mystery a écrit : La relance est illusoire. La france est en période d'inflation oui mais à quel prix ? pour relancer l'économie la BCE baisse ses taux, la france revend ses stocks d'or, la planche a billet tourne à plein régime, le déficit augmente, ...
l'euro, le dollar et d'autres monnaies vont se casser la gueule et dans quelques années la soit disant relance sera la faillite ...
Nota : La France n'a plus l'indépendance monétaire depuis l'Euro, et la Banque européenne évite toute politique de création monétaire massive (cf. la crise monétaire allemande des années 30).
Analysons plus finement : le fait est que le plan de relance concerne les banques françaises uniquement, qui ne sont pas les propriétaires de notre dette (50% et quelques de notre dette appartient à des banques non-européennes ou à des particuliers non-européens). Mais elles appartiennent à un système globalisé à son point le plus avancé. Donc l'argent injecté dans nos banques reviendra à nos créanciers, même créanciers mis à mal par la crise. Donc, finalement, on a sauvé nos créanciers, qu'on a payé 2 fois : le plan de sauvetage + la dette... Ça fait un peu lourd là...
Second point : le chômage stagne, la croissance est presque à zéro, mais la l'inflation repart vite à la hausse. Cela confirme une idée économique que la possibilité d'une croissance future sans création d'emploi est fort possible (supposé par le FMI d'ailleurs). Ce qui signifie une chose très forte : la croissance ne subsiste plus dans la production primaire, secondaire, voir tertiaire (services) mais bien uniquement dans une économie spéculative et financière, avec les conséquences qu'on connaît (écart des richesses, accumulation inutilisée de ces dernières à une minorité, etc...).
Le fait est que finalement, le plan de sauvetage se résume à "conserver le système pour essayer de survivre" et non comme on nous l'a si bien dit à "changer" le système pour une plus grande stabilité et une prospérité envisageable au fil du temps. De plus, l'effacement des Etats par une politique d'austérité (donc avec une diminution de l'investissement publique), casserait la croissance en cas d'excès de zèle. Les British sont en cours d'application d'un programme de ce type, mais le risque est qu'ils provoquent bien plus de méfaits pour épurer leur dette et rassurer le marché, plutôt que de reprendre le contrôle de l'avion et de faire en sorte d'éviter un nouveau désastre. Si la plupart des pays européens se mettent à ce petit jeu, la croissance européenne tombera, et la compétitivité ? Aux oubliettes ! L'excès d'austérité provoque une faible croissance et renforce cette même dette, pas mal non dans le genre ???