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Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 19:33
par The Rat Pack
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Un bon moyen de savoir si le niveau a baissé ou non serait de comparer les épreuves du bac des années '40, '50, '60 à celles des années 2010... Mais qui osera? Pourtant, ça ferait taire tout le monde, que ça soit dans un sens ou dans l'autre...
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 19:50
par Kelenner
Non, ça c'est connu : le bac actuel est incontestablement beaucoup plus "simple" que celui d'il y a 40 ou 50 ans, tout le monde le sait, et tout le monde le dit, rien de tabou là-dedans. Pour autant, cela ne démontre rien, car si aujourd'hui la grande majorité d'une classe d'âge atteint ce niveau, ce n'était aucunement le cas dans les années 50 : la comparaison n'est donc pas pertinente, puisque la population n'avait pas le même niveau d'études qu'aujourd'hui.
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 19:53
par GEORGES
The Rat Pack a écrit : .
Un bon moyen de savoir si le niveau a baissé ou non serait de comparer les épreuves du bac des années '40, '50, '60 à celles des années 2010... Mais qui osera? Pourtant, ça ferait taire tout le monde, que ça soit dans un sens ou dans l'autre...
Il ne s'agit pas de comparaison mais de l'étude sur les évolutions de l'enseignement supérieur depuis 50 ans. A lire avec soin.
Si dans les domaines techniques et scientifiques le niveau est aujourd'hui certainement bien plus élevé, l'orthographe et la grammaire laissent à désirer, pour le constater il n'y a qu'à lire les courriers de motivation des candidats qui postulent.
https://publication.enseignementsup-rec ... cation.php
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 20:12
par vincent
oui on peutle faire sur des programmes j' ai lu la critique pertinente du Point , donc , je suis allé rechercher ce que j' avais lu sur l'histoire......belle idéologie, dans la lignée de Taubira et des trotskistes en général
Une vision culpabilisante de l'histoire, selon certains observateurs
Autre critique: l’idéologie que véhiculeraient ces programmes. «L’Europe n’est présentée que sous les aspects de la colonisation et la traite négrière», a par exemple affirmé Luc Ferry sur RTL ce mardi, estimant que les programmes insistaient trop sur une vision culpabilisante de l’histoire de France.
Un point de vue partagé par la secrétaire nationale aux programmes de formation de l’UMP, Madeleine Bazin de Jessey, qui a déclaré en avril au Figaro, que «plutôt que d’amener l’élève à puiser à la source du christianisme, de l’humanisme et des Lumières, le CSP préfère écouler ses stocks de repentance amère et éculée». Une attaque à laquelle a répondu le président du CSP, Michel Lussault sur Twitter
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 20:31
par The Rat Pack
Kelenner a écrit : Non, ça c'est connu : le bac actuel est incontestablement beaucoup plus "simple" que celui d'il y a 40 ou 50 ans, tout le monde le sait, et tout le monde le dit, rien de tabou là-dedans. Pour autant, cela ne démontre rien, car si aujourd'hui la grande majorité d'une classe d'âge atteint ce niveau, ce n'était aucunement le cas dans les années 50 : la comparaison n'est donc pas pertinente, puisque la population n'avait pas le même niveau d'études qu'aujourd'hui.
Ah mais je ne parle même pas de cette "distribution gratuite" du bac; juste du niveau qu'il fallait pour l'obtenir... Et là, on parle bien de la qualité de l'enseignement... On a juste abaissé les critères pour faire croire que l'enseignement avait progressé alors qu"on a effectué un nivèlement par le bas, même vous l'admettez...
