Dominique de Villepin a présenté ce jeudi matin à Paris son projet «citoyen» dont il veut faire la base de «l’alternative» en 2012. Sans toutefois se déclarer à la présidentielle, comme attendu. «Ce projet, J’ai volonté de l’incarner mais il doit d’abord être porté par les Français», a expliqué le président de République solidaire à la presse, réunie au Press club, dans le VIIIe arrondissement. «Nous sommes dans une période printanière, de kermesse politique», où l’on note «beaucoup d’appétit, beaucoup de nouveaux visages», ajoute-t-il, visant Nicolas Hulot ou Jean-Louis Borloo. «Le paysage politique va se clarifier au cours des mois», assure-t-il mais lui, ne veut «pas mettre la charrue avant les bœufs».
«L’essentiel», c’est donc «présenter une alternative». Ce projet qui placera la «citoyenneté» au centre et amènera à «une refondation des pouvoirs et de l’Etat républicain». L’ancien Premier ministre a alors, sur l’air d’un discours de politique générale, présenté ses mesures, déjà largement éventées dans la presse, notamment dans 20Minutes. Mesure phare, le fameux «revenu citoyen» de 850 euros, sera proposé à tous les majeurs sans ressource, et de manière dégressive à ceux qui gagnent moins de 1.500 euros.
«Proposer de nouveaux services publics»
Coût de la mesure: 30 milliards d’euros. Mais ce «chemin» est «volontaire est réaliste», prévient-il. En tout cas financée par le relèvement de l’impôt sur le patrimoine, une surcote de l’impôt sur les grandes entreprises, un «grand emprunt citoyen», la réduction des dépenses et en tablant sur une croissance de 2,5%. Sur la fiscalité, Dominique de Villepin souhaite que «tous les citoyens payent l'impôt sur le revenu», même «s'il est symbolique» afin de responsabiliser le citoyen.
Il veut aussi «proposer de nouveaux services publics qui garantissent les droits sociaux», dans le secteur de la banque, pour garantir le «service bancaire universel» et dans le secteur du logement pour «garantir un logement salubre à chacun». Il y aura aussi un «service citoyen», pour unifier le cadre «des activités des sociales et solidaires».
«TVA 3 E»
Au niveau institutionnel, il prône «un gouvernement de dix ministres», un parlement resserré (400 députés, 200 sénateurs) ainsi que la création de 8 grandes régions en métropole (contre 22) pour plus de «cohérence» et d’«efficacité». Et pour appuyer la naissance d’«un nouveau modèle économique», l’ex-secrétaire général de l’Elysée a préconisé l'instauration d'une «TVA 3 E» (pour environnement, Emploi, Exportation) qui serait «modulable en fonction de critères environnementaux et remplaçant une part des cotisations sociales salariales et patronales, avec un taux compris entre 19,6 et 24,6%.
Dominique de Villepin propose aussi «un plan vert» sur l'économie verte, un grenelle de l'énergie pour redéfinir «un mix énergétique» et annonce un référendum sur le sujet, pour statuer sur la place du nucléaire