Re: le bar d'Interaldys, c'est ici qu'on papote ;)
Posté : 20 octobre 2015 07:17
Il est à Paris, pour les amis de Brassens, un lieu mythique. Une toute petite impasse du XIVe arrondissement qui donne dans la rue d'Alésia. L'impasse Florimont. C'est là qu’en mars 1944, profitant d'une permission, Georges, raflé l'année d'avant pour le STO, décide de se cacher chez Jeanne Planche, une amie de sa tante.
Jeanne, c'est un personnage. Comme chacun sait, elle a une cane. Un seul « n », s'il vous plaît : si elle est plus âgée que son jeune hôte, elle trotte sans peine. Elle a aussi toutes sortes de volatiles, même un perroquet, et toutes sortes de mammifères, chiens, chats et même des rats (qu'elle a parfois la douteuse attention d'offrir à ses invités). Jeanne a un mari, enfin elle a un mari quand il lui accorde quelques heures de lucidité entre deux cuites.
Jeanne et Marcel, c'est du sous-prolétariat. Elle fait de petits travaux de couture dans le voisinage, pour quelques sous, au noir. Lui, pour le compte de garages, peint des initiales ou des armoiries sur des voitures de luxe, pour quelques sous, au noir aussi, évidemment. Mais il est des jours où la marmite reste vide. Ce qu'ils n'ont pas, ils le donnent. Ils auront droit à une récompense éternelle : la Chanson pour l'Auvergnat (éternité inattendue pour Marcel, natif de Brie-Comte-Robert).
Jeanne, c'est un personnage. Comme chacun sait, elle a une cane. Un seul « n », s'il vous plaît : si elle est plus âgée que son jeune hôte, elle trotte sans peine. Elle a aussi toutes sortes de volatiles, même un perroquet, et toutes sortes de mammifères, chiens, chats et même des rats (qu'elle a parfois la douteuse attention d'offrir à ses invités). Jeanne a un mari, enfin elle a un mari quand il lui accorde quelques heures de lucidité entre deux cuites.
Jeanne et Marcel, c'est du sous-prolétariat. Elle fait de petits travaux de couture dans le voisinage, pour quelques sous, au noir. Lui, pour le compte de garages, peint des initiales ou des armoiries sur des voitures de luxe, pour quelques sous, au noir aussi, évidemment. Mais il est des jours où la marmite reste vide. Ce qu'ils n'ont pas, ils le donnent. Ils auront droit à une récompense éternelle : la Chanson pour l'Auvergnat (éternité inattendue pour Marcel, natif de Brie-Comte-Robert).