souslic a écrit : 28 décembre 2020 18:35
scorpion3917 a écrit : 28 décembre 2020 17:20
Mais peu importe qui il est.
N importe qui aurait pu écrire ça.
Vous vous focalisez sur le personnage en édulcorant son message.
Vous mettez le doigt sur le fond du problème ... merci
Les complotistes sont prêts à citer et à croire comme le dites très bien absolument N'IMPORTE QUI !!!
Et comme disait un grand philosophe montpelliérain c'est en faisant n'importe quoi que l'on devient n'importe qui
je continue ce que j'ai écrit plus tôt, en réponse au surligné
.....
Il n'est pas question de dire qu'il n'y a qu'UNE vérité, encore moins "officielle" c'est ce que les populistes comme gag nomme la "pensée unique" fabriquée et diffusée par "un pouvoir" politique et/ou économique.
Mais pratiquer le Le "fact-checking" de manière systémique me semble un effort nécessaire. Les complotistes ne sont pas des adeptes des "faits", mais adhèrent à des "croyances", telle que l'ETAT PROFOND" des Qanonistes ou comme l'écrit le Vidal de la "lettre ouverte (sans ouverture d'esprit!)aux journalistes " les classes dominantes pédosataniques". 
Mais, côté pervers du fact-cheking pratiqué par les journalistes (CNN, Le Monde, le VRAI du FAUX de France Info, les décodeurs etc...) en déconstruisant "rationnellement", factuellement", de "manière probante", le discours porté par les complotistes, c'est très facile pour ces derniers de remettre en cause toute tentative de vérification de leur discours, en disant que les journalistes et les organes de presse sont à la botte du pouvoir et des intérêts privés.
...SUITE La tâche est donc difficile. D'autant plus que le
complotisme est séduisant. On y décrit un monde souvent très dichotomique, manichéen, assez simple à comprendre. Le noir et le blanc; aucune nuance! C'est quelque chose de très séduisant quand on se sent un peu pommé. Les théories du complot, comme celle de la fraude électorale aux USA reposent sur une base d'éléments bizarres, de coïncidences. A partir de ces "données bizarres", et aussi, de constructions volontairement fallacieuses, des purs mensonges, de montages (vidéo, photos, audio) on va construire un récit qui aura l'air très convaincant. Le scénario est donc essentiel dans le complot. Un peu comme un bon polar, ou thriller.
Quand le sujet se trouve dans un moment de doute, d'incertitude, par rapport à un vécu personnel ou une situation sociale, il va chercher des réponses. De fil en aiguille, il va se raccrocher, pas seulement à des discours, mais
aussi aux individus qui les véhiculent, à des Crèvecoeur et des Asselineau en politique! En plus, cerise sur le gâteau,
il va devenir membre d'une communauté sociale où ces discours sont partagés, commentées positivement jusqu'au like compulsif. Cela peut être une communauté en ligne dans laquelle on va échanger, je me souviens des communautés nées autour des Drouet et des Nicolle! Le sujet s'attache affectivement à un réseau de gens avec lesquels il interagit, à qui il fait confiance...jusqu'à renier ses proches! Cette identité collective va lui permettre d'avoir une
existence positive, lui qui se sentait en situation de doute quasi existentiel. Cette croyance va réorganiser sa vie sociale, elle devient une partie de son identité sociale.
D'où la
fermeture quasi hermétique à tout ce qui risque de détruire cet équilibre, cette nouvelle stabilité. Une fois que le sujet intègre ce genre de communautés, il retrouve dans un écosystème médiatique complètement dissident, à la marge ( les sites non journalistiques, sans éthique..) qui va favoriser toute une série de croyances. Ça va conditionner
le type d'informations auxquelles on est exposé. A cela va s'ajouter pour les accrocs de FB et Twitter ces algorithmes qui vont alimenter cet "équilibre", le nourrir et le rendre totalement addicte à un monde parallèle au monde réel.