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Re: Socialisme Scientifique

Posté : 26 juillet 2016 19:15
par lionel59
La "spatialité politique" a existé de 1945 à la chute du mur de Berlin (blocs Est Ouest).
Si l'individu radicalement opposé à votre doctrine est attaché à son pays, il n'aura d'autre choix que de subir. Il n'y a pas que l'économie et la politique dans la vie, c'est ce qu'oublient trop souvent les idéologues.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 26 juillet 2016 19:19
par Gaes
Dans ce cas, de la même manière manière, cela signifie que nous subissons actuellement, en France, le capitalisme et la démocratie représentative, n'est-ce pas ? Nous subissons une économie où seulement quelques uns dirigent la production, le reste prend ce qu'on lui propose. De même en politique : Tout citoyen ne peut pas faire librement une proposition si il a une idée, seuls les représentants ont le droit.

Pourtant, pas grand chose permettrait une démocratie participative et directe, la technologie le permet largement.....

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 26 juillet 2016 19:27
par Gaes
lionel59 a écrit : Si l'individu radicalement opposé à votre doctrine est attaché à son pays, il n'aura d'autre choix que de subir. Il n'y a pas que l'économie et la politique dans la vie, c'est ce qu'oublient trop souvent les idéologues.
De toute façon, le socialisme scientifique n'impose rien au mode de vie de la personne, les individus restent très libres. Donc si quelqu'un tient beaucoup à son pays et se préoccupe moins de la politique, il pourra rester. Le socialisme scientifique ne fera que lui octroyer plus de droits : une économie plus proche des citoyens et une démocratie qui n'accepte que la vérité objective comme base de raisonnement.

Je le répète encore : le socialisme scientifique N'EST PAS du communisme. Lisez le manifeste si vous ne me croyez pas.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 26 juillet 2016 21:41
par lionel59
Gaes a écrit : De toute façon, le socialisme scientifique n'impose rien au mode de vie de la personne, les individus restent très libres. Donc si quelqu'un tient beaucoup à son pays et se préoccupe moins de la politique, il pourra rester. Le socialisme scientifique ne fera que lui octroyer plus de droits : une économie plus proche des citoyens et une démocratie qui n'accepte que la vérité objective comme base de raisonnement.

Je le répète encore : le socialisme scientifique N'EST PAS du communisme. Lisez le manifeste si vous ne me croyez pas.
Gaes a écrit :Si le citoyen s'avère, après un débat et dialogue complet avec le modérateur, être contre la philosophie ou du moins ne pas l'accepter, le citoyen devra comprendre qu'il ne peut être membre du Nouveau Communisme. Il devra le quitter de lui même ou alors il sera expulsé."
Avant de faire de telles propositions, mettez vous d'accord avec vous même, il y a un manque de rigueur "scientifique" dans votre approche doctrinale.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 26 juillet 2016 21:53
par Gaes
Je pense que vous ne comprenez pas... Si, pour vous, une doctrine est un texte philosophique à l'origine des valeurs d'un état, alors tous les pays ont une doctrine. La France a une doctrine dont les principales valeurs sont "libertés, égalité, fraternité". Si vous ne respectez pas les valeurs en question, alors vous n'appartenez pas à la société qui les applique. Par exemple, en France, si vous créez un parti politique nazi, on considère que vous ne respectez pas les valeurs nationales. Vous êtes donc poursuivi en justice, et recevez une peine.

De même, comme tout état normal, le socialisme scientifique a donc une doctrine, ou plutôt des valeurs, qui sont justifiés par un texte philosophique (présent dans le manifeste, vous pouvez le lire). Il les applique donc avec un système économique et un système politique particuliers. Si les valeurs en question ne sont pas respectées, cela signifie que la personne n'y adère pas, qu'elle est contre les valeurs appliquées par le système. Elle est donc contre la société dans laquelle elle vit. Si cela arrive, le socialisme scientifique considère que la personne contre le système doit aller dans un autre système plus adapté à ses idéaux personnels, c'est tout. C'est purement logique, et toutes les libertés sont préservées.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 26 juillet 2016 22:17
par Gaes
lionel59 a écrit :Si le citoyen s'avère, après un débat et dialogue complet avec le modérateur, être contre la philosophie ou du moins ne pas l'accepter, le citoyen devra comprendre qu'il ne peut être membre du Nouveau Communisme. Il devra le quitter de lui même ou alors il sera expulsé."

