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Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 13:05
par le chimple
cestlafauteaqui a écrit : Donnons leur l'indépendance et qu'ils se démerdent et supprimons toutes les aides qui nous coûtent une fortune.
Quand j'ai débuté ma carrière à Paris dans les années 70 j'avais des collègues Corses, ils frimaient avec leurs belles bagnoles car ils ne payaient pas la TVA, ces branleurs avaient beaucoup de gueule et peu d’enthousiasme au travail mais ils avaient de belles chiottes toutes équipées avec des options qui coûtaient la peau du cul, de plus ils occupaient des postes plutôt planqués alors replaçons les dans leur petite île qui n'attire que des touristes et les gros cons nantis et voyons s'ils s'en sortent sans nos aides.
A propos d'aides en tout genre , vous ne trouvez pas que d'autres départements en ont autant sinon plus ?
Les grosses bagnoles, ça , c'était comme vous dites en 70 , aujourd'hui , ce sont quelques prolétaires de banlieues à la CMU et au RMI qui les ont !
Et eux ne sont pas corses !
Il y en a d'autres , monsieur , qui nous coutent la peau du c. et qu'il faudrait replacer dans leur patelin d'origine ....
Bien sur qu'ils sont incapables de survivre sans les aides de l'état !
Mais si vous leur faites ce procès , il faut le faire à tous ceux qui en profitent , même sur le continent !
Vous parlez de Paris ??
Et bien vous etes très bien placé pour observer ceux qui en profitent le plus , je n'ai pas besoin de vous faire un dessin ....

Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 13:09
par Allora
petite pause culture : il y a des millions d'années la Corse et la Sardaigne faisaient partie du continent
voyez cette animation qui illustre bien ça
https://atelierscientifique.wordpress.c ... ormatique/
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 13:13
par Jarod1
Fonck1 a écrit : le chimple a écrit :
J'ai écouté un avocat corse hier sur le sujet , priorité aux corses pour l'acquisition de l'immobilier ..
C'est pas si con que ça , ce qu'il disait ..
D'un coté , on pense que c'est de la ségrégation ..
D'un autre , c'est redonner l'espoir aux autochtones de pouvoir acheter un bien devenu horriblement cher et seulement accessible par de riche continentaux et .... étrangers ..
Le phénomène existe aussi sur le continents ou seuls les gros bouffons français et les riches étrangers font une razzia sur les terrains et les villa des bords de mer ..
De plus , il y a des département et territoire d'outre mer qui bénéficient d'avantages comme la Nouvelle Calédonie ou Saint Barth ...
et alors? les corses n'achètent rien sur le continent?
et si on faisait pareil partout, priorité aux héraultais sur la cote héraultaise? aux ostréiculteurs sur le bassin d'arcachon?
devise de la france : liberté -
égalité - fraternité
Voilà qui est sensé.
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 13:32
par le chimple
Jarod1 a écrit : Fonck1 a écrit :
et alors? les corses n'achètent rien sur le continent?
et si on faisait pareil partout, priorité aux héraultais sur la cote héraultaise? aux ostréiculteurs sur le bassin d'arcachon?
devise de la france : liberté - égalité - fraternité
Voilà qui est sensé.
Quand les héraultais et les arcachonais qui bossent dans la région , sont obligés de s'expatrier parce que leur foncier et le cout des terrains devient insoutenable à cause de l'explosion des prix dû à des personnes françaises ou non sont près à mettre 10 fois ce qu'il vaut ,liberté oui , ils ont le droit de le faire , égalité et fraternité , je doute ....
Ou alors , l'extension des zones intouchables par la majorité de français va continuer ..
Et je ne parle pas des résidences secondaires , je parle d'habitants qui bossent dans ces coins et qui sont incapables de se loger tellement l'immobilier est hors de prix !
Perso , je ne vais pas acheter en Corse une résidence secondaire , je n'ai d'abord pas les moyens , quand j'y vais , je traine avec moi ma bicoque ... enfin , mon monocoque serait plus juste ...
Maintenant , leur solution de privilégier les corses dans l'accession à la propriété , c'est peut etre discutable mais que faire ..
C'est le cas sur tout le littoral français ...
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 14:35
par Peracetic
Suite et certainement pas fin...
« Le chef de l'État, qui semble avoir acté la rupture du contact avec les indépendantistes, veut s'adresser directement aux Corses.....La tension monte entre Emmanuel Macron et les indépendantistes. Les principaux élus nationalistes corses, dont Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, ont décidé de boycotter le «déjeuner républicain» auquel les avait conviés Emmanuel Macron mercredi à Bastia »
Cela laisse à penser qu'après leur rencontre de la veille à Ajaccio dans les locaux du conseil exécutif de Corse ,celle ci se solda par un constat de désaccord
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 15:38
par hornby
Du centralisme "napoléonien" au centralisme "jupitérien" la France va finir par en crever !
Un peu de lucidité : les DOM/TOM et la Corse c'est 120000 fonctionnaires ! Avec l'indépendance, ça fait 120000 fonctionnaires en moins à payer !
Pour le contribuable c'est bon à prendre.

Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 16:35
par Allora
hornby a écrit : Du centralisme "napoléonien" au centralisme "jupitérien" la France va finir par en crever !
Un peu de lucidité : les DOM/TOM et la Corse c'est 120000 fonctionnaires ! Avec l'indépendance, ça fait 120000 fonctionnaires en moins à payer !
Pour le contribuable c'est bon à prendre.

Oui c'est pour ça que j'ai des sentiments mitigés sur ce problème ..

Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 16:44
par Victor
Allora a écrit : hornby a écrit : Du centralisme "napoléonien" au centralisme "jupitérien" la France va finir par en crever !
Un peu de lucidité : les DOM/TOM et la Corse c'est 120000 fonctionnaires ! Avec l'indépendance, ça fait 120000 fonctionnaires en moins à payer !
Pour le contribuable c'est bon à prendre.

Oui c'est pour ça que j'ai des sentiments mitigés sur ce problème ..

L'éternel débat entre les jacobins et les girondins.
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 16:54
par latresne
vincent a écrit : latresne a écrit : Il faut prendre les revendications corses au sérieux .Ils sont autrement + virulents que les catalans et Macron sait qu'il va devoir céder beaucoup , beaucoup à Siméoni et Talamoni .
"céder" ,toujours un vocabulaire de l' affrontement . Macron fera en sorte de" faire le faisable" .
Comme il est avant tout un économiste , il partira en direction du développement économique . Parait il qu' il y a un pb du foncier, comme sur tout littoral (allez voir le prix des maisons dans le golfe du Morbihan ). Ils voudraient le statut de résident (5 ans de présence avant de pouvoir acheter un logement ).....dans l 'espoir de faire baisser les prix, et de voir plus de permanents . Sur ce dernier ^point,,on comprend.
Mais au fait si le prix des terrains est astronomique.......qui vendent ces terrains ? on pourrait leur laisser des possibilités de lever des impôts et taxes.....par exemple , il pourraient mettre 50 % de taxe sur le montant des vente de terrain.....les Corses s' autofinanceraient en partie .....et les acheteurs fortunés y contribueraient aussi .....(comme quoi , ça peut avoir du bon d' avoir sous la main des riches )
Dans le vocabulaire courant on dit "céder".Dans le diplomatique ,on dit : compromis .
En attendant Macron va être obligé de passer à la caisse ,tt en essayant de limiter la casse .On ne connaitra que le minimum .La facture totale sera connue + tard .Ca fera partie du deal .Diplomatie oblige encore une fois .
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 23:15
par Kelenner
Victor a écrit : Allora a écrit :
Oui c'est pour ça que j'ai des sentiments mitigés sur ce problème ..

