SUIS-JE RACISTE ?
Cette réflexion m'est venue toute seule, il y a un moment, moins d'une heure.
Je ne sais pas ce qu'elle représente dans ma personalité, si un analyste, un 'éclairé' peut en tirer quelque chose pour me cataloguer, m'approuver, m'interner.
Je la livre assez brute, après m'être interrogé rapidement pour savoir si elle correspond à mon sentiment profond ou à un énervement passager. Je ne sais pas, je prendrai du recul, mais je vous demande de lire cette réelle expérience avec les pigeons plus au second degré.
La peste soient ces pigeons !
Des années qu'ils me pourissent la vie. Ils ont encore
(chié) crotté sur ma terrasse toute neuve, sur laquelle je n'ai pas encore passé le produit protecteur anti-tâche (délai d'efflorescence oblige). Et leur déchets s'incrustent visiblement et définitivement, à la surface et en profondeur.
Ils me réveillent tous les matins à partir de de 5 ou 6 h. ! Font des
(cris) roucoulements redondants à l'aube et à l'aurore dignes des pires beuglements de Patrick Bruel ou d'un candidat au top 50. Ils apportent des maladies comme aucun autre oiseau partout ou ils vont.
Considérés par la majorité comme étant une espèce nuisible, certains les nourrissent, les adoptent, les protègent. Dans le nord de la France, en Belgique, (chez toi aussi Parick_NL ?) ils font l'objet d'adoration de concours, de primes. Pendant les guerres, certains d'entre eux nous ont même aidé, vaillants et combattants.
Vin-dieu, pourtant, je les aime, les oiseaux. Ceux de chez moi, les mésanges, hirondelles, rouge-gorge, rouge-queue. Les étourneaux, les moineaux. Hiboux, aigles, gypaètes barbus ou goélands. Même ceux un peu pénibles, comme les pic-vert attaquant mon cèdre, les merles fondant sur mes cerises, les corbeaux criards à 200 m, les pies voleuses, les mouettes (j'aime surtout celle de Gaston) ... Je les aime, ces oiseaux que j'ai eu la chance de voir quand j'ai voyagé, de quelques kilomètres à l'autre bout de la terre.
Mais les pigeons, non. Je les assimile plutôt à des coucous.
Il suffit pour revenir au sujet de remplacer le pigeon par, au choix, arabe, musulman, rom, tchétchène, le 'cordial' du brésil, l'îlien bien français mais venant des colonies ou autre néfastes d'une espèce autochtone. Il y a de jolis pigeons, de plaisantes tourterelles, dans la peau et dans l'âme. Qu'ils viennent chez en paix, je les accueillerai avec plaisir et attention. Et de voir que j'aime la diversité, l'autre, l'actuel comme le prochain. Je ne crains pas l'homme ou la femme inconnue, je vais même au-devant d'eux
Mais les coucous-pigeons, eux, viennent nicher et prendre la place des espèces locales.
N'étant qu'une chose crée sur cette terre, désirant évoluer écologiquement, j'avoue ne pas avoir si l'espèce humaine atteindra la sagesse suffisante pour savoir accepter l'autre dans sa dimension entière, où s'il luttera comme depuis l'origine pour sa survie. Mon idée principale est que l'homme sera sage le jour où il saura s'affranchir du mensonge. Ce qui est contraire à ce que la nature nous a appris jusqu'ici (en tout cas c'est ce qu'a mon niveau j'ai compris).