Re: Presque 1 millions de gardes a vue en france!
Posté : 04 février 2010 11:21
3 joints = 1 paquet de cigarette.....
Le mensuel français « 60 millions de consommateurs » (édité par l’INC Institut National de la Consommation) a réalisé une étude comparant la fumée de cannabis et celle du tabac avec l’appui de la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Toxicomanies). Selon le magazine, ce sont les teneurs en nicotine, goudrons ,monoxyde de carbone, benzène et toluène dans les fumées principales de joints de cannabis et de cigarettes Marlboro rouge qui ont été comparées. Les résultats montrent « qu’avec ou sans tabac, la fumée de cannabis est beaucoup plus toxique que celle du tabac » puisque « le joint de cannabis fait inhaler six à sept fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone que la cigarette ». Ceci signifie que « fumer trois joints tous les jours fait courir les mêmes risques de cancers ou de maladies cardiovasculaires que fumer un paquet de cigarettes ». Même les joints roulés sans tabac contiendraient de la nicotine ! Cette étude comparée, n’est évidemment pas sans arrière fond idéologique et les déclarations de l’éditorialiste Marie-Jeanne Husset (qui porte bien son prénom) laissent perplexe : « les consommateurs doivent disposer d’une information loyale ».
Une autre étude réalisée par le Dr Melamede, titulaire de la chaire de biologie à l’université de Colorado à Boudler aux USA, démontre exactement le contraire et affirme que :
« La fumée tabagique contient de la nicotine là ou la fumée cannabique contient du THC (tétrahydrocannabinol) : les effets cancérigènes de la fumée sont augmentés par la nicotine alors qu’ils sont réduits par le THC ». Les « deux fumées » contiendraient les mêmes « composants carcinogènes » à la base mais ceux-ci ne seraient activés que par la nicotine. A l’inverse, le THC inhiberait ceux-ci et aurait donc des effets « protecteurs » contre ces composants présents dans la fumée mais aussi présents naturellement dans les cellules du corps humain. Le THC aurait même des effets réducteurs sur les tumeurs et leur croissance « en réduisant la formation des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur ». Ceci s’expliquerait par le fait que le THC et la nicotine ne sont pas captés par les même récepteurs dans les cellules. L’étude met néanmoins en garde les consommateurs les plus vulnérables chez qui le THC peut être le déclencheur d’une psychose préexistante à la consommation (dans plus ou moins 8% des cas selon nos sources). L’étude conclut par le fait qu’il y a de plus en plus de preuves que le cannabis a « un effet médicinal significatif et qu’il peut augmenter de façon considérable la qualité de vie des patients souffrant du cancer, du SIDA, de la maladie d’Alzheimer et d’insomnie ». « Malgré cela, les gouvernements sont toujours restés réticents à l’idée de légaliser le cannabis même pour usage médical... » (trad. FEDITO)
Lien : Medical News Today
Une troisième étude de cas conclut que « fumer du cannabis ne provoque pas le cancer ». Réalisée par le Dr Ronald Tashkin et ses collègues de l’université de Californie,
cette étude a impliqué 1209 résidents de Los Angeles atteints de cancer et âgés de 18 à 59 ans. Les interviewers ont collecté des historiques exhaustifs de consommation de cannabis, de tabac, d’alcool et d’autres types de données concernant d’autres facteurs qui peuvent influencer le risque de cancer. Un indice d’ « années/joint » a été établi pour calculer la consommation moyenne de cannabis. Ce groupe a été comparé à un groupe de patients non atteints du cancer. Les chiffres pour le cancer du poumon montrent que le « risque pour les consommateurs de cannabis est légèrement plus faible que pour les non-consommateurs ». Des résultats similaires ont été obtenus pour d’autres types de cancer. Il n’est pas apparu de relation de proportionnalité entre la dose de cannabis et les risques de cancer, ce qui signifie qu’il n’y avait pas d’augmentation de risque pour les consommateurs les plus intensifs. A l’inverse, les données récoltées concernant le tabac ont mis en évidence un effet cancérigène clair et un fort rapport proportionnel à la dose.
