tisiphoné a écrit : Sov Strochnis a écrit : Avec le festival de BD d'Angoulême, le problème était un peu similaire.
Sur une liste de 30 nommés, 30 étaient des hommes.
On pourrait donc dire: "oui mais mettre des femmes maintenant c'est un peu comme faire du quota, la bonne femme de service". On pourrait même dire "Oui mais c'est le talent qui compte, la prochaine fois y'aura une femme, il ne faut pas voir du machisme partout".
Mais, si véritablement le jury est machiste, il faut le dire.
Et si le jury des oscars fait du favoritisme de blancs, il faut au moins le dire également.
ben, est-ce qu'une femme, à ta connaissance méritait d'être nommée ?
parce que la parité qui consisterait à nommer une femme peu "douée" juste parce qu'elle est une femme, au détriment d'un homme plus méritant, je pense que nous avons dépassé ça

Il y en a plein qui le méritait (Marjane Satrapi, par exemple). Toi t'as peut-être dépassé ce stade du "peu douée au détriment d'un méritant", mais sous cet argument il n'y a plus moyen de vérifier s'il n'y a pas favoritisme d'ethnie ou de genre. "Bon, ils ont dépassé ce stade, j'imagine...même si ça fait plusieurs dizaines d'années qu'on a pas vu un nom féminin, c'est probablement qu'il n'y a pas de talents féminins".
Mais que ce soit aux Oscar ou pour Angoulême il est difficile de composer ensuite avec ces controverses.
Il y a un risque de tomber dans le quota ou le paternalisme des blancs. Comment aborder le sujet ensuite ?
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai détesté l'idéologie de Django Unchained de Tarantino, le bon blanc paternaliste avec le noir à qui on donne une chance de se libérer de l'esclavage (les acteurs sont bons, hein, après), cela flatte tellement l'égo colonialiste, sérieux.
C'est plus le paternalisme bourrin d'avant, c'est plus subtil maintenant.
