Re: Faut-il légaliser l'euthanasie en France ?
Posté : 26 novembre 2010 14:54
Ah ! J'avais pas pensé à ce détail, lourd en importance ! 
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quand t en es à ce stade, je pense que ta descendance se trouve déjà fixée quant aux éventuels héritages non ?Jarod1 a écrit : Je ne pense pas que la décision puisse provenir de la famille, elle ne peut venir que du patient lui-même. Y a des capteurs d'héritage, et pas que chez Mamie Zinzin !
Oui, mais elle s'impatiente.tisiphoné a écrit : quand t en es à ce stade, je pense que ta descendance se trouve déjà fixée quant aux éventuels héritages non ?
parliez-vous de cette infirmière?Jarod1 a écrit : Là, ce n'est plus de l'euthanasie, c'est de l'assassinat !
J'ai du mal à voir un avis tranché sur cette question. S'agissant d'une assistance au suicide, la question fondamentale me semble être celui du consentement du malade.
une infirmière reconnaît des meurtres en direct
"J'ai pratiqué l'euthanasie auprès de personnes qui souffraient (...) et j'ai pris cette décision seule", a confié ce vendredi matin Cécile, une infirmière à la retraite, dans l'émission de Bruno Duvic sur France Inter. Invités à débattre sur cette thématique au micro de la radio, Luc Ferry et Axel Khan ont réagi en direct au témoignage de l'auditrice de 70 ans. "C'est scandaleux", a lancé le philosophe. " Je préfère que ça soit une décision de l'équipe et que les enfants ou les partenaires de la personne qui va mourir soient naturellement concernés. (...) La vie de quelqu'un ne peut appartenir à une tierse personne", a ajouté le directeur de recherche à l'Inserm.
Les auditeurs n'étaient pas du même avis. Le récit de l'infirmière a engendré de multiples réactions en faveur de la légalisation de l'euthanasie. "Il y a eu une très forte participation pour cette émission. Nous avons reçu 164 mails d'auditeurs alors que la moyenne se situe généralement autour de 40", constate le service des relations auditeurs de la station.
Pour le médiateur de France Inter, Jérôme Bouvier, le témoignage de Cécile "n'est pas obscène", au contraire, il a "sa place dans le débat public". En ce sens, il était, selon lui, "hors de question de le censurer". Le journaliste conseille même à ses confrères de "rencontrer cette femme afin de lui donner plus longuement la parole".
Sur la base de ce témoignage en direct, Cécile risque-t-elle d'être poursuivie? "Si le témoignage est avéré, on se retrouve face à une femme qui avoue avoir commis un meurtre avec acte de préméditation, il n'y a donc aucune circonstance atténuante, s'indigne l'avocat blogueur, maître Eolas. C'est très grave car l'acte commis par cette retraitée atteint le sommet de l'échelle des peines, soit la réclusion à perpétuité."
J'ai le triste privilège de côtoyer des personnes en fin de vie, la plupart souhaitent que l'épilogue ne soit pas trop long. Ce qu'il faut c'est dépénaliser l'euthanasie pour que les médecins qui accèdent à la demande du malade ou de celle de la famille ne soient pas poursuivis légalement. Savez-vous qu'il y a de plus en plus de Français qui se font hospitaliser en Suisse ou en Belgique pour connaître une fin digne, ceci n'est pas financièrement à la portée de tous. Vous trouvez ça normal?Jarod1 a écrit : Et j'en reviens à ma réflexion première : quelle est le degré d'éclairage du consentement d'une personne dont tu dis à juste titre "que la mort est imminente" ? Au crépuscule de nos vies, sommes-nous dans un état mental adapté à une telle prise de décision ? Très complexe.
Un sondage indique que 94% des Français sont favorables à une loi autorisant l’euthanasie.
Selon le sondage Ifop, réalisé les 21 et 22 octobre derniers, les Français approuvent ainsi quasi unanimement une législation qui permettrait l’euthanasie. Une adhésion qui augmente nettement par rapport à 2001 (+6 points).
Parmi eux, 36% considèrent que cette loi devrait s’appliquer "à toutes les personnes atteintes de maladies insupportables et incurables".
Le sondage montre que la préférence religieuse des personnes interrogées est un facteur de différenciation. Parmi celles qui se déclarent "sans religion", 97% sont favorables à une loi sur l’euthanasie. Le refus de cette mesure culmine en revanche parmi les musulmans. Il y a aussi davantage d'opposition chez les catholiques pratiquants.
Chez les jeunes (18 à 24 ans), l’opposition à l’euthanasie est aussi marquée : 11% sont défavorables à une loi qui l’autoriserait.
Hier, le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero, a réclamé dans un communiqué "l’ouverture d’un débat parlementaire" sur l’euthanasie.
L’Assemblée avait rejeté en novembre 2009 une proposition de loi du PS. En juin dernier, les sénateurs ont annoncé leur intention de déposer à leur tour une proposition de loi sur la légalisation de l’euthanasie à l’automne.
en France, voilà ce que nous avons:barbara a écrit : J'ai le triste privilège de côtoyer des personnes en fin de vie, la plupart souhaitent que l'épilogue ne soit pas trop long. Ce qu'il faut c'est dépénaliser l'euthanasie pour que les médecins qui accèdent à la demande du malade ou de celle de la famille ne soient pas poursuivis légalement. Savez-vous qu'il y a de plus en plus de Français qui se font hospitaliser en Suisse ou en Belgique pour connaître une fin digne, ceci n'est pas financièrement à la portée de tous. Vous trouvez ça normal?
LA LOI LEONETTI est la loi française
Cette loi respecte la volonté de la personne de refuser un traitement.
Elle permet l’interruption ou la non-prescription de tout traitement jugé inutile ou disproportionné.
Elle autorise (sous certaines conditions) l’utilisation de traitements qui soulagent le patient au risque d’abréger la vie.
Elle oblige à mettre en œuvre des soins palliatifs.
Elle permet de désigner par le malade une personne de confiance ou de rédiger des directives anticipées dans le but de participer aux décisions de soins.
Elle interdit de donner la mort.
Il faut des procédures collégiales lorsque le malade ne peut exprimer sa volonté et faciliter la démarche palliative à domicile
C'est une première en France. Une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie vient d'être adoptée par la commission des Affaires sociales du Sénat.
L'article 1er du texte indique que «toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur».
A l'UMP, on s'indigne
Adoptée par 25 voix contre 19 ( et 2 abstentions), la proposition de loi devra toutefois être discutée avant son vote prévu le 25 janvier. Mais déjà, à l'UMP, on s'indigne. Dans un communiqué, des membres UMP au Sénat ont dit «regretter» le vote de la commission, dans la mesure où ce texte va à l'encontre «de notre droit qui vise à protéger les plus faibles, les plus vulnérables et à porter assistance à celles et ceux qui sont en situation de danger». Ils rappellent également que la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie, «développant une politique de soins palliatifs», répond «largement à la problématique posée et doit trouver son application dans l'ensemble des services médicaux concernés».
Tu crois ? qu'en le maintenant dans un coma léger, le patient souffre autant ? je ne sais pas .Crapulax a écrit : Mais comment évaluer que la personne ne souffre pas meme en traitement médicamenteux?De plus si cette dernière,pour des raisons liées à la maldie,ne peut plus communiquer ou se faire comprendre,c'est trés dur de la laisser mourir à petit feu dans la douleur.Miragen,tu sais bien que meme pour certains cancers,la morphine,meme en intra,ne calme pas les douleurs,je l'ai vu de mes yeux vu.