1) Le phénomène des casseurs volontaires ou appointés n'est pas nouveau.
On ne peut pas dire (à moins de ne rien connaître de l'Histoire des mouvements sociaux, ce qui est fort possible pour certains(e)s)
"Il fut un temps où..."
Même à l'époque où les services d'ordre des manifestants étaient plus étoffés, costauds et déterminés, il y avait des casseurs.
Ces casseurs, ces provocateurs étaient là
-soit par choix idéologique: croyant naïvement que les "masses populaires" suivraient nécessairement leur "courageux exemple".
-soit par haine viscérale du pouvoir (avec lequel ils ont des comptes personnels à régler) et de tout ce qui le représente.
Mais dans ces deux premiers cas, ils "profitent" d'un événement qu'ils sont eux-mêmes incapables d'organiser et de créer.
-soit parce que ce sont des agents du pouvoir qui sont là pour justifier l'intervention violente des policiers contre l'ensemble des manifestants en réaction à leurs provocations.
Il s'agit des cas où la manifestation est gênante pour le pouvoir.
Comme je l'ai déjà dit, j'ai vu plusieurs fois des "provocateurs" (que j'avais vu lancer des projectiles sur les CRS et les gendarmes mobiles) se replier DERRIERE les rangs des policiers, après les avoir traversés sans être inquiétés.
2) Le message de Victor est scandaleux et grotesque.
Les violences et les dégradations commises par les agriculteurs et autres bonnets "rouges" ne sont pas tolérables sous le fallacieux prétexte qu'ils seraient dans le monde du travail, EUX.
En effet, ils sont en général plus âgés et adultes.
Que vient faire l'endettement là dedans?
Non seulement le contribuable paie LEURS subventions à ce ENTREPRENEURS, mais il paie pour les dégâts.
Je remarque que le comportement des policiers lors de leurs manifestations n'est pas le même, alors que la violence contre les forces de l'ordre est la même et que les dégâts sont encore pire, commis avec d'ailleurs des moyens techniques (engins agricoles) bien supérieurs...
Un exemple:
http://www.normandie-actu.fr/manifestat ... es_154266/
Environ 5 000 agriculteurs de France, d’Allemagne et de Belgique étaient attendus à Bruxelles, lundi 7 septembre 2015, à l’occasion d’un Conseil des ministres européens, réunis en session extraordinaire. Les élus doivent définir des mesures de soutien destinées aux éleveurs en difficulté, à la suite de l’effondrement du cours du lait et de la viande bovine.
En Normandie, plus de 60 agriculteurs de Saint-Lô (Manche), une cinquantaine du Calvados, une dizaine de l’Orne, et, au total 55 de la Seine-Maritime et de l’Eure, sont partis en bus, dans la nuit du dimanche au lundi, pour la Belgique.
Des échauffourées avec la police
En direct de la manifestation à Bruxelles, le journal belge Le Soir a rapidement rapporté des faits de violences entre les agriculteurs et les forces de l’ordre :« Une centaine de policiers se sont regroupés au rond-point Schuman, à Bruxelles, où ils font face aux agriculteurs et à environ 150 tracteurs réunis à l’initiative de l’European Milk Board (EMB). Deux fonctionnaires ont été blessés durant de la manifestation. L’un deux a été hospitalisé pour une blessure à la jambe. Le second a été soigné sur place. Il n’y a pas eu d’arrestation », rapporte Le Soir.Des œufs auraient été lancés sur les forces de l’ordre et des pneus auraient été enflammés, « un nuage de fumée noire surplombe désormais la place », explique le quotidien. Les forces de l’ordre, elles, ont répondu par des canons à eau.
Un autre concernant les Bonnets rouges (dont font partie des petits patrons):
https://www.youtube.com/watch?v=FuB8ojB4PB8
https://www.youtube.com/watch?v=MZt_c-pQ9go
Combien coûtent un portique routier, un radar de contrôle automatique?
Je remarque aussi qu'aucun média n'a tendu son micro aux passants pour parler de "prise d'otage" lors de leurs opérations de blocage des axes routiers et des centres commerciaux, alors qu'ils le font à la moindre grève des transports.
3) Les jeunes lycéens et étudiants qui descendent la rue en ce moment et depuis toujours savent très bien pour et contre quoi ils le font.
Le mépris n'est pas un argument, c'est juste un aveu de faiblesse et de peur, quand on n'a rien à leur dire, parce qu'on les veut soumis.
Ils savent bien COMMENT ils vont entrer dans le monde du travail et quel avenir leur réserve le système.
3) Pour avoir fait quelques nombreuses dizaines de manifestation, je sais, pour l'avoir vu aussi qu'on peut être au milieu de manifestants aussi pacifiques que soi et se retrouver brusquement soudain concerné par une charge des forces de l'ordre surgies d'une rue adjacente au cortège.
4) La responsabilité des organisateurs d'une manifestation est engagée entre le début de la manifestation et l'appel à la dispersion: pas avant, pas après.
5) La question du DROIT à manifester est posée quand le comportement des forces de l'ordre dissuade de participer.
Elles agissent sur ordre: elles ont des consignes POLITIQUES.
Les autorités qui les donnent ne peuvent ignorer comment celles-ci peuvent être interprétées par certains policiers attirés dans la police par la haine politique de certaines manifestations.