Avant de faire de telles propositions, mettez vous d'accord avec vous même, il y a un manque de rigueur "scientifique" dans votre approche doctrinale.
lionel59, Je pense que, dans ces propos, ce sont les mots "expulsé" et "Communisme" qui vous gène, et vous pousse à critiquer instinctivement, sans réelles arguments, le manifeste du socialisme scientifique.

- Je le répète encore et encore, la partie sur le système politique n'est pas terminée. Quand j'ai utilisé le mot "expulser", je pensais à des cas extrêmes, des individus qui insistent pour préserver leur lieu de vie mais qui ne peuvent vivre dans une société qui a changé.
Pourquoi ? Comme tout pays, le socialisme scientifique applique des valeurs. Or, si ces valeurs ne sont pas respectées dans les débats politiques, ceux-là n'ont plus aucun sens car leur sujet n'est justement plus la politique de la société. En outre, un individu contre les valeurs en question ne pourrait pas participer à la politique car celle ci a justement pour but de les appliquer de la meilleure manière possible. Un individu contre les valeurs du socialisme scientifique ne pourrait donc pas participer à la vie politique, car il ne pourrait que "gêner" celle-ci. Je reprend l'exemple du parti nazi en France : il ne peut coexister avec les valeurs républicaines.
Il est donc logique que l'individu contre la philosophie du Socialisme Scientifique quitte la société pour en trouver une autre qui applique les valeurs de la personne concernée.

- Ensuite, je pense que vous vous efforcez à critiquer négativement le socialisme scientifique sans réels arguments car le mot "communisme" vous dérange. En fait, ce mot était présent pour désigner le parti politique car le premier nom que j'ai donné à ce mouvement était "Nouveau communisme". Mais j'ai petit à petit remarqué que le communisme a très, très peu de liens avec ce que j'ai écrit dans le manifeste. J'ai donc renommé le parti en "Socialisme Scientifique", nom bien plus logique.
Néanmoins, je trouve stupide de critiquer un parti politique seulement pour la connotation de son nom. La seule chose qui caractérise réellement un parti politique n'est pas son nom et ses connotations historiques, mais les valeurs et les idées des personnes qui appartiennent au parti.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 27 juillet 2016 11:07
par Labrecche
Le socialisme scientifique n'est pas le communisme, encore une décérébration intellectuelle qui cherche à se séparer de l'expérience réelle du socialisme. L'URSS a bien adopté le scientisme.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 27 juillet 2016 11:32
par Gaes
Labrecche a écrit : Le socialisme scientifique n'est pas le communisme, encore une décérébration intellectuelle qui cherche à se séparer de l'expérience réelle du socialisme. L'URSS a bien adopté le scientisme.
D'abord, il faut dire que le poste n'est pas très argumenté. Tout ça contient surtout des réactions instinctives subjectives, à peu près aucune réflexion.

- L'URSS a adopté le scientisme ? Tout dépend de votre définition de "scientisme". Quoi qu'il en soit, le socialisme scientifique est impérativement une démocratie qui a pour but de construire une économie qui répond à l'attente des citoyens. Rien à voir avec l'URSS. Le socialisme scientifique n'est pas comparable au communisme, encore moins au totalitarisme.

- C'est une "décérébration intellectuelle" ? Alors tout ce qui a un caractère intellectuel, tout ce qui est précédé d'une réflexion est une "décérébration " ?

- Le socialisme scientifique cherche, d'après vous, à se démarquer de "l'expérience réelle" du socialisme. Cela signifie qu'il existe une "expérience réelle" universelle du socialisme ?

Voilà donc je veux bien répondre à vos critiques, mais s'il vous plaît donner des arguments objectifs. Les réactions primaires que vous postez ne sont pas justifiez, et me sont donc inutiles. S'il vous plaît, lisez le texte en entier et cogitez un petit peu avant de répondre des choses complètement irrationnelles.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 27 juillet 2016 12:00
par Labrecche
Gaes a écrit :

D'abord, il faut dire que le poste n'est pas très argumenté. Tout ça contient surtout des réactions instinctives subjectives, à peu près aucune réflexion.

