UBUROI a écrit : 20 juillet 2020 04:34
lotus95 a écrit : 20 juillet 2020 00:28
Tous ces chiffres n'ont pas vraiment de sens, on ne sait pas où sont passés les morts de la grippe par exemple ; de même, certaines crises cardiaques sont imputables au virus, d'autres non ...
il y a aussi tous les décès collatéraux, ceux liés à d'autres pathologies qui n'ont pas pu être pris en charge par les hôpitaux
Le mieux serait de comparer les décès toutes causes confondues de septembre 2019 à juin 2020 par rapport aux années précédentes, même période
de cette façon, on saurait ce qu'il en est vraiment de la surmortalité ... pas forcément imputable à 100% au virus d'ailleurs
Il t"en a fallu du temps? La
surmortalité, voilà une vérité, enfin!
Non détrompes toi, ça fait un moment que j'assiste à ce matraquage de chiffres, sans signification autre qu'un ordre de grandeur totalement tributaire de la transparence des gouvernements, en étant bien consciente qu'ils dépendent en plus de tellement de facteurs que ça devient une illusion d'en tirer des conclusions :
- Démographie, densité population, % facteurs de risques
- Nombre de tests, % population testée, charge virale, taux de positivité, taux de cas graves, concentration des cas (géographique et calendaire)
- Délai de prise en charge, traitements utilisés
- Nombre de lits (total et réanimation), équipements, taux d'occupation hopitaux, % malades traités en ambulatoire ou à domicile
- Masques / pas masques ? (sous réserve du mode de transmission réel du virus)
- Confinement / pas confinement (sous réserve d'en prouver les bénéfices autres qu'éviter l'engorgement des hôpitaux)
- Fiabilité des remontées de données et transparence
j'en oublie sûrement ...
bref, on voit à travers ces exemples qu'il est tout bonnement impossible de se faire une idée fiable de la mortalité réelle de ce virus et encore moins de la comparer d'un pays à l'autre
si on sortait tout ce qui relève de la structure de soins (moyens matériels et humains), de la gestion politique de l'épidémie (tests, confinement ciblé, masques?, délai de prise en charge), de la stratégie thérapeutique choisie (traitement précoce, choix des traitements ...) ,
on se rendrait probablement compte que le taux de létalité réel de ce virus est infime paradoxalement au chambardement qu'il a provoqué ;
le fait d'entretenir la confusion dans les chiffres communiqués grossit artificiellement sa dangerosité dans les esprits
Evaluer la surmortalité par rapport aux années précédentes n'est pas une méthode parfaite mais elle a le mérite d'éliminer un bon nombre d'aléas (erreurs de diagnostic ou de tests, imputation aléatoire des décès ... par exemple)