HoD a écrit :
Bon, même si je partage votre remarque pointant sur la nécessité de prendre en compte les autres pays pour faire face à leur concurrence, je pense que les solutions peuvent être variables, le côté "réforme structurelle" dans lequel on entend "tout pour les entreprises puisque ce sont elles qui crées les emplois" me semble être une alternative parmi d'autres, mais pas forcément la meilleure surtout du point de vue de la casse sociale , le taux de travailleurs pauvres en Allemagne en est un marqueur assez cruel. (en même temps si on était tous d'accord ça ne servirait à rien de discuter)
Pourtant la Suède et le Danemark doivent leur réussites au transfert de la fiscalité sur les gains constatés et non sur des cotisations sociales qui grèvent la trésorerie de l'entreprise avant que celle-ci puisse présenter un chiffre d'affaire(champion toutes catégorie de cette nuisance en France est le RSI), c'est 2 pays dans lesquels il est difficile de parler de casse sociale(sauf si les danois font preuve de masochisme quand ils disent être les plus heureux quand ils répondent aux sondages).
Quand aux travailleurs pauvres allemands, ils le sont surement moins que le chômeur pauvre français sans aucun avenir quand les premiers se voient de plus en plus s'offrir d'emplois plus stables dans une économie qui commence à sortir des effets de la crise.
Je ne suis pas certain de bien comprendre la première partie de votre post, quand vous écrivez " c'est le deuxième point de son plan de gestion de crise avec des mesures qui ont été prises en 2009 sans pour autant faire intervenir un outil économique qui s'est avéré nocif par le passé" , je vois bien de quelles mesures vous voulez parler en 2009, mais je ne vois pas trop le rapport ni avec Mélanchon, ni avec les théories de Keynes.
Quand on parle de Keynes, il faut savoir quels sont ces travaux, c'est-à-dire une gestion de crise, qu'il divise en 3 points, lâcher les déficits publics afin d'amortir les méfaits des pertes du monde économique, suivi d'un plan de relance et enfin prendre des mesures de rééquilibrage du budget. Il y a bien eu un plan de relance en France avec le gouvernement Fillon qui a pris des mesures d'investissement qui pourtant a fait beaucoup parler une gauche qui ne "comprenait" pas la différence avec des dépenses dues au fonctionnement.
Le rapport avec Mélenchon est pourtant évident, ceci montre qu'il ne sert à rien de faire de la relance si celui-ci n'est pas accompagné d'un environnement qui permette de pérenniser les entreprises.