Nitram a écrit : 15 février 2020 14:43
Là encore, si cette baisse du chômage venait de l'explosion de courts contrats aux faibles heures de travail comment se fait-il que le nombre de personne en sous-emploi a baissé ? Que le taux d'emploi à temps plein est à son plus haut niveau depuis 2003 ? Que les embauches en CDI ont fortement augmenté ?
Je comprends cette inquiétude, mais elle n'est purement que théorique et ne reflète pas la réalité de la baisse du chômage aujourd'hui.
Mais ta satisfaction est également basée sur des théories Nitram ...
un échantillon très réduit (70 000 sur 6 millions), des hypothèses loufoques (actif dès 1 heure travaillée pour 1 seule semaine dans le trimestre), des interprétations (questionnaires), une communication très partielle ...
Je préfère largement le concret, la réalité administrative, même si elle est loin d'être parfaite ou exhaustive ... à propos, je regrette que le RN soit le seul parti à souligner les discordances entre les deux principales sources pour analyser le sujet ...
Ce n'est pas que je dénigre l'Insee, mais je considère que les postulats de départ sont grotesques, que la communication reste très partielle et, pour le coup, devient partiale....
Quand bien même les méthodes n'auraient pas changé, il suffit que le contexte soit différent (population active, vieillissement de la population, départs en retraite plus importants, réforme violente, changement de définitions ...) pour que les résultats soient faussés.
Mais des preuves tu en as partout, je te les ai toutes cités, la baisse des chiffres du chômage dans les deux organismes, le taux d'emploi, le taux d'emploi à temps plein, le nombre de création d'emplois, l'augmentation de la part des CDI, la baisse du nombre en sous-emploi, ... au final qu'est-ce qui justifie encore le doute et la prudence ?
En un mot, le fait que tu cadres l'Insee avec l'Insee ... et pour toutes les raisons citées plus haut ; et enfin, parce que j'ai une vision du chômage bien plus large que le périmètre qu'on retient.
Il y a une définition différente c'est tout. La définition de l'INSEE est une définition internationale qui a le mérite de pouvoir comparer les chiffres français avec ceux du reste du monde. Avec ceux de Pôle Emploi on ne pourrait pas le faire.
Et ce qui compte c'est que les deux indicateurs ont la même tendance
Ce n'est pas parce que les autres pays s'évertuent à cacher leur précarité et pauvreté sous le tapis qu'on est obligés de faire de même ...
en tout cas, ça ne devrait pas nous empêcher de voir en face l'ampleur du problème du chômage
cet indicateur ne vaut rien parce qu'il fait l'impasse de toutes les situations subies au nom de la maximisation des profits sur le dos des populations à qui on dénie le droit à une vie décente.
Effectivement ça à voir avec l'équilibre des individus. Comme je l'ai souvent dit, le nombre de personne qui travaillent mais qui souhaiteraient travailler encore plus est en baisse, et ce alors qu'il y a plus de monde au travail. Donc où y-a-t-il un problème à ce niveau ?
en baisse de 5% ... sur un échantillon qui représente
1.2% de l'ensemble des sans emploi et travailleurs précaires
tu crois vraiment que c'est significatif et concluant ?
Qu'on mette des bémols là encore pourquoi, le fait qu'on ait un chômage toujours élevé est un bémol. La question est, y-a-t-il aujourd'hui des raisons pour davantage insister sur les bémols plutôt que sur les bonnes évolutions. Là encore compte tenu de tout les chiffres qui prouvent qu'on a une amélioration sensible de l'emploi et que cette évolution positive ne se fait pas au détriment d'un emploi de qualité pourquoi vouloir insister sur les bémols ?
Les CDI ? Evidemment qu'il y en a dans la construction (et évidemment que la bonne santé de l'emploi est lié à la bonne santé des entreprises). Mais les embauches en CDI augmentent au même rythme dans le tertiaire, et aussi dans l'industrie.
tu contournes ce que je dis Nitram ... la construction est particulièrement boostée à l'heure actuelle grâce aux taux négatifs, c'est la conséquence de la politique de la BCE, pas de la politique nationale ...
oui, il y a des raisons de souligner les bémols, d'abord parce que les chiffres sont biaisés et ne traduisent pas fidèlement la situation réelle, ensuite parce que la politique menée depuis le début de ce quinquennat n'est QUE dans la stigmatisation des chômeurs et dans les prétextes pour justifier la casse sociale au profit des entreprises, et enfin parce que les objectifs électoraux poussent aux mensonges par omission pour démontrer que la politique menée est bonne ... ce qui est très loin d'être le cas.