L'éternel débat entre les jacobins et les girondins.
Pour moi, c'est surtout un problème d'équité. Sur bien des points, je comprends les revendications des corses, mais pourquoi leur accorderait-on ce qu'on refuse au reste des français ? Un statut particulier, une inscription dans la Constitution, pourquoi ne pas faire la même chose pour la Bretagne ou le Pays Basque qui ont autant de légitimité historique à le revendiquer ? Le prix de l'immobilier, c'est encore bien pire en région parisienne, donc pourquoi ne pas également intervenir ? Bref, y a un souci, si la République est une et indivisible, alors elle ne doit céder sur rien. Si on accepte de prendre en compte les différences régionales, aucune raison de se limiter à la Corse. Quoi qu'il en soit, faut choisir, mais surtout pas donner le sentiment que seuls les corses, parce qu'ils emmerdent plus le monde que les autres, seraient légitimes à exiger des droits supplémentaires.
Re: La Corse
Posté : 07 février 2018 23:19
par Fonck1
Ce qu’il faut retenir du discours de Macron sur l’avenir de la Corse
Le président a notamment réaffirmé son opposition à un statut de résident ; les nationalistes ont réagi en dénonçant « une occasion manquée ».
- Reconnaissance de l’« identité » corse
Le président s’est déclaré « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution », l’une des principales revendications des nationalistes.
Ce serait « une manière de reconnaître son identité et de l’ancrer dans la République », a-t-il dit. Il a appelé les élus insulaires à débattre de ce projet « dans le mois qui vient », avant sa discussion au printemps dans le cadre du projet de révision constitutionnelle. Il a également affirmé que, « plus que jamais », l’île était « au cœur de la République », mais que cela ne revenait pas pour autant à « faire l’éloge de l’uniformité ».
- Pas de statut de résident
Emmanuel Macron a estimé que « la mise en œuvre d’un statut de résident » en Corse, une exigence des élus nationalistes, n’était « pas la bonne réponse » aux problèmes immobiliers sur l’île.
« Aujourd’hui, quand les prix montent et que les terrains sont vendus, ce sont rarement des gens qui ne sont pas corses qui en profitent », a-t-il déclaré. Il s’est engagé à « favoriser la construction de logements » et à « simplifier les règles d’urbanisme », face à des « contraintes parfois exorbitantes » liées à la spécificité géographique de l’île.
- Oui au bilinguisme, non à la « coofficialité »
Le chef de l’Etat s’est prononcé contre la « coofficialité » de la langue corse en déclarant que « dans la République française, il y a une langue officielle, le français ».
« Le bilinguisme, ce n’est pas la coofficialité », a ajouté le chef de l’Etat, prévenant qu’il n’accepterait « jamais de réserver à celui qui parle corse tel ou tel emploi ».
- Renforcement de la fiscalité locale
Emmanuel Macron a dit que si « des formes de fiscalité locale » pouvaient être développées, elles s’accompagneraient de « baisses de dotation parallèles », assurant qu’« il n’y a pas de finances magiques ». « Une liberté pourrait être donnée à la Corse de mettre en œuvre de nouvelles taxes locales. […] Mais on ne peut pas souhaiter que le produit des impôts en Corse reste en Corse, et ne pas garantir la même chose à d’autres régions », a expliqué le président.
« Comment souhaiter une autonomie fiscale et en même temps demander encore plus à la solidarité nationale ? Comment vouloir que la ressource fiscale soit affectée à un territoire et demander la solidarité nationale pour la dotation ? Ça n’existe pas. Je ne connais pas de finances magiques. Il n’y a pas de République magique non plus. »
- Une loi littoral « plus intelligente »
Le président a promis de simplifier la réglementation pour mettre fin aux « situations ubuesques » liées à la loi littoral. « La priorité doit porter sur la protection des littoraux et des montagnes. Pour cela, nous mettrons fin aux situations ubuesques », a-t-il expliqué.
Il a cité des situations d’« application totale » de la loi littoral et de la loi montagne, « parfois sur le même terrain ». Il a promis de donner aux élus locaux « la possibilité d’adapter ces réglementations pour qu’elles soient plus intelligentes ».
- « Tolérance zéro » envers la délinquance
« Rien ne sera possible si la violence et l’insécurité continuent de perturber l’île. Cette violence, qu’elle soit d’inspiration terroriste ou de droit commun, n’est pas bonne pour la Corse et doit disparaître », a déclaré le chef de l’Etat, prônant une « tolérance zéro » envers la délinquance et le trafic organisé. Plusieurs mesures ont été annoncées afin d’améliorer la sécurité :
« Il y aura des renforts d’équipement et de la police du quotidien. Un plan de déploiement des brigades et des groupes de contact sera mis en place. »
- Améliorer l’offre de santé
Le président a déclaré qu’il voulait installer des maisons de santé sur toute l’île. Concernant les personnes âgées, pour lesquelles le taux d’équipement est deux fois moins élevé que sur l’ensemble du territoire, il a annoncé le lancement d’un plan d’infrastructure et d’équipement, présenté à l’été prochain, afin de permettre un meilleur accès au soins.
- Assurer une totale couverture téléphonique
Emmanuel Macron s’est engagé à garantir la couverture totale en téléphonie mobile d’ici à 2020. Si besoin, « il y aura des sanctions pour les opérateurs ».
Dans les agglomérations de Bastia et d’Ajaccio, « les déploiements ont commencé pour respecter le plan déjà avalisé par les opérateurs », a-t-il dit. Quelque 38 000 lignes ont été déployées dans ces deux agglomérations.
Les nationalistes dénoncent « une occasion manquée » et un « discours de vengeance »
Les nationalistes corses ont qualifié d’« occasion manquée » la visite d’Emmanuel Macron dans l’île, en dénonçant mercredi un discours « très en deçà des attentes et des enjeux ».
« Nous considérons que c’est une occasion manquée », a déclaré Gilles Simeoni, le président de l’exécutif de la collectivité territoriale corse, en affirmant que les nationalistes allaient toutefois conserver un « esprit de dialogue » en restant « des artisans de la paix ».
« C’est un soir triste pour la Corse », a renchéri Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, qui s’est dit « consterné par le niveau des réponses qui sont données ». « Mais nous restons sereins parce que nous sommes forts, forts du soutien des Corses », a-t-il ajouté, l’air grave. Il a appelé les Corses à « rester mobilisés ».
M. Simeoni a, en particulier, critiqué l’allocution prononcée la veille par le chef de l’Etat en hommage au préfet Claude Erignac, vingt ans après son assassinat : « Ce discours n’a pas été simplement symbolique, mémoriel, mais fondamentalement politique (…) avec le choix de mots volontairement blessants », a-t-il dit, en le qualifiant de « discours de vengeance ».
Dans ce discours, M. Macron avait dénoncé avec force la « lâcheté » des auteurs de cet assassinat, « qui a sali la Corse » et a exclu toute amnistie pour les prisonniers que les nationalistes appellent « politiques ».
Re: La Corse
Posté : 08 février 2018 08:17
par mic43121
Hé oui.. ils n'ont pas obtenus grand chose..
Beaucoup de bruit pour rien..
Le Macron ne se laisse pas intimider .