Une dernière étude préparée pour le comité spécial du sénat canadien sur les drogues illicites en 2002 et réalisée par la chercheuse Barbara Buston Wheelock vient tempérer les résultats de ces études :
« Le THC ne semble pas carcinogène. Il n’y a pas de données épidémiologiques ni cliniques agrégées indiquant des taux plus élevés de cancer du poumon chez les personnes qui fument du cannabis. Au laboratoire, dans des boîtes de pétri, le THC ne provoque pas les modifications cellulaires associées au cancer. Par contre, la fumée du cannabis, comme celle du tabac, le fait. Certains chimistes ont indiqué au cours des années 1970 que, par rapport au tabac, le cannabis comportait des concentrations plus élevées de benzopyrène, l’un des produits chimiques provoquant le cancer. D’autres chimistes ont toutefois trouvé une quantité supérieure de benzopyrène dans le tabac. Une forme de fumée ne serait pas en elle même plus dangereuse ou plus sûre que l’autre. »
Comme le montrent ces études aux résultats contradictoires, il est difficile de se faire une religion et de comparer ou de quantifier précisément les risques de cancer liés à la consommation de cannabis. De plus, il reste difficile d’évaluer la carcinogénicité du cannabis dans les poumons de façon isolée, étant donné que les fumeurs de haschisch et de marijuana fument généralement aussi la cigarette. Une chose est sûre, toute fumée n’est certainement pas bonne pour les voies respiratoires et l’abstinence reste la meilleure solution. Mais depuis longtemps, on sait que tout miser sur l’abstinence n’est pas le moyen le plus efficace pour toucher les consommateurs et agir sur leurs comportements. Des conseils de réduction des risques peuvent certainement être donnés : la fumée de cannabis consommée par vaporisation à basse température est beaucoup moins riche en monoxyde de carbone. Le filtrage par filtre à eau (dans une pipe) s’avère le plus efficace et permet aussi d’éviter le support du tabac pour la combustion. On conseille aussi l’utilisation de vrais filtres en lieu et place du petit tube de carton couramment utilisé. Ces simples conseils auront certainement un impact plus bénéfique sur la santé des consommateurs que les études contradictoires qui se succèdent. Au vu du nombre de consommateurs de cannabis, on pourrait quand même espérer une information rationnelle et objective non teintée d’idéologie. Mais toute étude scientifique n’est elle pas avant tout affaire d’appréciation ?
Le mensuel français « 60 millions de consommateurs » (édité par l’INC Institut National de la Consommation) a réalisé une étude comparant la fumée de cannabis et celle du tabac avec l’appui de la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Toxicomanies). Selon le magazine, ce sont les teneurs en nicotine, goudrons ,monoxyde de carbone, benzène et toluène dans les fumées principales de joints de cannabis et de cigarettes Marlboro rouge qui ont été comparées. Les résultats montrent « qu’avec ou sans tabac, la fumée de cannabis est beaucoup plus toxique que celle du tabac » puisque « le joint de cannabis fait inhaler six à sept fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone que la cigarette ». Ceci signifie que « fumer trois joints tous les jours fait courir les mêmes risques de cancers ou de maladies cardiovasculaires que fumer un paquet de cigarettes ». Même les joints roulés sans tabac contiendraient de la nicotine ! Cette étude comparée, n’est évidemment pas sans arrière fond idéologique et les déclarations de l’éditorialiste Marie-Jeanne Husset (qui porte bien son prénom) laissent perplexe : « les consommateurs doivent disposer d’une information loyale ».
