da capo a écrit : 18 février 2025 13:25
le chimple a écrit : 18 février 2025 12:30
Quand on n'est pas capable de renvoyer un algérien en situation irrégulière , délinquant , qui a tous les papiers nécessaires pour retourner dans son pays , c'est grave !
Pire , quand on a sur notre sol des avocats , des français qui approuvent ça , c'est encore plus grave !
Et comme par magie, un délinquant visé par une procédure d'expulsion devient un ''sans-papiers''.
Je comprends le point de vue de Le Chimple. En effet, si cet OQTF se marie c'est bien parce qu'il a des papiers. Pour se marier, certains documents obligatoires sont fournis : extrait d'acte de naissance, livret de famille, etc.
"Vous devez fournir l'original de chacun des documents demandés.
Chacun de vous 2 doit fournir les pièces suivantes :
Pièce d'identité (original et photocopie). Selon votre situation, cela peut être une carte d’identité, un passeport, un permis de conduire, une carte de résident, une carte de séjour ou tout autre document avec photographie délivré par une autorité publique
Justificatif de domicile ou de résidence daté de plus de 1 mois (bail locatif, quittance de loyer, facture d'eau, électricité ou gaz, avis d’imposition ou de non-imposition, attestation France Travail (anciennement Pôle emploi), attestation de l’employeur, etc.)."
https://www.service-public.fr/particuli ... roits/F930
En fouillant un peu dans l'histoire de ce couple, j'apprends que le conjoint est papa d'une petite fille de deux ans, qu'il vit avec sa compagne française, d'après cette dernière.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... HXBSRA.php
En cherchant encore plus loin, on apprend également que, après enquête, le Procureur de la République avait donné son accord pour la célébration du mariage :
"Pour la plaignante, Eva, le cauchemar a commencé le 7 juillet 2023, alors qu’elle s’apprêtait à célébrer son union avec son compagnon, Mustapha. Elle avait 29 ans, et lui, six de moins. Le procureur de la République de Béziers, après enquête, avait autorisé le mariage, mais l’édile a fait barrage, invoquant une obligation à quitter le territoire français (OQTF) visant le jeune Algérien.
Le couple a aussitôt porté plainte au commissariat de Béziers. La Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), dans son article 12, proclame en effet la liberté du mariage, de même qu’une décision du Conseil constitutionnel en 2003, y compris avec un étranger en situation irrégulière. "
https://www.liberation.fr/societe/immig ... AUKBBCTVQ/
C'est un point que je cherchais à éclaircir, à savoir si le Procureur de la République avait été saisi ou non. Or là ce fut le cas et le Procureur avait donné son aval APRES ENQUETE.
Dans ce cas, Monsieur Ménard est dans son tord, en regard de la loi, même si on peut lui donner raison sur le fait que cet homme n'a rien à faire sur le territoire.
Il y a bien un vide juridique dans cette affaire : le Procureur s'en est tenu à la loi, ainsi que Monsieur Ménard en premier recours. Or, dans la logique des chose, le conjoint devait être expulsé et il est toujours là. Il ne se cache même pas vu qu'il vit avec une femme française.
On peut lire également, sur un autre site, les raisons de l'aval du mariage par le parquet :
"Pas de soupçons de mariage « blanc »
Malgré les soupçons de mariage « blanc » avancés par Robert Ménard, le parquet avait donné son feu vert à cette union, après avoir examiné les auditions séparées des deux époux réalisées par l’officier d’État civil de la municipalité.
Le parquet avait ainsi informé la mairie le 16 juin de sa décision « de ne pas surseoir au mariage », estimant qu’il « n’existait pas suffisamment d’indices sérieux lui permettant de présumer l’absence de consentement matrimonial ». Dans son communiqué le 6 juillet, le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland a lui aussi rappelé que « le mariage est un droit fondamental ».
https://www.huffingtonpost.fr/justice/a ... 20780.html