Re: La Corse
Posté : 08 février 2018 08:31
par Cerisus
Fonck1 a écrit : Ce qu’il faut retenir du discours de Macron sur l’avenir de la Corse
Le président a notamment réaffirmé son opposition à un statut de résident ; les nationalistes ont réagi en dénonçant « une occasion manquée ».
- Reconnaissance de l’« identité » corse
Le président s’est déclaré « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution », l’une des principales revendications des nationalistes.
Ce serait « une manière de reconnaître son identité et de l’ancrer dans la République », a-t-il dit. Il a appelé les élus insulaires à débattre de ce projet « dans le mois qui vient », avant sa discussion au printemps dans le cadre du projet de révision constitutionnelle. Il a également affirmé que, « plus que jamais », l’île était « au cœur de la République », mais que cela ne revenait pas pour autant à « faire l’éloge de l’uniformité ».
Je ne sais pas ce qui va se faire "après" cette visite... mais si le président confirme son discours je trouve qu'il prend du poids... Peu ont eu ce courage face à la violence de certains. Néanmoins je ne vois aucune raison à un traitement particulier à part d'envisager bien sûr de remettre en avant les spécificités régionales et remettre en question l'unité de la République.
Pathétique, révoltant la pleurnicherie de Mme Colona qui pleure que son fils n'a pas vu son père depuis 1 an alors que les enfants et l'épouse du préfet Erignac eux ne le reverront jamais.
- Pas de statut de résident
Emmanuel Macron a estimé que « la mise en œuvre d’un statut de résident » en Corse, une exigence des élus nationalistes, n’était « pas la bonne réponse » aux problèmes immobiliers sur l’île.
« Aujourd’hui, quand les prix montent et que les terrains sont vendus, ce sont rarement des gens qui ne sont pas corses qui en profitent », a-t-il déclaré. Il s’est engagé à « favoriser la construction de logements » et à « simplifier les règles d’urbanisme », face à des « contraintes parfois exorbitantes » liées à la spécificité géographique de l’île.
- Oui au bilinguisme, non à la « coofficialité »
Le chef de l’Etat s’est prononcé contre la « coofficialité » de la langue corse en déclarant que « dans la République française, il y a une langue officielle, le français ».
« Le bilinguisme, ce n’est pas la coofficialité », a ajouté le chef de l’Etat, prévenant qu’il n’accepterait « jamais de réserver à celui qui parle corse tel ou tel emploi ».
- Renforcement de la fiscalité locale
Emmanuel Macron a dit que si « des formes de fiscalité locale » pouvaient être développées, elles s’accompagneraient de « baisses de dotation parallèles », assurant qu’« il n’y a pas de finances magiques ». « Une liberté pourrait être donnée à la Corse de mettre en œuvre de nouvelles taxes locales. […] Mais on ne peut pas souhaiter que le produit des impôts en Corse reste en Corse, et ne pas garantir la même chose à d’autres régions », a expliqué le président.
« Comment souhaiter une autonomie fiscale et en même temps demander encore plus à la solidarité nationale ? Comment vouloir que la ressource fiscale soit affectée à un territoire et demander la solidarité nationale pour la dotation ? Ça n’existe pas. Je ne connais pas de finances magiques. Il n’y a pas de République magique non plus. »
- Une loi littoral « plus intelligente »
Le président a promis de simplifier la réglementation pour mettre fin aux « situations ubuesques » liées à la loi littoral. « La priorité doit porter sur la protection des littoraux et des montagnes. Pour cela, nous mettrons fin aux situations ubuesques », a-t-il expliqué.