Une autre étude réalisée par le Dr Melamede, titulaire de la chaire de biologie à l’université de Colorado à Boudler aux USA, démontre exactement le contraire et affirme que :
« La fumée tabagique contient de la nicotine là ou la fumée cannabique contient du THC (tétrahydrocannabinol) : les effets cancérigènes de la fumée sont augmentés par la nicotine alors qu’ils sont réduits par le THC ». Les « deux fumées » contiendraient les mêmes « composants carcinogènes » à la base mais ceux-ci ne seraient activés que par la nicotine. A l’inverse, le THC inhiberait ceux-ci et aurait donc des effets « protecteurs » contre ces composants présents dans la fumée mais aussi présents naturellement dans les cellules du corps humain. Le THC aurait même des effets réducteurs sur les tumeurs et leur croissance « en réduisant la formation des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur ». Ceci s’expliquerait par le fait que le THC et la nicotine ne sont pas captés par les même récepteurs dans les cellules. L’étude met néanmoins en garde les consommateurs les plus vulnérables chez qui le THC peut être le déclencheur d’une psychose préexistante à la consommation (dans plus ou moins 8% des cas selon nos sources). L’étude conclut par le fait qu’il y a de plus en plus de preuves que le cannabis a « un effet médicinal significatif et qu’il peut augmenter de façon considérable la qualité de vie des patients souffrant du cancer, du SIDA, de la maladie d’Alzheimer et d’insomnie ». « Malgré cela, les gouvernements sont toujours restés réticents à l’idée de légaliser le cannabis même pour usage médical... » (trad. FEDITO)
Lien : Medical News Today
Une troisième étude de cas conclut que « fumer du cannabis ne provoque pas le cancer ». Réalisée par le Dr Ronald Tashkin et ses collègues de l’université de Californie,
cette étude a impliqué 1209 résidents de Los Angeles atteints de cancer et âgés de 18 à 59 ans. Les interviewers ont collecté des historiques exhaustifs de consommation de cannabis, de tabac, d’alcool et d’autres types de données concernant d’autres facteurs qui peuvent influencer le risque de cancer. Un indice d’ « années/joint » a été établi pour calculer la consommation moyenne de cannabis. Ce groupe a été comparé à un groupe de patients non atteints du cancer. Les chiffres pour le cancer du poumon montrent que le « risque pour les consommateurs de cannabis est légèrement plus faible que pour les non-consommateurs ». Des résultats similaires ont été obtenus pour d’autres types de cancer. Il n’est pas apparu de relation de proportionnalité entre la dose de cannabis et les risques de cancer, ce qui signifie qu’il n’y avait pas d’augmentation de risque pour les consommateurs les plus intensifs. A l’inverse, les données récoltées concernant le tabac ont mis en évidence un effet cancérigène clair et un fort rapport proportionnel à la dose.
Une dernière étude préparée pour le comité spécial du sénat canadien sur les drogues illicites en 2002 et réalisée par la chercheuse Barbara Buston Wheelock vient tempérer les résultats de ces études :
« Le THC ne semble pas carcinogène. Il n’y a pas de données épidémiologiques ni cliniques agrégées indiquant des taux plus élevés de cancer du poumon chez les personnes qui fument du cannabis. Au laboratoire, dans des boîtes de pétri, le THC ne provoque pas les modifications cellulaires associées au cancer. Par contre, la fumée du cannabis, comme celle du tabac, le fait. Certains chimistes ont indiqué au cours des années 1970 que, par rapport au tabac, le cannabis comportait des concentrations plus élevées de benzopyrène, l’un des produits chimiques provoquant le cancer. D’autres chimistes ont toutefois trouvé une quantité supérieure de benzopyrène dans le tabac. Une forme de fumée ne serait pas en elle même plus dangereuse ou plus sûre que l’autre. »
Comme le montrent ces études aux résultats contradictoires, il est difficile de se faire une religion et de comparer ou de quantifier précisément les risques de cancer liés à la consommation de cannabis. De plus, il reste difficile d’évaluer la carcinogénicité du cannabis dans les poumons de façon isolée, étant donné que les fumeurs de haschisch et de marijuana fument généralement aussi la cigarette. Une chose est sûre, toute fumée n’est certainement pas bonne pour les voies respiratoires et l’abstinence reste la meilleure solution. Mais depuis longtemps, on sait que tout miser sur l’abstinence n’est pas le moyen le plus efficace pour toucher les consommateurs et agir sur leurs comportements. Des conseils de réduction des risques peuvent certainement être donnés : la fumée de cannabis consommée par vaporisation à basse température est beaucoup moins riche en monoxyde de carbone. Le filtrage par filtre à eau (dans une pipe) s’avère le plus efficace et permet aussi d’éviter le support du tabac pour la combustion. On conseille aussi l’utilisation de vrais filtres en lieu et place du petit tube de carton couramment utilisé. Ces simples conseils auront certainement un impact plus bénéfique sur la santé des consommateurs que les études contradictoires qui se succèdent. Au vu du nombre de consommateurs de cannabis, on pourrait quand même espérer une information rationnelle et objective non teintée d’idéologie. Mais toute étude scientifique n’est elle pas avant tout affaire d’appréciation ?