Ceux qui n'ont pas compris (par exemple, avec la loi E-Khomri) que le choix du patronat est déjà fait, sont ceux qui ne veulent rien voir.
Personne ne peut nier qu'il y a DEJA un chômage structurel, conséquence de la hausse de la productivité individuelle et de la mécanisation du travail.
Ce chômage est très utile pour faire pression sur les salaires, les conditions de travail et affaiblir la résistance à l'exploitation (grèves et syndicats). La pression est ainsi proportionnelle au taux de chômage.
C'est un premier point que seuls ceux qui veulent faire passer le Medef pour une oeuvre de bienfaisance peuvent contester.
La crise financière, ensuite est une conséquence d'une crise chronique liée à la "chute tendancielle des taux de profit", avec le cycle infernal concurrence--->baisse des coûts de production (donc salaires)---> surproduction / capacités d'achat du marché---->baisse des coûts de production et ainsi de suite.
Autrement dit le patronat aurait intérêt à créer de l'emploi, mais il ne peut le faire, car il a besoin de rentabilité (diminuer les coûts de production).
Actuellement il a clairement fait un choix, celui d'exploiter au maximum un nombre minimum de salariés.
Il a trouvé (pour compenser la baisse) une autre façon d'accumuler du Capital avec la spéculation...et surtout les intérêts de LA DETTE.
C'est pour cela que la crise financière est une conséquence (et non une cause) de la crise dans la production MONDIALE.
Zemmour va devoir d'ailleurs en rabattre sur l'internationalisme du Capital et le nationalisme des ouvriers: le FN va avoir affaire à des multinationales et non à des entreprises franco-françaises.
Il n'a nullement le projet de leur prendre leur pouvoir!
Seulement d'affirmer (un peu) celui de l'Etat nation.
Donc la fin du chômage n'est pas pour demain SI ON (les salariés et leurs organisations) LAISSE FAIRE.
Le choix de diminuer le taux de majoration des heures supp est clair: il indique la volonté d'y recourir plus facilement, pas de "créer des emplois".
De la même façon, on peut prendre au pied de la lettre ce qu'il dit: "POUVOIR licencier plus facilement pour EMBAUCHER plus facilement.
Ce n'est paradoxal qu'en apparence.
Il avoue ainsi la mort du CDI, et la généralisation de l'emploi intermittent, précaire en laissant à "l'Etat" le soin de gérer les conséquences sociales...tout en mettant la plus-value créée à l'abri du fisc redistributeur(Panama papers).
L'Etat s'endette encore plus ou/et fait payer les déficits aux seuls salariés.
Et le Capital augmente encore sa rente!
Elle est pas belle la vie?
Mais il détruit ainsi tout espoir de bâtir un projet de vie à un nombre sans cesse croissant de salariés.
Il est temps pour eux de s'en apercevoir, au lieu de la jouer perso, comme jusqu'ici.
Donc, dans un premier temps il est légitime de REFUSER cette baisse. En effet, c'est le patron qu'on empêche de gagner plus en nous faisant plus travailler, pas les chômeurs.
On ne prive pas les chômeurs d'emplois qu'il n'a nullement l'envie de créer...contrairement à ce qu'il prétend.
J'ai déjà dit que l'emploi est la première cause de chômage.
Ca veut dire qu'il y a des besoins à satisfaire: DONC DU TRAVAIL (comme le prouvent en partie les retraités qui sont loin de se "les rouler") et que
c'est l'organisation économique basée sur l'emploi et le salaire qui empêche de travailler pour le bien de tous.
Qui a le pouvoir de décider de QUEL travail ,de qui travaille et de qui ne travaille pas?
Le patron, le PDG,les actionnaires.
Il est donc nécessaire d'user DE LA CONTRAINTE...contre eux et leur arracher ce pouvoir.