Robert Kennedy Jr., l’artisan de la destruction du système de santé américain
Posté : 07 janvier 2026 07:00
Triste pays.
En publiant lundi 5 janvier un programme vaccinal revu à la baisse, le ministre de la Santé saborde la politique de prévention sanitaire des Etats-Unis. Un virage dont les conséquences s’annoncent désastreuses.
C’est l’autre bras armé de Donald Trump. Celui que le président américain utilise pour achever de déstabiliser l’establishment et «nettoyer» des instances sanitaires qu’il estime corrompues ou gangrenées par le «wokisme». Détruisant au passage des décennies de progrès en matière de couverture vaccinale, et un système de santé certes imparfait, mais dont la vocation était de sauver des vies humaines et non de les mettre en danger. Robert F. Kennedy Jr. a été nommé l’an dernier en pleine connaissance de cause par Donald Trump à la tête du puissant ministère de la Santé.
Le neveu de l’ex-président américain John Fitzgerald Kennedy bataille depuis vingt ans pour accréditer la supposée thèse d’un lien entre vaccins et autisme. C’est un antivax et complotiste forcené qui, à peine entré en fonction, purgeait la principale agence sanitaire des Etats-Unis, en éliminant chercheurs et praticiens renommés pour les remplacer par des adeptes de la mouvance populiste Maha («Make America Healthy Again»). Moins d’un an après l’investiture de Donald Trump, le ministre de la Santé a mis en pratique ses convictions en publiant, lundi 5 janvier, une version allégée du calendrier vaccinal américain. Ce qui signifie que des enfants et des adultes risquent de mourir faute d’avoir été vaccinés, contre l’hépatite B ou les méningocoques responsables des méningites notamment. Et l’on ne parle même pas de tous ces enfants en danger dans le monde depuis que Kennedy a décidé de retirer les Etats-Unis du programme mondial Gavi, qui aide à renforcer les immunisations dans les pays en développement.
Comment ce descendant de la famille Kennedy en est-il arrivé là ? De défenseur de l’environnement dans les années 90, pourfendant les géants de la chimie et de l’énergie pour leurs effets néfastes, et pour le coup avérés sur la santé, il s’est peu à peu transformé en gourou naturopathe, surfant sur la méfiance de plus en plus grande des Américains à l’encontre de tous les «Big» (Big Pharma, Big Business, Big Ag), une méfiance peu à peu muée en complotisme. La pandémie n’ayant rien arrangé. Un jour, sans doute, on se frottera les yeux en revoyant le film de l’actuel suicide américain. Car il y aura forcément un «après», quand les dégâts seront trop visibles. Mais d’ici là, il risque d’y avoir de nombreux morts.
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... AQ2XLNQ6Q/
En publiant lundi 5 janvier un programme vaccinal revu à la baisse, le ministre de la Santé saborde la politique de prévention sanitaire des Etats-Unis. Un virage dont les conséquences s’annoncent désastreuses.
C’est l’autre bras armé de Donald Trump. Celui que le président américain utilise pour achever de déstabiliser l’establishment et «nettoyer» des instances sanitaires qu’il estime corrompues ou gangrenées par le «wokisme». Détruisant au passage des décennies de progrès en matière de couverture vaccinale, et un système de santé certes imparfait, mais dont la vocation était de sauver des vies humaines et non de les mettre en danger. Robert F. Kennedy Jr. a été nommé l’an dernier en pleine connaissance de cause par Donald Trump à la tête du puissant ministère de la Santé.
Le neveu de l’ex-président américain John Fitzgerald Kennedy bataille depuis vingt ans pour accréditer la supposée thèse d’un lien entre vaccins et autisme. C’est un antivax et complotiste forcené qui, à peine entré en fonction, purgeait la principale agence sanitaire des Etats-Unis, en éliminant chercheurs et praticiens renommés pour les remplacer par des adeptes de la mouvance populiste Maha («Make America Healthy Again»). Moins d’un an après l’investiture de Donald Trump, le ministre de la Santé a mis en pratique ses convictions en publiant, lundi 5 janvier, une version allégée du calendrier vaccinal américain. Ce qui signifie que des enfants et des adultes risquent de mourir faute d’avoir été vaccinés, contre l’hépatite B ou les méningocoques responsables des méningites notamment. Et l’on ne parle même pas de tous ces enfants en danger dans le monde depuis que Kennedy a décidé de retirer les Etats-Unis du programme mondial Gavi, qui aide à renforcer les immunisations dans les pays en développement.
Comment ce descendant de la famille Kennedy en est-il arrivé là ? De défenseur de l’environnement dans les années 90, pourfendant les géants de la chimie et de l’énergie pour leurs effets néfastes, et pour le coup avérés sur la santé, il s’est peu à peu transformé en gourou naturopathe, surfant sur la méfiance de plus en plus grande des Américains à l’encontre de tous les «Big» (Big Pharma, Big Business, Big Ag), une méfiance peu à peu muée en complotisme. La pandémie n’ayant rien arrangé. Un jour, sans doute, on se frottera les yeux en revoyant le film de l’actuel suicide américain. Car il y aura forcément un «après», quand les dégâts seront trop visibles. Mais d’ici là, il risque d’y avoir de nombreux morts.
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