Avant la présidentielle, l’extrême droite portugaise cible les immigrés bengalis
Posté : 12 janvier 2026 18:35
"Pour se lancer dans la bataille électorale pour la présidentielle de janvier 2026, le parti d’extrême droite Chega a choisi de s’en prendre aux 55 000 Bengalis installés au Portugal. Une communauté pourtant vue comme pacifique, comme ayant la fibre entrepreneuriale, développe le dossier que lui consacre ce jeudi 6 novembre l’hebdomadaire “Visão”.
“Qui a peur du Bangladesh ?” titre cette semaine Visão, dont la une affiche deux femmes bengalies qui ont émigré seules à Lisbonne ces dernières années. La manchette du magazine se veut une réponse à une récente affiche de campagne polémique déployée par le parti d’extrême droite Chega, dont le leader André Ventura vient de se lancer dans la bataille pour la présidentielle prévue en janvier 2026, portant le slogan : “Ceci n’est pas le Bangladesh”, alors qu’une autre affiche scande : “Les Gitans doivent respecter la loi”.
Dans son édition de ce jeudi 6 novembre, Visão entend rétablir “la vérité sur le peuple et le pays que l’extrême droite a choisi comme cible dans son discours xénophobe et anti-immigration”. En rappelant d’abord que sur les 1 543 697 citoyens étrangers que compte le Portugal, 55 199 sont Bengalis. L’hebdomadaire précise même, sur la base des données de la Direction générale des services pénitentiaires, que sur les 12 000 détenus, condamnés et prévenus recensés dans le pays, ceux originaires d’Asie du Sud se comptent sur les doigts d’une main.
“Violence raciste”
Après avoir effectué un reportage au sein de cette communauté “pacifique” et néanmoins “au cœur d’une tempête de haine”, au cours duquel ses auteurs ont pu constater combien,“cible principale de la violence raciste”, “les Bengalis vivent actuellement dans la peur”, l’hebdomadaire Visão prévient : “Nous sommes en train de perdre cette image de pays sûr et tolérant qui cohabite avec tout le monde, ce masque sous lequel nous aimons nous présenter au monde.”
“Les Bengalis sont des entrepreneurs. Ils ouvrent des restaurants, des magasins. Dans le centre-ville de Lisbonne, on compte environ 600 magasins tenus par des immigrants du Bangladesh. Ils sont en contact avec le public, ils sont visibles”, rappelle Rana Taslim Uddin, 59 ans, entrepreneur et traducteur, président de l’association Portugal Bangladesh Friendship et du Centre islamique du Bangladesh.
À lire aussi : Politique. Le Portugal durcit ses règles sur l’immigration, avec le soutien de l’extrême droite
Dans son éditorial, le directeur de Visão, Rui Tavares Guedes, relève que “les campagnes contre l’immigration, qui peuplent tous les discours populistes d’aujourd’hui, ne sont fondées ni sur la connaissance ni sur la raison. Elles ne servent que de propagande, destinée à créer des divisions irréconciliables dans la société.”.
https://www.courrierinternational.com/u ... lis_237193
C'est là ou l'on voit que l'extrême-droite est un véritable poison pour la société car elle propage le racisme, créé des divisions, alimente la haine envers certaines communautés étrangères. Un terrible cancer à traiter d'urgence.
“Qui a peur du Bangladesh ?” titre cette semaine Visão, dont la une affiche deux femmes bengalies qui ont émigré seules à Lisbonne ces dernières années. La manchette du magazine se veut une réponse à une récente affiche de campagne polémique déployée par le parti d’extrême droite Chega, dont le leader André Ventura vient de se lancer dans la bataille pour la présidentielle prévue en janvier 2026, portant le slogan : “Ceci n’est pas le Bangladesh”, alors qu’une autre affiche scande : “Les Gitans doivent respecter la loi”.
Dans son édition de ce jeudi 6 novembre, Visão entend rétablir “la vérité sur le peuple et le pays que l’extrême droite a choisi comme cible dans son discours xénophobe et anti-immigration”. En rappelant d’abord que sur les 1 543 697 citoyens étrangers que compte le Portugal, 55 199 sont Bengalis. L’hebdomadaire précise même, sur la base des données de la Direction générale des services pénitentiaires, que sur les 12 000 détenus, condamnés et prévenus recensés dans le pays, ceux originaires d’Asie du Sud se comptent sur les doigts d’une main.
“Violence raciste”
Après avoir effectué un reportage au sein de cette communauté “pacifique” et néanmoins “au cœur d’une tempête de haine”, au cours duquel ses auteurs ont pu constater combien,“cible principale de la violence raciste”, “les Bengalis vivent actuellement dans la peur”, l’hebdomadaire Visão prévient : “Nous sommes en train de perdre cette image de pays sûr et tolérant qui cohabite avec tout le monde, ce masque sous lequel nous aimons nous présenter au monde.”
“Les Bengalis sont des entrepreneurs. Ils ouvrent des restaurants, des magasins. Dans le centre-ville de Lisbonne, on compte environ 600 magasins tenus par des immigrants du Bangladesh. Ils sont en contact avec le public, ils sont visibles”, rappelle Rana Taslim Uddin, 59 ans, entrepreneur et traducteur, président de l’association Portugal Bangladesh Friendship et du Centre islamique du Bangladesh.
À lire aussi : Politique. Le Portugal durcit ses règles sur l’immigration, avec le soutien de l’extrême droite
Dans son éditorial, le directeur de Visão, Rui Tavares Guedes, relève que “les campagnes contre l’immigration, qui peuplent tous les discours populistes d’aujourd’hui, ne sont fondées ni sur la connaissance ni sur la raison. Elles ne servent que de propagande, destinée à créer des divisions irréconciliables dans la société.”.
https://www.courrierinternational.com/u ... lis_237193
C'est là ou l'on voit que l'extrême-droite est un véritable poison pour la société car elle propage le racisme, créé des divisions, alimente la haine envers certaines communautés étrangères. Un terrible cancer à traiter d'urgence.