- L'URSS a adopté le scientisme ? Tout dépend de votre définition de "scientisme". Quoi qu'il en soit, le socialisme scientifique est impérativement une démocratie qui a pour but de construire une économie qui répond à l'attente des citoyens. Rien à voir avec l'URSS. Le socialisme scientifique n'est pas comparable au communisme, encore moins au totalitarisme.

- C'est une "décérébration intellectuelle" ? Alors tout ce qui a un caractère intellectuel, tout ce qui est précédé d'une réflexion est une "décérébration " ?

- Le socialisme scientifique cherche, d'après vous, à se démarquer de "l'expérience réelle" du socialisme. Cela signifie qu'il existe une "expérience réelle" universelle du socialisme ?

Voilà donc je veux bien répondre à vos critiques, mais s'il vous plaît donner des arguments objectifs. Les réactions primaires que vous postez ne sont pas justifiez, et me sont donc inutiles. S'il vous plaît, lisez le texte en entier et cogitez un petit peu avant de répondre des choses complètement subjectives.
Ce n'est pas la peine d'aller très loin dans la lecture de votre texte, la description du capitalisme est un axiome faux, l'entreprise fait partie du cycle économique producteur-consommateur, elle s'adapte selon ses conditions de marché désir du consommateur et législation et ne décide pas seule de tout.
Quand au vide de mon intervention, c'est plus aisé de le dire que d'expliquer votre différence avec cette théorie du dix-neuvième siècle qui a démontré ces limites au vingtième.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 27 juillet 2016 12:26
par Gaes
Labrecche a écrit : Ce n'est pas la peine d'aller très loin dans la lecture de votre texte, la description du capitalisme est un axiome faux, l'entreprise fait partie du cycle économique producteur-consommateur, elle s'adapte selon ses conditions de marché désir du consommateur et législation et ne décide pas seule de tout.
Quand au vide de mon intervention, c'est plus aisé de le dire que d'expliquer votre différence avec cette théorie du dix-neuvième siècle qui a démontré ces limites au vingtième.
Je suis dans le regret de devoir vous arrêter tout de suite dans vos propos.
Certes, l'entreprise s'adapte au marché. Sinon, la société libérale ne pourrait pas évoluer, c'est une évidence. Seulement, et on l'apprend très tôt lorsque l'on fait des études d'économie, aucun marché n'est parfait.
Pourquoi ? Dans le système libéral, il y a deux moteurs pour l'entreprise : le premier est le bénéfice, et le deuxième est la concurrence. Seulement, la complexité du processus traduit son inefficacité : d'abord, l'entrepreneur doit investir dans l'entreprise, il doit se faire connaître à ses propres frais, la concurrence doit être présente sinon le monopole détruit tout le système... et il le seul qui prend les décisions alors que le premier bénéficiaire n'est pas lui mais les citoyens.

En vérité, je ne critique pas le libéralisme pour dire qu'il est mauvais, mais pour dire qu'il existe encore plus efficace, qu'un autre système pourrait encore mieux répondre à la demande des citoyens. Sachant que l'entreprise a pour seule but de satisfaire le consommateur, pourquoi ne pas autoriser le consommateur à participer à la gestion de l'entreprise ? L'économie démocratique n'a que pour seul but de permettre à la population qui dépend de la production de faire en sorte que la production concorde le mieux possible avec les attentes des citoyens.

