la mission initiale des militaires dans le cadre de vigipirate se limitait du temps ou je l'ai fait à une assistance et un appui si nécessaire du gendarme ou du policier.
la mission était de surveiller et de rendre compte de tout ce qui paraissait suspect au représentant de la loi que l'on accompagnait et si nécessaire, d'assurer sa sécurité. en aucun cas les soldats n'étaient en mesure de prendre des initiatives.
les conditions d'emploi de la force relevaient de la légitime défense dans la plus stricte définition légale, point barre.
j'ai fait deux fois 15 jours dans ce cadre du temps ou j'étais encore à l'armée.
il faut bien comprendre que la présence de militaires armés au milieu de la population civile implique une sécurité maximale concernant les armes. si on avait des mecs se baladant avec un fusil d’assaut approvisionné, le risque d'un accident mortel serait bien trop élevé. d'ailleurs je suis près à parier ma chemise qu'en plus de 10 ans d'existence de ce plan vigipirate, ça se serait déjà produit.
pour l'histoire des sommations, c'est juste grotesque. j'imagine les mecs hurler leurs sommations d'usage à chaque fois qu'ils croisent une personne en pleine gare Montparnasse

ça devrait faire dans les quoi ? aller 5 000 sommations par jours avec une bonne centaine d’infarctus de petits vieux et une autre centaine de gamins qui pissent dans leur froc.
le somations, la plupart du temps, ne s'appliquent que dans le cadre de la surveillance d'un périmètre définis.
je me souviens de quelques consignes du genre, ne jamais tenir son arme à deux mains comme on le fait pour l'utiliser (une mains sous le fut et une autre sur la poignée pistolet). toujours pointer son arme vers le sol. etc etc
ceci pour illustrer le fait que la volonté affiché à toujours été de rassurer la population par notre présence mais en aucun cas d'avoir une attitude agressive ou sujette à critique de la part des civils.
il faut voir les militaires comme une protection et des yeux supplémentaires pour le gendarmes qui les accompagnes, rien d'autre.
enfin, malgré tout ce qu'on peut entendre ici ou là, nous n'avons jamais eu de formation digne de ce nom concernant l'action en milieu civil en dehors de trucs bateaux du genre définition de la légitime défense et positionnement lors des contrôles effectués par le gendarme que l'on accompagne. les militaires restent des militaires, ce ne sont pas des gendarmes, pas des policiers et leur armement n'est en aucun cas adapté à une action dans des lieux fréquentés par les civils.