Darksider a écrit : Mickey a écrit : Je ne vois pas non plus de révolte là dedans, mais plutôt une bande de neuneus qui se croit au pays des bisounours.
Et le titre est faux , pour moi ce sont les jeunes de gauche qui sont révoltés par la société actuelle . Allez HOP , un petit séjour en Afrique pour savoir quelle chance ils sont d'être nés ici , ces petits baveux rebelles

Hé bien voilà qui fait avancer le débat!
J'ai moi même 24 ans, et titulaire d'un bac +5 en sociologie.
Je fais donc parti des jeunes et également de cette vague de nouveaux diplômés suite à la démocratisation des études supérieures.
Alors oui on a la chance d'êtres nés en France. Mais que viennent faire ces réflexions ici?
Le pays des bisounours c'est d'une redondance et d'une intelligence... On voit indéniablement ici que l'âge ne rime pas spécialement avec sagesse, objectivité ou intelligence comme certains semblent s'en vanter à plus ou moins grande échelle.
Cependant l'âge rime avec expérience! Mais quelle sinécure d'essuyer les remarques de vieux blasés... J'insiste sur le mot "blasé", le fait d'être blasé n'est il pas le fruit d'expériences? Combien ai je vu de personnes émoussées par leurs quotidiens se permettre de taxer les jeunes de bisounours...
Ce sentiment de révolte je le ressens également. Lorsque certaines personnes profitent du jeune âge de leur interlocuteur pour tenter de les décrédibiliser, lorsque l'on reproche le manque d'expérience lors d'un entretien, lorsque avec un bac +5 on doit faire caissier chez Picard, ... Des exemples j'en ai à la pelle MAIS des problèmes il y en a des différents à chaque tranche d'âge.
Pour moi ce sentiment est plus particulièrement dût à ce qui fait cet âge, c'est à dire l'incertitude et la prise de risque. En effet, c'est aussi la question de la transition de "la jeunesse" vers le "monde adulte" qui, selon le modèle sociétal actuel, se résume de manière très schématique à trouver un CDI et à fonder un ménage. On perd de vue doucement ses rêves de gosses pour faire face à un monde qui, disons le nous, est d'une certaine violence. Violence que l'on découvre peu à peu à travers le quotidien et les expériences: personnes qui ne cessent de se critiquer entre elles, compétition entre salariés, le fait d'être "pleinement" responsable de sa réussite (et donc de son échec, cf: aux vieux blasés), ...
A l'heure actuelle, mon opinion sur la société est relativement critique que ce soit au niveau économique, politique et social.
Mais si je voulais davantage parler de mon expérience personnelle je dirais que ce qui me choque le plus autour de moi actuellement, c'est l'individualisme (et les jeunes sont loin d'êtres mauvais dans ce domaine). Cette forme de culte de la performance, de réalisation de soi qui passerait au-delà de tout. On voit d'ailleurs aujourd'hui pulluler des tonnes de guides pour se réaliser, faire de la performance, mener à bien un projet, ect... C'est bien dans l'air du temps. Tout ça mène à l'impossibilité de créer une "objectivité de l'intérêt générale" et donc de créer un projet de société qui tienne la route!
Mais adopter un point de vue manichéen serait bien trop simple. Serait ce le revers de la médaille d'une liberté individuelle accrue?
Voilà l'avis d'un jeune parmi tant d'autres!