J'ai intégralement détaillé le système économique idéal dans la partie "système économique" du manifeste, donc je vous laisse la lire. C'est seulement une fois que vous l'aurez lu que vous pourrez critiquer la vision qu'a le socialisme scientifique de l'économie. Il n'y a aucun lien entre les propositions du socialisme scientifique et l'économie communiste qu'on a vu en URSS et en Allemagne de l'est.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 28 juillet 2016 13:06
par Labrecche
Gaes a écrit :
Je suis dans le regret de devoir vous arrêter tout de suite dans vos propos.
Certes, l'entreprise s'adapte au marché. Sinon, la société libérale ne pourrait pas évoluer, c'est une évidence. Seulement, et on l'apprend très tôt lorsque l'on fait des études d'économie, aucun marché n'est parfait.
Pourquoi ? Dans le système libéral, il y a deux moteurs pour l'entreprise : le premier est le bénéfice, et le deuxième est la concurrence. Seulement, la complexité du processus traduit son inefficacité : d'abord, l'entrepreneur doit investir dans l'entreprise, il doit se faire connaître à ses propres frais, la concurrence doit être présente sinon le monopole détruit tout le système... et il le seul qui prend les décisions alors que le premier bénéficiaire n'est pas lui mais les citoyens.
Tiens du capitalisme, vous bifurquez sur le libéralisme, encore de la théorie, aucune réelle attache pratique, il est impossible de citer une économie totalement libérale(même si je suis beaucoup plus libéral que cette société française cadenassée par les élucubrations catholico-communistes, je sais qu'il y a des limites même reconnue par Smith lui-même une deuxième partie de sa description pose une morale au libéralisme donc un certain contrôle), le capitalisme comprend aussi les formes plus dirigistes des pays arabes, la Chine ou la Russie.
Vous parlez de création d'activité qui a besoin de ressources, c'est vrai pour n'importe quel système, il faut bien payer les chercheurs et les ingénieurs ainsi que les installations dans votre propre schéma alors que les bénéfices aux citoyens seront ultérieurs sauf si c'est oubli de votre part et les moyens de financements dans le capitalisme ne proviennent pas uniquement de l'entrepreneur(subvention,emprunts, recherche de capitaux propres)
Quand à la décision qui n'est du que du fait de l'employeur, et t'il besoin de rappelé, qu'il existe plusieurs niveaux de normalisation, OMC, code du travail, du commerce, mise en place de normes (de fabrication comme le DTU dans le bâtiment), organisme public de contrôle ou privé(60 millions de consommateurs) et certification(norme CE), certification de la société civile(AOC label rouge), assurances qui imposent des conditions pour garantir les risques, cahiers des charges définis avec les clients, ceci réduit bien l'amplitude de décision de l'entrepreneur.
En vérité, je ne critique pas le libéralisme pour dire qu'il est mauvais, mais pour dire qu'il existe encore plus efficace, qu'un autre système pourrait encore mieux répondre à la demande des citoyens. Sachant que l'entreprise a pour seule but de satisfaire le consommateur, pourquoi ne pas autoriser le consommateur à participer à la gestion de l'entreprise ? L'économie démocratique n'a que pour seul but de permettre à la population qui dépend de la production de faire en sorte que la production concorde le mieux possible avec les attentes des citoyens.
Les moyens de participations et de contrôle par le consommateurs sont déjà cité, mais il y a aussi d'autres moyens, demandés par certains patrons français et mis en place par l'Allemagne, la participation des salariés aux conseils d'administration, ou le financement par des fonds de pension salariés qui leur donne plus de poids dans la décision, aux USA qui ont ce financement en premier lieu les entreprises sont plus réactives aux décisions de l'Etat.
J'ai intégralement détaillé le système économique idéal dans la partie "système économique" du manifeste, donc je vous laisse la lire. C'est seulement une fois que vous l'aurez lu que vous pourrez critiquer la vision qu'a le socialisme scientifique de l'économie. Il n'y a aucun lien entre les propositions du socialisme scientifique et l'économie communiste qu'on a vu en URSS et en Allemagne de l'est.
Encore une fois vous êtes loin de l'expérience du collectivisme dont le défaut premier sont les pénuries, ceci n'est pas un problème de politique autoritaire mais économique, sans contrainte et sans gratification le travail des systèmes communistes se faisait de moins en moins bien avec toujours plus de main d'oeuvre.Ce qui a entrainé une mise en place de sanctions assez sévère dans les années 60. Au début des années 80 Gorbatchev a permis aux agriculteurs de garder des parcelles à leur propre compte, celle-ci ont connu une explosion de leur rendement.
Le collectivisme ne correspond pas à la nature humaine, qui comme l'âne refuse d'avancer, très peu avec les coups de bâtons et devient obéissant s'il a la carotte.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 30 juillet 2016 13:13
par Gaes
Vous parlez de création d'activité qui a besoin de ressources, c'est vrai pour n'importe quel système, il faut bien payer les chercheurs et les ingénieurs ainsi que les installations dans votre propre schéma alors que les bénéfices aux citoyens seront ultérieurs
Dans mon système, les ingénieurs travaillent pour eux-même, c'est à dire pour la communauté dont ils dépendent, donc ils se payent eux-même. Le bénéfice, ce sont les biens et services produits par les communautés dans lesquelles ils travaillent.
Les chercheurs se payent eux-même par la production de savoir scientifique, qu'ils peuvent ensuite ré-utiliser librement pour faire évoluer leur communauté.
Les installations sont construites par les communautés qui en dépendent.
Quand à la décision qui n'est du que du fait de l'employeur, et t'il besoin de rappelé, qu'il existe plusieurs niveaux de normalisation, OMC, code du travail, du commerce, mise en place de normes (de fabrication comme le DTU dans le bâtiment), organisme public de contrôle ou privé(60 millions de consommateurs) et certification(norme CE), certification de la société civile(AOC label rouge), assurances qui imposent des conditions pour garantir les risques, cahiers des charges définis avec les clients, ceci réduit bien l'amplitude de décision de l'entrepreneur.
Le but de ce système économique n'est pas de réduire le rôle de l'employeur, mais de donner ce rôle à ceux qui dépendent de la production, afin que la responsabilité ne soit plus portée sur la tête de l'employeur ou des législateurs, mais sur celle du consommateur (qui, dans le système de communautés, devient aussi le travailleur) afin qu'il puisse lui-même modeler les moyens de productions, de biens et de services, à son image.
les moyens de financements dans le capitalisme ne proviennent pas uniquement de l'entrepreneur(subvention,emprunts, recherche de capitaux propres)
Le problème, c'est qu'il y a besoin de financement, et que le financement de départ est toujours privé alors que c'est ensuite le financement de l'achat du consommateur qui maintient en vie la production.
Le problème, c'est la communication entre consommateur et entrepreneur : imaginons qu'un entrepreneur a une idée quelconque de production. Cette production n'a pour autre but que d'être consommée par une quantité limitée de citoyens. Or l'entrepreneur n'a aucun moyen de savoir qui sont les citoyens - premiers investisseurs puisque ce sont eux qui achètent le produit - et il n'a aucun moyen de savoir quelle est la quantité de citoyens qui sont intéressés par la production.
Par conséquent, une fois la production démarrée, la distribution du produit ne touchera probablement pas les bonnes personnes, et la quantité produits sera probablement pas ajustée au nombre de personnes intéressées. Il y aura sûrement problème de coût/bénéfice.
Dans mon système de communautés, la communication étant centralisée, si un individu a une idée de production, il saura immédiatement dans tout le pays quelles sont les personnes qui sont intéressées.

