latresne a écrit : 16 octobre 2023 12:03
berger141 a écrit : 14 octobre 2023 23:10
A part les discours et le paraitre où Macron est très bon.
Sinon Macron a collectionné les mauvaises décisions pour la France.
Perso,je lui reproche sa trop grande mansuétude envers les islamistes et fichés S.Il cherche à ménager les musulmans qui votent .Manque de courage politique et d'autorité.Pour qui voter à la prochaine Présidentielle ? De tte façon je voterai du ciel car j'espère être muté à côté du paradis ,il doit bien y avoir un bureau de vote dans ce coin.
Absolument pas, à savoir que l'assassin était très surveillé et contrôlé 6 jours avant son terrible geste. Rien, je dis rien ne prouvait qu'il allait passer à l'attaque. Les services de renseignement ont fait leur boulot. Après facile de critiquer quand on ne sait rien sur le suivi de ce fichier S.
Une petite leçon sur les fichiers S ne fait pas trop de mal :
"Terrorisme : qu’est-ce que la fiche « S » ?
Contrairement à plusieurs idées reçues sur la fiche « S », cette dernière est d’abord un outil d’alerte pour les forces de l’ordre et non un motif d’enfermement.
Peu connue du grand public avant la vague d’attentats des trois dernières années, la fiche « S » (pour « sûreté de l’Etat ») est devenue un élément récurrent d’actualité. Mais qu’est-ce au juste ? Qui vise-t-elle ? Qu’implique-t-elle pour les personnes ainsi fichées ?
Plus de 400 000 noms
La fiche « S » n’est en réalité qu’une des nombreuses catégories d’un fichier vieux de plus de quarante ans : le fichier des personnes recherchées (FPR) - un terme générique puisque pour certaines catégories, il ne s’agit que de surveillance.
A l’exception des fiches « J » et « PJ », qui correspondent à des personnes recherchées par la justice ou la police,
les fiches, y compris la « S », n’entraînent aucune action automatique de coercition à l’encontre d’une personne. Ces fiches ont surtout un rôle dans le cadre d’enquêtes, assure le ministère.
Créé en 1969, ce fichier comporterait plus de 400 000 noms, qu’il s’agisse de mineurs en fugue, d’évadés de prison, de membres du grand banditisme, de personnes interdites par la justice de quitter le territoire, mais aussi de militants politiques ou écologistes (antinucléaires, anarchistes, etc.).
Chaque catégorie possède une nomenclature, sous la forme d’une lettre : « M » pour les mineurs en fugue, « V » pour les évadés… Le FPR compte 21 catégories au total, selon la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), qui en fournit une dizaine d’exemples :
« E » (police générale des étrangers) ;
« IT » (interdiction du territoire) ;
« R » (opposition à résidence en France) ;
« TE » (opposition à l’entrée en France) ;
« AL » (aliénés) ;
« M » (mineurs fugueurs) ;
« V » (évadés) ;
« S » (sûreté de l’Etat) ;
« J » et « PJ » (recherches de police judiciaire) ;
« T » (débiteurs envers le Trésor)…
Un fichier désormais européen
Cette fiche contient, selon le décret de 2010 en vigueur, l’état civil, le signalement, la photographie, les motifs de recherche, la conduite à tenir en cas de découverte et quelques autres détails.
On donc peut être fiché dans le FPR pour une foule de raisons : judiciaires (si on fait l’objet d’une interdiction de sortie de territoire ou à l’inverse d’une obligation de le quitter), administratives (immigré clandestin, personne disparue…), fiscales (si on doit de l’argent à l’Etat), mais aussi « d’ordre public » : si l’on est soupçonné de terrorisme, ou d’atteinte à la sûreté de l’Etat, par exemple.
En outre, depuis la mise en place de Schengen, ce fichage n’est plus seulement français, mais européen : la plupart des pays membres de l’espace Schengen « versent » dans une base commune leurs fiches afin que les autres en bénéficient. Mais chaque pays peut également faire disparaître une fiche si elle l’estime caduque, la supprimant ainsi de toute la base de données.
« Menaces graves pour la sécurité publique »
C’est le plus souvent la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le service du renseignement français, qui produit les fiches « S ». Mais une telle fiche peut être émise pour faire suite à des informations provenant d’autres pays ou dans le cadre de collaborations internationales : la personne visée peut ou non se trouver sur le territoire français.
Les fichés S peuvent être de simples relations d’un terroriste connu
Dans la plupart des catégories du FPR, le fichage est le plus souvent subséquent à une décision administrative, judiciaire ou fiscale : on est fiché « T » si le fisc s’intéresse à nous, ou « V » si on s’est évadé de prison. Le cas de la fiche « S » est particulier : il s’agit de personnes que l’on (la France ou un autre pays, puisque ce fichage est européen) soupçonne de visées terroristes ou d’atteinte à la sûreté de l’Etat (ou de complicité), sans pour autant qu’elles aient commis de délit ou de crime. Elles peuvent ainsi être de simples relations d’un terroriste connu.
La loi est d’ailleurs floue à ce sujet : peuvent faire l’objet d’une fiche « S » toutes les personnes « faisant l’objet de recherches pour prévenir des menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l’Etat, dès lors que des informations ou des indices réels ont été recueillis à leur égard ».
La fiche « S » est elle-même subdivisée en divers niveaux matérialisés par des chiffres, qui vont de « S1 » à « S16 ». Contrairement à ce qu’on a pu lire, explique le ministère de l’intérieur, ce niveau de chiffres ne correspond pas à la « dangerosité » d’une personne, mais plutôt aux actions à entreprendre pour le membre des forces de l’ordre qui contrôle cette personne. Ainsi, S14 correspond depuis peu aux combattants djihadistes revenant d’Irak ou de Syrie.
Mais un hooligan, un manifestant altermondialiste régulier ou un opposant actif à la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes peut se retrouver fiché S au même titre qu’un combattant djihadiste connu par les services de renseignement de dizaines de pays.
Impossible d’arrêter quelqu’un en raison d’une fiche « S »
S’il arrive qu’une personne soit « fichée S » dans le cadre d’une enquête et surveillée à ce titre, le fait d’être fiché n’entraîne, pour les autorités, aucune obligation de suivi ou de surveillance. On l’a dit, des fiches « S » sont émises sur transmission de renseignements provenant d’autres pays, sans que les personnes concernées soient forcément en France.
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/ar ... 55770.html
Par ailleurs, le RN, demandant la démission de G. Darmanin, doit aussi assumer ses votes au Parlement européen :
"L’extrême droite européenne s’est largement abstenue sur la réforme du système d’information de Schengen, pourtant pensée pour renforcer la coopération en matière de lutte antiterroriste et faciliter l’application des décisions de retour des migrants irréguliers, en arguant qu’elle était insuffisante. Elle a également rejeté la création du fichier des passagers aériens PNR, estimant qu’il s’agissait d’un outil inefficace contre le terrorisme, qui pouvait devenir un mécanisme de surveillance de masse."
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/ar ... migrations
Alors, voter contre et ensuite critiquer, le Rassemblement National est vraiment mal placé pour demander la démission de G. Darmanin.