papibilou a écrit : 23 juillet 2025 13:34
Patchouli38 a écrit : 23 juillet 2025 11:12
Votre post est très intéressant car il offre une autre manière de voir les choses, sous un angle différent. En effet, dans tous ses signataires, beaucoup doivent manger du Nutella (bourré d'huile de palme et de sucre), aller au Mac Do (repas bourré de conservateurs), s'empiffrer de pizza, fumer cigarette sur cigarette à vous refiler d'autres cancers tout aussi dangereux.
Cet agriculture "intensive" permet d'assurer une certaine autosuffisance alimentaire en France car il faut bien nourrir nos 67 millions d'habitants (en ôtant les bébés nourris uniquement au lait).
L'agriculture "bio" est meilleure pour la santé si les cultures ne sont pas placées à côté d'un champ "non bio", alors il ne resterai de "bio" que le nom. Le problème du bio est qu'il ne peut se faire que sur de plus petites surfaces, et les cultures sont à la merci d'insectes ravageurs, de météo défavorable engendrant des pertes plus nombreuses.
La réintroduction de ce pesticide serait, d'après la loi Duplomb, orientée essentiellement vers la culture de la betterave à sucre, son utilisation restant très encadrée et permettrait donc d'alléger les contraintes des agriculteurs car il paraîtrait qu'il n'existe aucune alternative.
On ne peut néanmoins passer outre la dangerosité de ce produit sur la santé humaine et confirmée par les expériences scientifiques. En effet, les effets néfastes se répercutent tout d'abord sur la santé de ses utilisateurs, ensuite ils se répercutent sur celle des habitants les plus proche des champs. Une partie du produit pulvérisé est emmenée bien plus loin, par les vents, pour se déposer sur les habitations. Le produit est également dilué par les pluies, alimentant les cours d'eau et les terres en s'y diffusant. Le produit s'incruste également dans les cultures pulvérisées et arrive jusque dans nos assiettes.
Autoriser ce produit, c'est apporter la mort dans nos assiettes et la colère de cette mère affligée par la perte de son enfant suite à un cancer, ne devrait pas nous faire oublier que la vie est précieuse et qu'elle ne doit pas écourtée pour satisfaire quelques-uns.
Vous commencez bien et finissez, disons, moins bien. En effet, vous reconnaissezque la réintroduction du produit incriminé sera limité à la betterave (vous oubliez les noisettes dont on importe déjà la majeure partie de notre consommation,, mais peu importe). Mais vous finissez par parler de mort dans nos assiettes, alors que lorsque nous manquons de sucre ou de noisettes
nous les importons de pays qui utilisent ce fameux produit et pas forcément au dosage le moins pernicieux.
Le fait que les agriculteurs soient moins touchés par le cancer que le reste de la population semble montrer qu'il y a au moins d'autres causes plus graves que ces produits.
En conséquence, la logique voudrait que vos conclusions soient:
- on recommandera de limiter l'utilisation de sucre et de noisettes dans les produits industriels,
- on rappellera le risque de dangerosité d'acheter du sucre et des noisettes,
- on suivra attentivement les recherches sur des produits de substitution sans danger.
- last but not least en l'absence de produits de remplacement, on pourra utiliser ce produit à des dosages faibles recommandés par la loi et contrôlés par les autorités sanitaires ou autres.
Et on ne devrait pas se focaliser sur des cas de cancers rares qui ne peuvent rien prouver sans des études larges et objectives sur leurs origines.
Dans le cas ou il s'avèrerait, suite à des études validées par les autorités que ce produit est particulièrement dangereux (les experts semblent dire que ça n'a rien à voir avec la dangerosité de certains autres néonicotinoïdes) on interdirait la consommation du sucre de betterave et de noisettes ayant eu recours au produit.
Qu'en pensez vous ?
Bien raisonné Papibilou. Je m'étais uniquement concentrée sur la betterave sans penser un seul instant à la noisette importée. Les bouquets de fleurs importées et que nous offrons à la fête des mères, par exemple, ne sont pas exempts de pesticide, mettant en danger la santé de leurs utilisateurs, dont la majorité ne sont même pas équipés d'EPI.
En revenant à la loi Duplomb, j'ai tenté d'avoir des renseignements sur ce sujet, sans idéologie aucune, afin de mieux comprendre les enjeux, voici ce que j'ai trouvé :
"« La loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire. Elle représente une attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens. » C’est par ces mots qu’Éléonore Pattery, étudiante « en master Qualité sécurité environnement », introduit la pétition qu’elle a déposée le 10 juillet sur le site de l’Assemblée nationale. Au fil des jours, cette pétition, largement relayée sur les réseaux sociaux, a rencontré de plus en plus de succès : elle a passé le cap des 500 000 signatures samedi 19 juillet, ce qui l’a encore davantage fait connaître et a conduit à faire plus que doubler le nombre de signatures au cours du week-end. Ce matin, à l’heure où nous écrivons, elle en est à presque 1,3 million de signatures.
Loi Duplomb : un rappel
Pour mémoire, la loi dite Duplomb s’appelle en réalité « loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Elle a été adoptée définitivement le mardi 8 juillet après un parcours assez chaotique au Parlement.
Ce texte comprend à la fois des mesures concernant les cultures et l’élevage. Le point qui a le plus focalisé l’attention est la réintroduction, à titre exceptionnel, d’un pesticide néonicotinoïde, l’acétamipride, dans certaines filières comme la culture des noisettes et des betteraves. Cette substance était interdite en France depuis 2020, mais elle est autorisée par l’Union européenne jusqu’en 2033. La ré-autorisation de cette substance est prévue sous bon nombre de conditions et de façon provisoire, mais cette décision a consterné tant les défenseurs de l’environnement qu’un certain nombre de scientifiques, compte tenu de la dangerosité de cette molécule notamment pour les insectes pollinisateurs… et pour les humains, cette substance étant potentiellement cancérogène. Selon la Ligue contre le cancer notamment, qui a qualifié le 9 juillet l’adoption de cette loi de « camouflet contre le principe de précaution » , il y a une « présomption forte » que l’exposition à ces pesticides puisse provoquer des cancers du système lymphatique, du sang et de la prostate".
https://www.maire-info.com/agriculture/ ... icle-29913
Je pense que la France chercher à s'aligner sur l'Union européenne vu que cette dernière autorise ce pesticide jusqu'en 2033.
Une question demeure, existe t-il une alternative à ce pesticide ? L'interdire est essentiel, pour la sauvegarde de la faune et de la flore, et la préservation de notre santé, encore faut-il que les agriculteurs impactés puissent avoir une solution de remplacement, et moins dangereuse.
Pour finir, les agriculteurs français se sentent lésés face aux agriculteurs des autres payse de l'UE. En effet, on importe des produits traités avec ce traitement controversé, tout en interdisant aux agriculteurs français de l'utiliser. Le gouvernement a possiblement chercher un consensus permettant de calmer la grogne de nos agriculteurs.
Pourquoi le gouvernement n'a t-il pas fait pression sur l'UE pour faire interdire ce poison dans toute l'UE. Peut-être que son poids ne pèse pas bien lourd face aux autres pays favorables à son utilisation. Il est peut-être plus facile de le réintroduire que de l'interdire à l'échelle de l'UE.
Dans tous les cas, cette pétition a eu le mérite de créer la cacophonie et de réveiller la fronde entre les anti et les pour la loi Duplomb, ainsi que la colère des agriculteurs.
J'estime que ce sujet devrait être débattu à l'échelle de l'UE et non uniquement en France.