Encore une fois vous êtes loin de l'expérience du collectivisme dont le défaut premier sont les pénuries, ceci n'est pas un problème de politique autoritaire mais économique, sans contrainte et sans gratification le travail des systèmes communistes se faisait de moins en moins bien avec toujours plus de main d'oeuvre.Ce qui a entrainé une mise en place de sanctions assez sévère dans les années 60. Au début des années 80 Gorbatchev a permis aux agriculteurs de garder des parcelles à leur propre compte, celle-ci ont connu une explosion de leur rendement.
Le collectivisme ne correspond pas à la nature humaine, qui comme l'âne refuse d'avancer, très peu avec les coups de bâtons et devient obéissant s'il a la carotte.
Je ne vais pas vous contredire puisque vous avez raison, et mon système économique a belle et bien une carotte.
Dans le système de communautés, seuls les citoyens qui dépendent d'une production travaillent au fonctionnement de la production concernée - il serait injuste de les contraindre à les faire travailler pour quelque chose qu'ils ne demandent pas. Donc dans ce système, chacun est responsable de ce qu'il produit, et c'est lui qui le consomme. C'est le principe du do it yourself, et la carotte est là : si tu travailles à produire ce que tu consommes, alors autant le faire correctement.
En plus, chacun étant responsable du travail qu'il a à fournir en fonction de sa demande, chacun aura intérêt en l'amélioration de la technologie pour automatiser la production et avoir à moins travailler, donc ce système permet une évolution plus rapide des moyens productifs. Chacun peut participer aux choix de la production - chacun peut faire évoluer celle-ci, donc la production évolue inévitablement. Elle le fait même probablement plus rapidement que si il n'y avait qu'un groupe réduit de personnes qui la commandent pour le bénéfice.
La carotte du "do it yourself" est probablement plus puissante que celle de l'argent.

