J'ajoute que le" fonctionnement de la 5ème République est fondé sur l'existence d'une assemblée soutenant la politique du gouvernement. Avec des députés tirés au sort, ce n'est plus possible donc il faut réformer complètement nos institutions, changer de constitution...
Effectivement. Mais n'est-ce pas là l'essence même d'un changement de système politique ?
Il me semblais, Johan, que tu étais pour la VIe République. Vultaire, lui, ne fait que de proposer une des possibilité d'évolution de la "démocratie". Il pourrait d'ailleurs lui-même être un politicien avisé (comme il en existe d'autres sur ce forum) car il a réussi à nous faire dire à tous que notre crainte d'avoir des décideurs non professionnels est plus forte que la nouvelle liberté que nous amènerait la formation aléatoire d'une assemblée parlementaire. En cela je le félicite.
Le passé nous a pourtant déjà démontré que la bureaucratisation des centres de décision amenait fatalement à la corruption et à une forme de dictature. Ainsi la perversion du système soviétique a permis la formation d'une oligarchie dominante et aux ordres d'un seul homme - tout le contraire de la démocratie participative qu'auraient dus être les soviets.
Le mode de constitution de cette assemblée "aléatoire" pourrait être proche de celui pratiqué pour les jurés des tribunaux populaires. Une assemblée ainsi "désignée" pourrait, comme cela se fait aujourd'hui, créer des commissions afin d'étudier les projets de lois à l'aide d'experts et de gens de terrain. Ensuite, on verrait évoluer cette assemblée et ses parlementaires au travers de courants d'idées exprimés par leurs votes.
Reste à étudier la durée de leur unique mandat qui doit être suffisamment long pour appréhender la chose politique, mais pas trop long pour ne pas permettre la professionnalisation et la corruption de la fonction de Député désigné.
Finalement je trouve l'idée séduisante sur la papier malgré les nombreuses dérives que j'entrevois.
Comme tu le vois, Vultaire, mon imagination avait besoin de digérer un certain nombre de paramètres avant de galoper.

Je vois ça, et le résultat n'en est que meilleur !
L'exemple des jurys est pertinent puisque c'est en effet l'un des rares exemples dans notre société actuelle, de micro-stochocratie.
En fait l'acceptation de ce procédé par tous est sans doute lié à la compétence demandée dans ce milieu : un jugement neutre. Une compétence qui peut être trouvée partout car le jugement va avec la conscience et la neutralité, avec l'absence d'intérêts - donc tout être n'ayant rien à voir avec l'affaire.
Oui il y en a de idiots et ca meme l'education nationale n'y peut rien. Ton systeme est le meilleiur moyen de voir un jour un criminel a la tete d'un etat ou d'une institution.
Déjà, il ne faut pas tomber dans l'extrême, il y aurait des conditions.
Plus haut quelqu'un demandait une évaluation psychologique, les critères d'éligibilité déjà instaurés pour la députation, ...
De plus cela fait plusieurs fois qu'est évoquée l'impossibilité d'un tel système avec des charges uniques. Donc personne à la tête d'un Etat ou d'une institution, seulement des assemblées.
Tous le monde n'est pas interresse par la politiqye ou l'economie, gtous le monde n'a pas la capacite intellectuelle suffisente pour comprendre ces sujet et ses application a un niveau national et international.
Voilà donc le souci de compétence politique universelle de députés aléatoires, le même souci que celui du jugement neutre chez les jurys de certains tribunaux.
Tout le monde n'est pas intéressé, mais tout le monde devrait connaître. De manière générale l'éducation nationale n'a jamais vraiment eu comme vocation de donner aux élèves matière à plaire, excepté une minorité qui de facto réussit.
Pour ce qui est la capacité intellectuelle, tu sous-estimes la population; les gens sont mécontents, les gens ont toujours une haine mais ils ne savent pas vers où la diriger alors cherchent des noms et clament leur désarroi (souvent ça finit en "à bas [INSERER NOM DU PRESIDENT ACTUEL]"). Si dès le plus jeune âge ils pouvaient avoir en tête que rien n'est simple en politique, ce serait un grand pas.
On s'éloigne un peu du sujet initial, je sais, mais vu que cette contrainte de culture collective liée à l'éducation nationale est primordiale dans un tel système, je pense qu'il est essentiel de la traiter.