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 20:38
par Kelenner
Non, encore une fois, ce n'est pas une question de qualité de l'enseignement, mais pour le coup, un véritable choix politique : permettre à un nombre d'élèves nettement plus important d'accéder à des études plus longues. Pour atteindre cet objectif, il a fallu "massifier" l'enseignement, et effectivement abaisser sensiblement le niveau exigé, ce qui est très contestable, je ne dis pas le contraire. Mais il faut aussi prendre en compte le bouleversement sociétal que cela à constitué : comme rappelé dans le lien précédent, on est passé de 10% d'une classe d'âge au bac dans les années 60 à près de 80% aujourd'hui; avec un nombre d'étudiants 8 fois supérieur ! Les comparaisons n'ont donc pas lieu d'être, car on est dans un système pensé de façon radicalement différente : là où, auparavant, les études étaient réservées à une toute petite "élite" (financière, essentiellement), elles sont désormais la norme, et cela est une évolution incontestablement positive, en particulier pour les classes populaires et moyennes-basses.
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 20:51
par Moriarty
The Rat Pack a écrit : .
Un bon moyen de savoir si le niveau a baissé ou non serait de comparer les épreuves du bac des années '40, '50, '60 à celles des années 2010... Mais qui osera? Pourtant, ça ferait taire tout le monde, que ça soit dans un sens ou dans l'autre...
Vous à mon avis! car comparer ce qui n'est pas comparable, c'est votre truc!
Mais allez-y qu'on rigole un peu!
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 20:53
par Moriarty
Kelenner a écrit : Non, ça c'est connu : le bac actuel est incontestablement beaucoup plus "simple" que celui d'il y a 40 ou 50 ans, tout le monde le sait, et tout le monde le dit, rien de tabou là-dedans. Pour autant, cela ne démontre rien, car si aujourd'hui la grande majorité d'une classe d'âge atteint ce niveau, ce n'était aucunement le cas dans les années 50 : la comparaison n'est donc pas pertinente, puisque la population n'avait pas le même niveau d'études qu'aujourd'hui.
Si prend les bacs généraux c'est loin d'être évident! S, et L car ES n'est pas si vieux. Et C a disparu ....D aussi ...S a réuni les deux.
Et entre C et D il y avait une sacrée différence en maths et physique.
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:22
par The Rat Pack
Moriarty a écrit : The Rat Pack a écrit : .
Un bon moyen de savoir si le niveau a baissé ou non serait de comparer les épreuves du bac des années '40, '50, '60 à celles des années 2010... Mais qui osera? Pourtant, ça ferait taire tout le monde, que ça soit dans un sens ou dans l'autre...
Vous à mon avis! car comparer ce qui n'est pas comparable, c'est votre truc!
Mais allez-y qu'on rigole un peu!
Si vous le dites, c'est que ça doit être vrai...!
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:24
par Fonck1
Kelenner a écrit : Non, encore une fois, ce n'est pas une question de qualité de l'enseignement, mais pour le coup, un véritable choix politique : permettre à un nombre d'élèves nettement plus important d'accéder à des études plus longues. Pour atteindre cet objectif, il a fallu "massifier" l'enseignement, et effectivement abaisser sensiblement le niveau exigé, ce qui est très contestable, je ne dis pas le contraire. Mais il faut aussi prendre en compte le bouleversement sociétal que cela à constitué : comme rappelé dans le lien précédent, on est passé de 10% d'une classe d'âge au bac dans les années 60 à près de 80% aujourd'hui; avec un nombre d'étudiants 8 fois supérieur ! Les comparaisons n'ont donc pas lieu d'être, car on est dans un système pensé de façon radicalement différente : là où, auparavant, les études étaient réservées à une toute petite "élite" (financière, essentiellement), elles sont désormais la norme, et cela est une évolution incontestablement positive, en particulier pour les classes populaires et moyennes-basses.
quand tu as une élite, ça tire tous les autres vers le haut.
quand tu as un niveau moyen, ça ne tire personne vers le haut, ça tire vers le moyen.
Hors, la france a besoin de compétences, pas de gens moyens.
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:27
par tisiphoné
Fonck1 a écrit : Kelenner a écrit : Non, encore une fois, ce n'est pas une question de qualité de l'enseignement, mais pour le coup, un véritable choix politique : permettre à un nombre d'élèves nettement plus important d'accéder à des études plus longues. Pour atteindre cet objectif, il a fallu "massifier" l'enseignement, et effectivement abaisser sensiblement le niveau exigé, ce qui est très contestable, je ne dis pas le contraire. Mais il faut aussi prendre en compte le bouleversement sociétal que cela à constitué : comme rappelé dans le lien précédent, on est passé de 10% d'une classe d'âge au bac dans les années 60 à près de 80% aujourd'hui; avec un nombre d'étudiants 8 fois supérieur ! Les comparaisons n'ont donc pas lieu d'être, car on est dans un système pensé de façon radicalement différente : là où, auparavant, les études étaient réservées à une toute petite "élite" (financière, essentiellement), elles sont désormais la norme, et cela est une évolution incontestablement positive, en particulier pour les classes populaires et moyennes-basses.
quand tu as une élite, ça tire tous les autres vers le haut.
quand tu as un niveau moyen, ça ne tire personne vers le haut, ça tire vers le moyen.
Hors, la france a besoin de compétences, pas de gens moyens.
la france a besoin de premiers de cordée ?

Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:30
par The Rat Pack
Kelenner a écrit : Non, encore une fois, ce n'est pas une question de qualité de l'enseignement, mais pour le coup, un véritable choix politique : permettre à un nombre d'élèves nettement plus important d'accéder à des études plus longues. Pour atteindre cet objectif, il a fallu "massifier" l'enseignement, et effectivement abaisser sensiblement le niveau exigé, ce qui est très contestable, je ne dis pas le contraire. Mais il faut aussi prendre en compte le bouleversement sociétal que cela à constitué : comme rappelé dans le lien précédent, on est passé de 10% d'une classe d'âge au bac dans les années 60 à près de 80% aujourd'hui; avec un nombre d'étudiants 8 fois supérieur ! Les comparaisons n'ont donc pas lieu d'être, car on est dans un système pensé de façon radicalement différente : là où, auparavant, les études étaient réservées à une toute petite "élite" (financière, essentiellement), elles sont désormais la norme, et cela est une évolution incontestablement positive, en particulier pour les classes populaires et moyennes-basses.
Sur le simple plan de la logique, je ne vous suis pas...
Si la qualité de l'enseignement n'est pas en cause, comme vous l'affirmez, pourquoi baisser le niveau d'exigence? Il aurait suffit qu'on puisse économiquement passer de 10% d'une classe d'âge en terminale à 80%, mais en gardant la même exigence à l'examen final... Là, en effet, comme vous le sous-entendez à demi-mot, il n'y aurait pas eu 80% de reçus... Mais politiquement, c'était difficilement acceptable... Alors, est-ce l'enseignement qui a baissé, ou le niveau des examens? Si c'est le niveau des examens, ça veut dire qu'on a floué des générations d'étudiants en leur faisant croire qu'ils étaient des bacheliers de niveau équivalent... Certains milieux parlent d'un bac au rabais, je ne suis pas loin de le penser également...
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:32
par Fonck1
elle a surtout besoin de se reposer sur autre chose que sur sa moyenitude....
toujours ce principe coco sur la sacro sainte égalité qui finit par ne plus faire avancer personne...
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:34
par The Rat Pack
Fonck1 a écrit : elle a surtout besoin de se reposer sur autre chose que sur sa moyenitude....
toujours ce principe coco sur la sacro sainte égalité qui finit par ne plus faire avancer personne...
Non, l'égalité d'accès aux études, c'est très bien... Ce qui l'est beaucoup moins c'est l'égalité des résultats...
Si toute personne qui en a les moyens intellectuels y a accès, c'est très bien... Si toutes les personnes y ont accès, c'est nettement plus problématique.
Re: "on ment aux élèves sur leur niveau réel "
Posté : 06 janvier 2018 21:36
par Fonck1
The Rat Pack a écrit : Fonck1 a écrit : elle a surtout besoin de se reposer sur autre chose que sur sa moyenitude....
toujours ce principe coco sur la sacro sainte égalité qui finit par ne plus faire avancer personne...
Non, l'égalité des chances d'accès aux études, c'est très bien... Ce qui l'est beaucoup moins c'est l'égalité des résultats...
c'est bien sur ce que j'entendais...