Jarod1 a écrit :
Il est aussi monstrueux qu'une cuite au Ricard.

Ricard et Pasqua, un vieille histoire
Mauvaises habitudes
Dès son entrée à la société Ricard en 1952, l’ami Pasqua avait pris quelques mauvaises habitudes, comme l’explique une note des Renseignements Généraux dont nous publions en exclusivité des extraits. Datant du 13 mai 1971 et imprimée en vieux caractère d’encre bleue, cette fiche des RG est du bel ouvrage. Où l’on apprend que Môssieu Charles avait été viré de chez Ricard comme un malpropre.
Deux fois ministre de l’Intérieur, Charlie avait fait naturellement disparaître ce document des archives. Heureusement, un honnète fonctionnaire en avait conservé une copie et nous l’a transmise.
« Concurrence déloyale »
A l’époque, Charles Pasqua vend son pastis dans la zone des abattoirs de Marseille, le quartier alors des bars à filles. Avec les « ricardiens » , ce bonimenteur fait merveille, auteur d’un« hymne à l’anis » qui galvanise ses troupes « O toi, sainte Marthe, reine du Pataclet / Sers, avant qu’on n’parte, un bon Ricard bien frais ».
Hélas, la carrière de Charlie dans ce groupe aura été nettement moins brillante qu’il ne l’a généralement expliqué.
« Directeur commercial de Ricard en 1966, notent en effet les RG, Pasqua avait été mis en demeure de quitter cette société à la suite de la mauvaise gestion de son département. Il lui était reproché de s’être rendu coupable, tant sur le plan contractuel que délictueux, « d’un véritable concert frauduleux d’actes caractérisés de concurrence déloyale ». (…)
Du Martini en pire
Profitant de ses fonctions chez Ricard, il aurait vendu parallèlement de l’alcool pour la société Euraim qu’il avait discrètement créée. Ainsi Charlie commercialisait-il à l’époque le Gancia, une sorte de Martini en pire.
Lorsque les patrons de Ricard découvrent le double jeu de leur directeur commercial, ils le trainent devant les tribunaux. « La 3ème chambre de vacation supplémentaire du Tribunal de Commerce de Paris, dans son audience du 24 juillet 1969, rapporte la fiche des RG, a renvoyé les parties dos à dos, et condamna in solidum les sociétés Gancia et M. Pasqua aux dépens ».