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Aravane Rezaï n'aime pas le Tennis

Posté : 30 mars 2013 11:41
par le parisien
Aravane Rezaï, la joueuse qui n’aime pas le tennis

L’heure est à la reconstruction pour Aravane Rezaï. Coupée dans son élan en 2011 après le clash qui l’a opposée à son père et entraîneur, l’ancienne top15 (en 2010) est depuis retombée à la 179e place. Battue cette semaine dès le deuxième tour d’un tournoi de second plan à Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne) par sa compatriote Julie Coin (6-1, 6-4), elle est néanmoins repartie avec sa première victoire de la saison dans la poche.


Un passé compliqué avec ses parents


A 26 ans, la joueuse a décidé de faire table rase du passé et de s’offrir une deuxième carrière : « Après la rupture avec mes parents, je n’ai pas joué durant un an, raconte la Stéphanoise. Je n’étais pas bien psychologiquement, j’ai pris du poids et j’ai même envisagé d’arrêter le tennis. Désormais, je me fais plaisir et je joue pour moi. Tout se passe bien avec mes parents, je les vois après le tournoi. J’ai des parents qui sont là et qui me soutiennent psychologiquement. Même si nous avons un passé compliqué, cela reste mes parents. Il y a des sujets sensibles, mais je veux avoir une vraie relation père-fille. » Côté court, Rezaï n’a pas hésité très longtemps pour reprendre en main la raquette : « Je n’aime pas le tennis, un sport qui m’a donné beaucoup de souffrance. En revanche, j’aime ce qu’il apporte : le combat, la célébrité et l’argent, même si c’est tabou d’en parler. »

Elle rêve de l'équipe de France

Début 2012, elle a intégré l’académie Patrick Mouratoglou dans les Yvelines et a retrouvé celui qui lui a permis de s’imposer à l’Open de Madrid en 2010 face à Venus Williams. Actuellement entraînée par Borna Bikic (ancien coach de Jelena Jankovic, ex-n° 1), la Française est apaisée : « Nous avons un bon feeling, confie-t-elle avec le sourire. Il est connu du circuit et a beaucoup d’expérience. Avec lui, le but est de réintégrer le top100 pour aller directement dans le tableau final de Roland-Garros. Je vise le top 50 en fin de saison. C’est dur mais faisable. »

Son ambition n’est pas uniquement personnelle. Depuis qu’Amélie Mauresmo a repris l’équipe de France de Fed Cup, elle en rêve à nouveau et veut se donner les moyens d’être sélectionnable : « Il y a eu des malentendus, j’ai été vue comme le vilain petit canard. Mais j’ai toujours voulu jouer et gagner pour mon pays, explique l’ex-internationale. Amélie a été une joueuse exceptionnelle. Je la respecte énormément. »

«J’ai encore cinq-six ans de carrière»

Côté coulisses, la rédemption est également en marche. Souvent sous le feu des projecteurs, Aravane Rezaï a tout fait pour digérer la surmédiatisation extrasportive : « On me voyait comme la fille qui avait des problèmes avec sa famille, pas comme la joueuse, regrette-t-elle. J’ai encore cinq-six ans de carrière. Je veux m’y consacrer à 100%. Je ne suis pas une ex mais une future top15. Je ne me fixe pas de limites. Le reste est derrière moi. Je raconterai tout plus tard, pourquoi pas dans un livre. »
http://www.leparisien.fr/sports/aravane ... 681391.php