Il a cité des situations d’« application totale » de la loi littoral et de la loi montagne, « parfois sur le même terrain ». Il a promis de donner aux élus locaux « la possibilité d’adapter ces réglementations pour qu’elles soient plus intelligentes ».
- « Tolérance zéro » envers la délinquance
« Rien ne sera possible si la violence et l’insécurité continuent de perturber l’île. Cette violence, qu’elle soit d’inspiration terroriste ou de droit commun, n’est pas bonne pour la Corse et doit disparaître », a déclaré le chef de l’Etat, prônant une « tolérance zéro » envers la délinquance et le trafic organisé. Plusieurs mesures ont été annoncées afin d’améliorer la sécurité :
« Il y aura des renforts d’équipement et de la police du quotidien. Un plan de déploiement des brigades et des groupes de contact sera mis en place. »
- Améliorer l’offre de santé
Le président a déclaré qu’il voulait installer des maisons de santé sur toute l’île. Concernant les personnes âgées, pour lesquelles le taux d’équipement est deux fois moins élevé que sur l’ensemble du territoire, il a annoncé le lancement d’un plan d’infrastructure et d’équipement, présenté à l’été prochain, afin de permettre un meilleur accès au soins.
- Assurer une totale couverture téléphonique
Emmanuel Macron s’est engagé à garantir la couverture totale en téléphonie mobile d’ici à 2020. Si besoin, « il y aura des sanctions pour les opérateurs ».
Dans les agglomérations de Bastia et d’Ajaccio, « les déploiements ont commencé pour respecter le plan déjà avalisé par les opérateurs », a-t-il dit. Quelque 38 000 lignes ont été déployées dans ces deux agglomérations.
Les nationalistes dénoncent « une occasion manquée » et un « discours de vengeance »
Les nationalistes corses ont qualifié d’« occasion manquée » la visite d’Emmanuel Macron dans l’île, en dénonçant mercredi un discours « très en deçà des attentes et des enjeux ».
« Nous considérons que c’est une occasion manquée », a déclaré Gilles Simeoni, le président de l’exécutif de la collectivité territoriale corse, en affirmant que les nationalistes allaient toutefois conserver un « esprit de dialogue » en restant « des artisans de la paix ».
« C’est un soir triste pour la Corse », a renchéri Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, qui s’est dit « consterné par le niveau des réponses qui sont données ». « Mais nous restons sereins parce que nous sommes forts, forts du soutien des Corses », a-t-il ajouté, l’air grave. Il a appelé les Corses à « rester mobilisés ».
M. Simeoni a, en particulier, critiqué l’allocution prononcée la veille par le chef de l’Etat en hommage au préfet Claude Erignac, vingt ans après son assassinat : « Ce discours n’a pas été simplement symbolique, mémoriel, mais fondamentalement politique (…) avec le choix de mots volontairement blessants », a-t-il dit, en le qualifiant de « discours de vengeance ».
Dans ce discours, M. Macron avait dénoncé avec force la « lâcheté » des auteurs de cet assassinat, « qui a sali la Corse » et a exclu toute amnistie pour les prisonniers que les nationalistes appellent « politiques ».
Re: La Corse
Posté : 08 février 2018 10:00
par oldeagle
Intéressant, cela s'emboîte bien sur la côté d'azur !
Conclusion, la Corse doit rester française, et la Sardaigne aurait du l'être !
Re: La Corse
Posté : 08 février 2018 10:02
par oldeagle
hornby a écrit : Du centralisme "napoléonien" au centralisme "jupitérien" la France va finir par en crever !
Un peu de lucidité : les DOM/TOM et la Corse c'est 120000 fonctionnaires ! Avec l'indépendance, ça fait 120000 fonctionnaires en moins à payer !
Pour le contribuable c'est bon à prendre.

Pardonnez moi, mais d'où sortez vous vos chiffres ?
Et je suis entièrement contre l'indépendance de la corse et des DOM TOM.
Vous êtes vraiment contre votre pays, contre la France que vous détestez !