"Un gnoul", "Ils auraient du l'avorter"
Posté : 06 janvier 2026 08:23
""Un gnoul", "Ils auraient du l'avorter" : à peine né, le premier bébé de l'année en Avignon victime d'un déversement raciste
Zaïd est le premier nouveau-né de 2026 en Avignon (Vaucluse). A peine venu au monde, le prénom à consonnance arabe du bébé le conduit à subir une vague raciste sur les réseaux sociaux.
L'histoire commence comme un conte de Noël pour un couple de jeunes parents habitants de Montfavet (Vaucluse). Un beau bébé de 4,42 kg né à 1h30 au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, à la maternité du centre hospitalier d'Avignon.
Et comme le petit Zaïd est le premier nourrisson né à Avignon en 2026, le quotidien régional La Provence lui consacre son traditionnel article du "premier bébé de l'année". Article que le journal publie sur les réseaux sociaux le 1er janvier à 14h54. A cet instant précis, le rêve vire au cauchemar pour Zaïd et sa famille.
Déferlement de haine
A peine l'information parue sur le réseau X (ex-Twitter), des centaines de commentaires hostiles pleuvent. Des internautes affichant leur identitarisme critiquent d'abord le prénom à consonnance arabe de l'enfant : “Pourquoi ne pas donner un prénom français à son enfant, si l’on souhaite sincèrement s’intégrer dans son pays d’accueil ?”. “Erreur de pays ! C’est Marcel ou Germaine en France…”.
Propos racistes décomplexés
Mais très vite, le flot de commentaires se fait haineux et vise spécifiquement la supposée origine et religion musulmane du nouveau-né, constituant des propos délictueux flagrants : "un petit gnoul !", "on aurait du l'avorter", "encore un melon". Pour cet autre internaute, "les nuisibles d’Allah ne sont pas Français [...], il faut les remettre dans leurs réserves naturelles africaines”. Un autre réclame "un siège bébé pour la remigration".
Dans de nombreux commentaires extrémistes, les internautes n'hésitent pas à assimiler l'enfant né la veille à un futur "terroriste" : "ses petits doigts cherchent déjà le manche du couteau", proclame l'un d'eux.
Réactions en Algérie
L'affaire prend un tour international le 4 janvier, quand le média en ligne TSA, autoproclamé "premier quotidien électronique Algérien", en fait sa une et dénonce "la plus jeune victime de haine au monde".
Des internautes indignés
Face à ce déferlement raciste, des internautes ont également pris la souris, pour souhaiter la bienvenue au monde au bébé et s'indigner d'une telle campagne. Sur Facebook, Arlette G. se déclare "horrifiée de voir autant de haine s’exprimer sur les réseaux sociaux". "Une honte nationale" pour Ludivine V.
D'autres internautes rappellent la signification en arabe du prénom Zaïd, "celui qui persévère".
Toujours sur Facebook, cette autre internaute s'interroge sur le "signal d'alarme" que représentent les adeptes d'une "banalisation de discours qui voient une menace là où il n’y a qu’un enfant", "révélateur brutal de l’état du débat public" en France.
Soutien politique à Zaïd
Dès le 2 janvier, le député d'Avignon a réagi sur X. Raphaël Arnaud (LFI) y souhaite la "bienvenue à Zaïd". En décochant une flèche contre les auteurs des tweets haineux : "il est déjà bien plus beau que les racistes immondes qui s’en prennent à un bébé” écrit-il.
Au sein de la France Insoumise, plusieurs autres élus s'emparent également de la polémique : le député Antoine Léaument dénonce "la haine en ligne, et même les menaces de mort de l’extrême droite" que subit le nouveau né "parce qu'il s'appelle Zaïd".
Faire appliquer la loi
Ce premier épisode haineux de 2026 met en tout cas à nouveau en lumière la difficulté de faire respecter sur les réseaux sociaux les lois françaises de protection des personnes. Particulièrement sur X, racheté par Elon Musk pour 44 milliards de dollars et qui assume d'en faire un outil idéologique. Le milliardaire américain y défend la notion de "free speech", version illibérale d'une liberté d'expression qui ne supporterait aucune limite.
Une théorie dans laquelle pourraient donc librement prospérer les campagnes à visée raciste et anti-musulmans telles que celle visant Zaïd. A l'opposé des législations française et européenne, qui sanctionnent les auteurs reconnus de tout délit de discrimination fondée sur des motifs tels que la race, la couleur de peau, les origines ethniques, la langue, la religion ou encore l’orientation sexuelle."
https://france3-regions.franceinfo.fr/p ... 76044.html
Un petit tour en prison pour ces haineux devraient leur remettre les idées en place. Généralement, ce sont des personnes bien insérées socialement.