A noter que le système économique que j'ai développé est un idéal où il n'y a que des communautés. Les communautés peuvent tout à fait être appliquées dans un système libéral.

Les moyens de participations et de contrôle par le consommateurs sont déjà cité, mais il y a aussi d'autres moyens, demandés par certains patrons français et mis en place par l'Allemagne, la participation des salariés aux conseils d'administration, ou le financement par des fonds de pension salariés qui leur donne plus de poids dans la décision, aux USA qui ont ce financement en premier lieu les entreprises sont plus réactives aux décisions de l'Etat.
Il est logique que le salarié décide de la manière de produire et puisse intervenir pour la faire évoluer, mais il faudrait que cela soit à ses propres frais, car c'est son confort qui est en jeux. Je veux dire que, sur le marché du travail, le "consommateur" de l'emploi est le salarié. il est donc normal qu'il puisse œuvrer pour modifier ses conditions de travail (pourquoi lui interdire ?), mais cela ne doit pas aller jusqu'à influencer le bien/service qui est vendu au consommateur. Travail et production sont deux sections différentes de l'entreprise.

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 30 juillet 2016 17:30
par Labrecche
Gaes a écrit :
Dans mon système, les ingénieurs travaillent pour eux-même, c'est à dire pour la communauté dont ils dépendent, donc ils se payent eux-même. Le bénéfice, ce sont les biens et services produits par les communautés dans lesquelles ils travaillent.
Les chercheurs se payent eux-même par la production de savoir scientifique, qu'ils peuvent ensuite ré-utiliser librement pour faire évoluer leur communauté.
Les installations sont construites par les communautés qui en dépendent.
Le chercheur et le scientifique se rémunèrent sur la communauté, c'est-à-dire qu'ils commencent par consommer avant d'apporter un service réel, ou la communauté rend un service en créant une installation pour en avoir un bénéfice ultérieur ce sont aussi des investissements appelés en nature ce qui existe déjà quand un découvreur apporte un brevet ou si l'un des associés possède déjà des éléments d'installation à l'opposé de l'investissement numéraire qui semble être la manière dont vous le comprenez.

Le but de ce système économique n'est pas de réduire le rôle de l'employeur, mais de donner ce rôle à ceux qui dépendent de la production, afin que la responsabilité ne soit plus portée sur la tête de l'employeur ou des législateurs, mais sur celle du consommateur (qui, dans le système de communautés, devient aussi le travailleur) afin qu'il puisse lui-même modeler les moyens de productions, de biens et de services, à son image.
Vous perdez des points sur cette réflexion, si je vais dans votre sens, n'oubliez pas que la chanson qui s'est le plus vendue France, c'est Lolita d'Alizée qui a pour leitmotiv "c'est pas ma faute"



Le problème, c'est qu'il y a besoin de financement, et que le financement de départ est toujours privé alors que c'est ensuite le financement de l'achat du consommateur qui maintient en vie la production.
L'investissement public existe que se soit la recherche publique ou financement de projets de start up ou directement dans les moyens de production par des subventions d'équipement ou en créant des sociétés d'économie mixte (partenariats public-privé).
Et il est évident que quelquesoit le système, c'est la consommation qui fait qu'il y ait un besoin de production, là encore si le service ne peut-être rentable mais vital, ou si il correspond à une baisse temporaire de demande, il est aussi soutenu par des subventions, la mutualisation de l'investissement et des pertes existent déjà, le système communautaire réduit même le nombre acteurs économiques sur laquelle elle peut s'effectuer.
Le problème, c'est la communication entre consommateur et entrepreneur : imaginons qu'un entrepreneur a une idée quelconque de production. Cette production n'a pour autre but que d'être consommée par une quantité limitée de citoyens. Or l'entrepreneur n'a aucun moyen de savoir qui sont les citoyens - premiers investisseurs puisque ce sont eux qui achètent le produit - et il n'a aucun moyen de savoir quelle est la quantité de citoyens qui sont intéressés par la production.
Par conséquent, une fois la production démarrée, la distribution du produit ne touchera probablement pas les bonnes personnes, et la quantité produits sera probablement pas ajustée au nombre de personnes intéressées. Il y aura sûrement problème de coût/bénéfice.
Dans mon système de communautés, la communication étant centralisée, si un individu a une idée de production, il saura immédiatement dans tout le pays quelles sont les personnes qui sont intéressées.
Tout entrepreneur ne se lance pas à la légère, il y a d'une manière ou d'une autre une forme d'étude de marché et aujourd'hui internet offre un réseau de communication aussi performant qu'une information centralisée qui ne sera jamais exhaustive et même facilite le contrôle et voir qui peut la bloquer.



