Re: Arthuis : " Oui, il faudra revenir sur les 35 heures "
Posté : 10 août 2011 01:20
Moi non plus, je ne suis pas un spécialiste mais je pense humblement que c'est un...
GroS GrOS GROS... foutage de gueule, cette histoire des 35 heures !!!
Rappelez-vous, l'objectif initial... Partager la masse de travail entre plus de travailleurs, et donc réduire le nombre de chômeurs. Créer une société plus orientée vers les loisirs, qui à son tour favorisera la consommation, et donc relancera l'économie. Y'a pas à dire, c'était chouette sur le papier.
Résultat des courses : peu de nouveaux emplois (sauf dans le public, dont tout le monde connaît la tradition d'efficacité, réactivité et rationnalité, au prix d'un stress à la limite de la rupture psychologique), une cacophonie kafkaïenne dans les PME qui ont peu de salariés et, la plupart du temps, la pression sur chaque salarié d'abattre la même masse de boulot en moins de temps. Remarquez, ç'a promu les Français comme un des peuples les plus productifs au monde. Respect pour not' race !
Si Martine avait hérité du cerveau de son papa, elle aurait capté que déjà à l'époque la France était concurrente de ses voisins européens, et que les avancées sociales devaient être prioritairement promues au niveau de la Communauté (à l'époque, on l'appelait la CEE). Sous peine de donner un avantage aux voisins, et annuler purement et simplement l'esprit social de cette loi.
Imaginons qu'en ce temps-là, la France ait réussi à promouvoir au niveau de l'Europe, plutôt que les 35 heures, une hausse du salaire horaire minimum et en même temps refuser la levée de toute barrière douanière, notamment lorsque des pays avec une législation sociale embryonnaire tentent de pénétrer le marché européen. Que se serait-il passé, à votre avis ? Eh bé, je vais vous le dire : Martine aurait mis quatre fois plus de temps à se faire un nom dans le paysage politique français, elle aurait œuvré discrètement, dans l'ombre, parce que le populo s'en bat les tralala lorsqu'une action est trop technique. Mais si elle avait réussi, elle aurait réellement servi - non seulement ses compatriotes, mais aussi - tous les Européens. Car lorsque des peuples décident d'unir leurs destinées, il faut accepter le fait que tout le monde doit avancer de concert. C'est même pour ça que les socialistes chantent l'Internationale à la fin de leurs meetings, et pas la Nationale. Le socialisme à un niveau national, c'est comme construire construire une digue avec des couteaux en plastique. Marx et Engels l'avaient compris il y a plus de cent ans. Martine (et les autres éléphants du PS) toujours pas, apparemment. En revanche, elle est connue aujourd'hui de tous les Français, et va même solliciter la confiance du peuple souverain l'année prochaine. Ce n'était finalement pas une si mauvaise opération. Je veux dire, pour elle...
Revenons à aujourd'hui... On se caresse le poil à contrepoil par rapport à ces 35 heures. Alors que le vrai débat est plutôt de savoir comment créer de l'activité en France et en Europe, comment ramener définitivement à la maison les usines qui se sont barrées à l'autre bout du monde. Le fait qu'on se secoue le cervelet en polémiques et contre-polémiques à propos des 35 heures prouve bien qu'on sait pas de quel côté aller pour sortir du merdier. C'est comme se demander quelle couleur on va choisir pour le sparadrap sur notre jambe de bois.
Cela dit, je peux me tromper. D'ailleurs, j'aimerais bien que l'un d'entre vous me prouve par a+b que j'ai tout faux.
GroS GrOS GROS... foutage de gueule, cette histoire des 35 heures !!!
Rappelez-vous, l'objectif initial... Partager la masse de travail entre plus de travailleurs, et donc réduire le nombre de chômeurs. Créer une société plus orientée vers les loisirs, qui à son tour favorisera la consommation, et donc relancera l'économie. Y'a pas à dire, c'était chouette sur le papier.
Résultat des courses : peu de nouveaux emplois (sauf dans le public, dont tout le monde connaît la tradition d'efficacité, réactivité et rationnalité, au prix d'un stress à la limite de la rupture psychologique), une cacophonie kafkaïenne dans les PME qui ont peu de salariés et, la plupart du temps, la pression sur chaque salarié d'abattre la même masse de boulot en moins de temps. Remarquez, ç'a promu les Français comme un des peuples les plus productifs au monde. Respect pour not' race !
Si Martine avait hérité du cerveau de son papa, elle aurait capté que déjà à l'époque la France était concurrente de ses voisins européens, et que les avancées sociales devaient être prioritairement promues au niveau de la Communauté (à l'époque, on l'appelait la CEE). Sous peine de donner un avantage aux voisins, et annuler purement et simplement l'esprit social de cette loi.
Imaginons qu'en ce temps-là, la France ait réussi à promouvoir au niveau de l'Europe, plutôt que les 35 heures, une hausse du salaire horaire minimum et en même temps refuser la levée de toute barrière douanière, notamment lorsque des pays avec une législation sociale embryonnaire tentent de pénétrer le marché européen. Que se serait-il passé, à votre avis ? Eh bé, je vais vous le dire : Martine aurait mis quatre fois plus de temps à se faire un nom dans le paysage politique français, elle aurait œuvré discrètement, dans l'ombre, parce que le populo s'en bat les tralala lorsqu'une action est trop technique. Mais si elle avait réussi, elle aurait réellement servi - non seulement ses compatriotes, mais aussi - tous les Européens. Car lorsque des peuples décident d'unir leurs destinées, il faut accepter le fait que tout le monde doit avancer de concert. C'est même pour ça que les socialistes chantent l'Internationale à la fin de leurs meetings, et pas la Nationale. Le socialisme à un niveau national, c'est comme construire construire une digue avec des couteaux en plastique. Marx et Engels l'avaient compris il y a plus de cent ans. Martine (et les autres éléphants du PS) toujours pas, apparemment. En revanche, elle est connue aujourd'hui de tous les Français, et va même solliciter la confiance du peuple souverain l'année prochaine. Ce n'était finalement pas une si mauvaise opération. Je veux dire, pour elle...
Revenons à aujourd'hui... On se caresse le poil à contrepoil par rapport à ces 35 heures. Alors que le vrai débat est plutôt de savoir comment créer de l'activité en France et en Europe, comment ramener définitivement à la maison les usines qui se sont barrées à l'autre bout du monde. Le fait qu'on se secoue le cervelet en polémiques et contre-polémiques à propos des 35 heures prouve bien qu'on sait pas de quel côté aller pour sortir du merdier. C'est comme se demander quelle couleur on va choisir pour le sparadrap sur notre jambe de bois.
Cela dit, je peux me tromper. D'ailleurs, j'aimerais bien que l'un d'entre vous me prouve par a+b que j'ai tout faux.