Et condamner E. Musk à verser plusieurs milliards d'euros pour non-respect des directives européennes et françaises, mais là, je rêve.
Zaïd est le premier nouveau-né de 2026 en Avignon (Vaucluse). A peine venu au monde, le prénom à consonnance arabe du bébé le conduit à subir une vague raciste sur les réseaux sociaux.
L'histoire commence comme un conte de Noël pour un couple de jeunes parents habitants de Montfavet (Vaucluse). Un beau bébé de 4,42 kg né à 1h30 au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, à la maternité du centre hospitalier d'Avignon.
Et comme le petit Zaïd est le premier nourrisson né à Avignon en 2026, le quotidien régional La Provence lui consacre son traditionnel article du "premier bébé de l'année". Article que le journal publie sur les réseaux sociaux le 1er janvier à 14h54. A cet instant précis, le rêve vire au cauchemar pour Zaïd et sa famille.
Déferlement de haine
A peine l'information parue sur le réseau X (ex-Twitter), des centaines de commentaires hostiles pleuvent. Des internautes affichant leur identitarisme critiquent d'abord le prénom à consonnance arabe de l'enfant : “Pourquoi ne pas donner un prénom français à son enfant, si l’on souhaite sincèrement s’intégrer dans son pays d’accueil ?”. “Erreur de pays ! C’est Marcel ou Germaine en France…”.
Propos racistes décomplexés
Mais très vite, le flot de commentaires se fait haineux et vise spécifiquement la supposée origine et religion musulmane du nouveau-né, constituant des propos délictueux flagrants : "un petit gnoul !", "on aurait du l'avorter", "encore un melon". Pour cet autre internaute, "les nuisibles d’Allah ne sont pas Français [...], il faut les remettre dans leurs réserves naturelles africaines”. Un autre réclame "un siège bébé pour la remigration".
Dans de nombreux commentaires extrémistes, les internautes n'hésitent pas à assimiler l'enfant né la veille à un futur "terroriste" : "ses petits doigts cherchent déjà le manche du couteau", proclame l'un d'eux.
Réactions en Algérie
L'affaire prend un tour international le 4 janvier, quand le média en ligne TSA, autoproclamé "premier quotidien électronique Algérien", en fait sa une et dénonce "la plus jeune victime de haine au monde".
Des internautes indignés
Face à ce déferlement raciste, des internautes ont également pris la souris, pour souhaiter la bienvenue au monde au bébé et s'indigner d'une telle campagne. Sur Facebook, Arlette G. se déclare "horrifiée de voir autant de haine s’exprimer sur les réseaux sociaux". "Une honte nationale" pour Ludivine V.
D'autres internautes rappellent la signification en arabe du prénom Zaïd, "celui qui persévère".
Toujours sur Facebook, cette autre internaute s'interroge sur le "signal d'alarme" que représentent les adeptes d'une "banalisation de discours qui voient une menace là où il n’y a qu’un enfant", "révélateur brutal de l’état du débat public" en France.
Soutien politique à Zaïd
Dès le 2 janvier, le député d'Avignon a réagi sur X. Raphaël Arnaud (LFI) y souhaite la "bienvenue à Zaïd". En décochant une flèche contre les auteurs des tweets haineux : "il est déjà bien plus beau que les racistes immondes qui s’en prennent à un bébé” écrit-il.
Au sein de la France Insoumise, plusieurs autres élus s'emparent également de la polémique : le député Antoine Léaument dénonce "la haine en ligne, et même les menaces de mort de l’extrême droite" que subit le nouveau né "parce qu'il s'appelle Zaïd".
Faire appliquer la loi
Ce premier épisode haineux de 2026 met en tout cas à nouveau en lumière la difficulté de faire respecter sur les réseaux sociaux les lois françaises de protection des personnes. Particulièrement sur X, racheté par Elon Musk pour 44 milliards de dollars et qui assume d'en faire un outil idéologique. Le milliardaire américain y défend la notion de "free speech", version illibérale d'une liberté d'expression qui ne supporterait aucune limite.
Une théorie dans laquelle pourraient donc librement prospérer les campagnes à visée raciste et anti-musulmans telles que celle visant Zaïd. A l'opposé des législations française et européenne, qui sanctionnent les auteurs reconnus de tout délit de discrimination fondée sur des motifs tels que la race, la couleur de peau, les origines ethniques, la langue, la religion ou encore l’orientation sexuelle."
https://france3-regions.franceinfo.fr/p ... 76044.html
Un petit tour en prison pour ces haineux devraient leur remettre les idées en place. Généralement, ce sont des personnes bien insérées socialement.
Et condamner E. Musk à verser plusieurs milliards d'euros pour non-respect des directives européennes et françaises, mais là, je rêve.