.
La France confirme son rôle de champion des électrons. Pour la deuxième année consécutive, le pays a battu son propre record d'exportations d'électricité en 2025, a indiqué RTE vendredi.
Son solde exportateur net s'est élevé à 92,3 térawattheures, contre 89 térawattheures en 2024. « On parle ici de volumes considérables : 92 TWh, c'est plus que la consommation annuelle d'un pays comme la Belgique », pointe Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE dans un poste Linkedin.
L'électricité a été consommée en premier lieu par l'Italie (solde exportateur de 22,6 térawattheures), l'Allemagne et la Belgique (23,1 TWh, en baisse sur un an), le Royaume-Uni (22,6 TWh, stable sur un an). La Suisse a bien plus importé qu'en 2024 (20,1 TWh, après 16,7 TWh), à cause de l'arrêt prolongé d'une centrale nucléaire. Les échanges avec l'Espagne en revanche se sont rééquilibrés (solde net positif pour la France de 0,2 TWh), après un écart favorable à la France en 2024.
Ce résultat s'explique par deux grands facteurs. D'abord, la production nucléaire d'EDF est solidement remontée, après la crise de la corrosion sous contrainte, à ses niveaux d'avant Covid. A titre d'exemple, le parc nucléaire a retrouvé cette semaine, à l'occasion des grands froids, une capacité de production de 56 gigawatts, a relevé l'agence Bloomberg. Un plus haut plus vu depuis janvier 2019.
En revanche, la consommation, elle, n'a pas retrouvé ses niveaux d'avant-Covid. Stable par rapport à 2024, elle reste bien en deçà de ce que la France connaissait dans les années 2010. « Les effets de la crise persistent, l'efficacité énergétique continue de se diffuser, l'électrification n'est pas encore lancée à l'échelle », analyse Thomas Veyrenc. Le principal enjeu reste de parvenir à substituer cette électricité aux énergies fossiles importées, qui constituent toujours presque 60 % de l'énergie consommée en France. »
Un effet prix favorable à la France
En attendant, la France n'a pas « bradé » ses térawattheures en 2025. « Les exports contribuent positivement à la balance commerciale de la France : le différentiel de prix avec les pays voisins se creusant en faveur de l'Hexagone, ils génèrent plus de revenus que l'an passé », précise Thomas Veyrenc.
L'an dernier, les exportations d'électrons avaient rapporté 5 milliards d'euros à la France. C'était déjà bien davantage que durant les années 2000, quand le pays exportait pour 1 à 3 milliards d'électricité par an. Les soldes d'exportation étaient toutefois inférieurs, le record d'alors s'étant élevé à 76 TWh en 2002. Cependant, RTE a pour habitude de relativiser le niveau des exportations d'électricité avec celui des importations de pétrole, qui dépassent les 60 milliards d'euros."
https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... te-2207453
L'Hexagone a vendu aux pays voisins plus que la consommation annuelle de la Belgique en 2025, soit 92 térawattheures, battant le record de 2024. Avec des facteurs d'explication plus positifs que d'autres.
La France confirme son rôle de champion des électrons. Pour la deuxième année consécutive, le pays a battu son propre record d'exportations d'électricité en 2025, a indiqué RTE vendredi.
Son solde exportateur net s'est élevé à 92,3 térawattheures, contre 89 térawattheures en 2024. « On parle ici de volumes considérables : 92 TWh, c'est plus que la consommation annuelle d'un pays comme la Belgique », pointe Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE dans un poste Linkedin.
L'électricité a été consommée en premier lieu par l'Italie (solde exportateur de 22,6 térawattheures), l'Allemagne et la Belgique (23,1 TWh, en baisse sur un an), le Royaume-Uni (22,6 TWh, stable sur un an). La Suisse a bien plus importé qu'en 2024 (20,1 TWh, après 16,7 TWh), à cause de l'arrêt prolongé d'une centrale nucléaire. Les échanges avec l'Espagne en revanche se sont rééquilibrés (solde net positif pour la France de 0,2 TWh), après un écart favorable à la France en 2024.
Ce résultat s'explique par deux grands facteurs. D'abord, la production nucléaire d'EDF est solidement remontée, après la crise de la corrosion sous contrainte, à ses niveaux d'avant Covid. A titre d'exemple, le parc nucléaire a retrouvé cette semaine, à l'occasion des grands froids, une capacité de production de 56 gigawatts, a relevé l'agence Bloomberg. Un plus haut plus vu depuis janvier 2019.
En revanche, la consommation, elle, n'a pas retrouvé ses niveaux d'avant-Covid. Stable par rapport à 2024, elle reste bien en deçà de ce que la France connaissait dans les années 2010. « Les effets de la crise persistent, l'efficacité énergétique continue de se diffuser, l'électrification n'est pas encore lancée à l'échelle », analyse Thomas Veyrenc. Le principal enjeu reste de parvenir à substituer cette électricité aux énergies fossiles importées, qui constituent toujours presque 60 % de l'énergie consommée en France. »
Un effet prix favorable à la France
En attendant, la France n'a pas « bradé » ses térawattheures en 2025. « Les exports contribuent positivement à la balance commerciale de la France : le différentiel de prix avec les pays voisins se creusant en faveur de l'Hexagone, ils génèrent plus de revenus que l'an passé », précise Thomas Veyrenc.
L'an dernier, les exportations d'électrons avaient rapporté 5 milliards d'euros à la France. C'était déjà bien davantage que durant les années 2000, quand le pays exportait pour 1 à 3 milliards d'électricité par an. Les soldes d'exportation étaient toutefois inférieurs, le record d'alors s'étant élevé à 76 TWh en 2002. Cependant, RTE a pour habitude de relativiser le niveau des exportations d'électricité avec celui des importations de pétrole, qui dépassent les 60 milliards d'euros."
https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... te-2207453