Anne32 a écrit : gypaete a écrit :
Je vous remercie pour votre intervention.
Il est vrai que cette génération, en optant délibérément pour l'odieuse formule "du passé faisons table rase", outre une scandaleuse désinvolture pour ceux qui ont perdus la vie en donnant aux générations suivantes la liberté de les mépriser impunément, se préparent un avenir sans foi ni loi. Un peuple qui a perdu tout repère, tout devoir de mémoire, toute tradition, toute culture, toute valeur et tout civisme est condamné à moyen terme. Et ces gens là n'ont même pas le peu d'intelligence pour en prendre conscience.
Alors, on peut se poser la question : Les dizaines de millions de morts, tombés au champ d'honneur en combattant l'ignominie nazie, ont-ils faits le sacrifice suprême POUR RIEN ???
Non, ces millions de morts ne se sont pas sacrifiés pour rien
Heureusement qu'il y a chez les jeunes et les moins jeunes, un sens du devoir, du travail, du respect des anciens à qui ils doivent tout
Ce n'est pas cette minuscule frange d'excités que nous cotoyons sur ce forum qui fait la majorité dans notre pays.
Vous observerez que la plupart ont été influencés par les deceptions de leurs pères, et se concentrant uniquement sur leurs propres griefs, sans chercher à voir plus loin et plus large.
L'avenir de la France ne passe que par leur rancoeur personnelle.....
J'essaie encore d'espérer que nous sortirons de cet imbroglio dans lequel nous ont ligotés les médias
Je reconnais volontiers qu'il y a du vrai dans votre propos ce qui m'incite à tenter d'élever le débat.
Pour ce qui me concerne, je verrais plutôt l'origine d'une génération déboussolée et sans repère pour cause la formation reçue dans les établissements d'enseignement primaire.En effet, quelle est la principale qualité, le principal savoir, que devrait posséder tout citoyen ? Eh bien, à mon avis, c'est l'esprit critique, car sans lui, les charlatans de la politique et de la science ont beau jeu de raconter n'importe quoi avec de fortes chances d'être crus.
Mais acquérir cet indispensable esprit critique passe nécessairement par la maîtrise de la langue, en l'occurrence, en France, c'est la langue française.
Or, on assiste depuis quelques années à un véritable massacre de notre langue dès l'école primaire. Peut-être les temps ont-ils changés, mais il n'y a guère longtemps que mes petits fils fréquentaient cette école où n'était plus enseignée la grammaire, sauf épisodiquement au détour d'une phrase pour signaler par exemple un accord.
C'est à cette époque récente que j'eus la surprise et la consternation d'apprendre que la conjonction "car" est devenue pratiquement "hors la loi" en français !!!
C'est aussi à cette époque qu'ahuri, j'ai lu sur le cahier de cours d'un de mes petits fils exactement ceci de la main de l'institutrice :
"
Quentin a encore oublié ses lunette. Je ni peux rien"
Le passé simple n'est plus enseigné. Les élèves peuvent commettre autant de fautes de grammaire, d'orthographe, de syntaxe sans rien risquer. Quant au style, mieux vaut n'en point parler ...
Oui, les ravages qui affectent notre langue ont des effets désastreux pus tard chez lez adultes.
Exemples :
"
Je suis en état de respect pour les paysans" (ministre de l'agriculture. Ne sait même pas s'exprimer plus simplement : "
Je respecte les paysans"
Souvent entendu cette totale absurdité : "
Merci d'avoir été notre invité" Vous imaginez-vous recevant vos invités en leur disant : "
Je vous remercie de vous avoir invité". Au fou !
Et celle-là "
A l'insu de mon plein gré" pour, tout simplement "à mon insu".
Ou encore :"
Il faut remonter dix ans en arrière"
Etc.
Et que penser des cuistres des IUFM qui voulurent faire abandonner le mot "ballon" pour
"référentiel rebondissant".
Un crayon est devenu un "
outil scripteur". Je ne me souviens plus quelle extraordinaire ânerie ces imbéciles ont proposé pour remplacer le mot "piscine" et d'autres encore. Les "Précieuses ridicules" de notre cher Molière sont battues à plate-couture !
Tout ça pour tenter d'excuser un peu les défavorisés de l'intellect. Sont-ils coupables ou victimes ?
Probablement un peu des deux. Notre devoir consiste à ne pas baisser les bras et de tenter de tout faire pour leur faire prendre conscience qu'ils ont été délibérément trompés et sabotés.
On peut faire ce que l'on veut d'un peuple rendu volontairement inculte et qui ainsi pourrait gober n'importe quoi, étant démuni de tout esprit critique.
Ce sont victimes qui se dirigent tout droit vers les extrêmes, ces extrêmes qui ont TOUJOURS conduit aux pires désastres.
Excusez-moi d'avoir été si long.