Je ne vais pas vous contredire puisque vous avez raison, et mon système économique a belle et bien une carotte.
Dans le système de communautés, seuls les citoyens qui dépendent d'une production travaillent au fonctionnement de la production concernée - il serait injuste de les contraindre à les faire travailler pour quelque chose qu'ils ne demandent pas. Donc dans ce système, chacun est responsable de ce qu'il produit, et c'est lui qui le consomme. C'est le principe du do it yourself, et la carotte est là : si tu travailles à produire ce que tu consommes, alors autant le faire correctement.
En plus, chacun étant responsable du travail qu'il a à fournir en fonction de sa demande, chacun aura intérêt en l'amélioration de la technologie pour automatiser la production et avoir à moins travailler, donc ce système permet une évolution plus rapide des moyens productifs. Chacun peut participer aux choix de la production - chacun peut faire évoluer celle-ci, donc la production évolue inévitablement. Elle le fait même probablement plus rapidement que si il n'y avait qu'un groupe réduit de personnes qui la commandent pour le bénéfice.
La carotte du "do it yourself" est probablement plus puissante que celle de l'argent.

A noter que le système économique que j'ai développé est un idéal où il n'y a que des communautés. Les communautés peuvent tout à fait être appliquées dans un système libéral.
Votre système me laisse penser que vous vous méprenez sur le rôle de l'argent qui en premier lieu est un droit à consommer obtenu grâce à un service rendu, c'est le moyen de rationaliser les échanges et de pouvoir choisir sa consommation sur une plus grande offre, donc vous partez sur un système de communautés relativement fermées permettant à chacun de juger l'équilibre des échanges par troc, limitées par leurs compétences. Vous parlez aussi d'échanges avec les autres communautés, il va bien falloir trouver un moyen de les valoriser.
Quand à la motivation salariale, elle existe, il suffit de la mettre plus en oeuvre, c'est le code du travail français qui propose principalement une rémunération salariale indépendante des notions de qualité et rendement.



Il est logique que le salarié décide de la manière de produire et puisse intervenir pour la faire évoluer, mais il faudrait que cela soit à ses propres frais, car c'est son confort qui est en jeux. Je veux dire que, sur le marché du travail, le "consommateur" de l'emploi est le salarié. il est donc normal qu'il puisse œuvrer pour modifier ses conditions de travail (pourquoi lui interdire ?), mais cela ne doit pas aller jusqu'à influencer le bien/service qui est vendu au consommateur. Travail et production sont deux sections différentes de l'entreprise.
Encore une fois vous êtes dans l'erreur, la communication est une base importante de la viabilité de l'entreprise, externe mais aussi interne, le manque de circulation d'une information de manière horizontale et verticale est un grand facteur d'échec. Elle est voulue très fortement par les chefs d'entreprise, et parfois déconnectée par la hiérarchie, sur une expérience professionnelle propre j'ai pu le constater, mes remarques faites à mes supérieurs directs n'avaient aucun effet jusqu'à ce que je les communique directement au chef d'entreprise' lors de pauses tabagiques et caféinées) entraînant des effets presque immédiats

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 30 juillet 2016 18:23
par oups
Ah la pause tabac en entreprise grande pourfendeuse du sacro saint respect de la voie hierarchique et de la dissimulation organisee

Re: Socialisme Scientifique

Posté : 30 juillet 2016 18:34
par le chimple
Sauf votre respect , vous n'etes pas arrivé si vous chercher des socialistes scientifiques ! :mdr3: