Je ne sais pas si la question a déjà été abordée ici mais je pense qu'il serait intéressant d'évaluer la part de responsabilité d'un phénomène relativement récent dans le réchauffement climatique : il est lié à la révolution des transports depuis le XIX°.
Pour faire simple, prenons cet exemple : tout au long de sa vie, combien de kilomètres un parisien effectuait-il en moyenne
autour de son domicile , à pieds ou à cheval dans les années 1850 ?
Combien le même parisien en effectue-t-il
depuis son domicile et les années 50 en auto, en train, ou en avion ? Je pense que la réponse doit être vertigineuse en terme de comparaison.
Pour résumer : est-ce que, depuis un siècle environ,
l'explosion des déplacements humains en auto, en train, en avion n'entre pas elle aussi pour quelque chose dans le réchauffement climatique ?
Nous sommes tous concernés (surtout dans les pays dits riches et développés), nous n'arrêtons pas de bouger et nous déplacer pour une raison ou pour une autre et pas que pour des raisons professionnelles bien sûr mais aussi pour notre propre bien-être et notre soif de curiosité avec le tourisme.
Des déplacements pas qu'en vélo ou en trottinette.
Et je vois mal ce qui pourrait réduire la révolution des déplacements ni même en raison de quoi : ce phénomène est exponentiel et il est clairement dans nos gènes désormais.
Quant à le "verdir", je ne suis pas sûr que l'électrification (voire l'hydrogène "vert") contribueront à le rendre suffisamment moins polluant.
En postant mon petit grain de sel je ne peux m'empêcher à la fameuse formule de Pascal, vous savez ?
« Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. »
Edit :
La bougeotte, nouveau mal du siècle ? Être en mouvement. Tout le temps. La bougeotte serait-elle le nouveau mal du siècle ? Autrefois réservée à une élite, cette hypermobilité s’est progressivement répandue tel un virus en conquérant l’ensemble des territoires et classes sociales. Si la prolifération des transports motorisés promet confort, bonheur et liberté pour tous et partout, cette envie parfois pathologique de bouger n’est pas sans conséquences : accidents, pollution, étalement urbain, changements climatiques et risque épidémique… Filant la métaphore clinique, Laurent Castaignède décrit les symptômes de la bougeotte avant d’en retracer les origines, analyse ses principaux vecteurs et explore quels pourraient en être les remèdes. Car un traitement de choc s’impose contre la « croisiérine », « l’avionite » ou « l’autophilie ». Aussi bénigne soit-elle parfois, la bougeotte engendre des effets délétères. Il est grand temps de comprendre comment notre propension naturelle à la mobilité a dérapé, pour guérir d’urgence cette dépendance.
https://ecosociete.org/livres/la-bougeo ... -du-siecle