Anne32 a écrit : 10 octobre 2020 12:00
Il faut qu'elle ait le droit de tirer sur ces malfaisants, sans être taxée de brute sanguinaire
En somme, ce qu'elle a déjà le droit de faire. Si les policiers portent une arme, ce n'est pas pour la photo mais c'est pour défendre des vies en cas de besoin. Nul doute que les policiers, s'ils avaient pu, auraient tiré (s'ils avaient eu les dons de mentalistes de certains de ce forum, en sachant ce qui leur arriverait).
On ne résout pas un problème en octroyant un droit déjà existant. On connait le contre-argumentaire :
"Mais s'ils tirent, tout le monde va leur tomber dessus".
C'est probablement le cas (quoique on en sait rien, tout dépend de la façon dont seront présentées les choses) mais toujours est-il qu'il y aurait une justice (en qui vous semblez faire confiance, n'est-ce pas) et qu'il incombera à cette dernière de déterminer si ce tir était, ou non, légitime.
Ne blâmez pas, à partir de suppositions, une justice que vous encensez pourtant (le paradoxe paraitrait énorme dans le cas contraire).
D'autre part, posez-vous les bonnes questions. Pourquoi bien du monde (pas uniquement les jeunes de banlieues, sortons des clichés habituels) tomberait sur les policiers si ceux-ci tiraient ?
Tout simplement parce que bien des gens ont perdu leur confiance en notre police car trop d'épisodes peu glorieux, du fait de racailles en uniforme, ont eu lieu (combien d'exemples lors de l'épisode des gilets jaunes).
Une minorité de brebis galeuses (en effet, je pense qu'ils sont extrêmement minoritaires parmi tous les policiers, mais ce sont ceux qui causent le plus de tort à l'image de l'arbre qui tombe qui fera plus de bruit que toute la forêt qui continuera à pousser) écornent gravement l'image de la police en commettant des bavures, des violences à l'égard des personnes, des "incivilités" (que ceux visés soient ou non responsables de quelque chose, là n'est pas la question. Un policier n'a pas à se comporter telle une racaille).
Il serait donc d'utilité publique que de faire un grand ménage dans la maison police, en les renvoyant systématiquement (de leur travail et devant la justice) afin que la confiance s'instaure à nouveau. Parallèlement à cela, il faudrait faire du métier de policier un métier "sacré" et être intransigeant avec ceux qui s'en prennent à eux (de même qu'avec ceux, comme je l'ai dit, qui contribuent à dissoudre cette "sacralité" par leurs actes répréhensibles en tant que policiers). Ce n'est pas tout blanc ou tout noir, chacun porte une part de responsabilité dans cette "affaire".