D'accord pour
Victor a écrit : Anne32 a écrit :
Non, désolée, je ne vois pas la necessité de tout mélanger
A chacun sa profession, sa compétence, sa spécialité
Ce mathématicien est certainement un sacré cerveau, mais dans sa sphère.
Un politique ne pourra pas être mathématicien, ça s'apprend, comme la politique s'apprend,combiner les deux me paraît une dispersion nocive.
Par contre, je suis d'accord : ces artistes donneurs de leçons, devraient se contenter de nous distraire, et non de nous donner des directives, ça rejoint mon argument initial......A chacun sa compétence.....
Je ne pense pas que la politique nécessite autant de qualités spécifiques.
Combien de maires dans nos communes viennent de tout un tas d'horizon différent.
Il y a le travail de rédaction des lois dans le jargon juridique, mais les élus et ministres sont aidés pour cela.
Non, le véritable "travail" des politiques, en dehors de la comm, c'est de faire des choix !
De gérer les priorités. Tout comme un maire doit tenir son budget et expliquer que tous les trottoirs du village ne peuvent pas être refaits la même année et que certains seront servis les derniers ...
Et bien, c'est la même chose en un peu plus compliqué au niveau national. Où trouver les recettes, est-ce qu'il faut mieux augmenter tel impôt et baisser tel autre et quelles sont les dépenses prioritaires et les moins prioritaires.
C'est comme une grande table de mixage avec des curseurs que l'on peut monter ou baisser.
Il faut juste trouver le réglage optimal, en fonction d'un contexte.
D'accord avec toi, macronien pur jus!, et ta comparaison avec la "table de mixage": ce serait idyllique et relativement aisé, accompagné des compétences adéquates, de sortir un morceau qui marche bien au top 50 pendant 5 ans!
Mais, il y a la pénurie, et pire, la dette à rembourser: et là on ne peut pas mettre le meilleur bassiste et un saxo ténor de qualité; conséquence la musique sans ces 2 là peut ne pas plaire du tout, pas loin d'un bide, et le public peut même casser les chaise et crier "Macron, on t'enc..."!
Pour mixer, il faut les ingrédients.
Et pour revenir au sujet, le scientifique enfermé dans son labo ou l'artiste qui ne devrait faire que de l'art, c'est un contresens classique des "chacun à sa place", des immobilistes, des gens qui pensent qu'il n' y a pas de passerelles culturelles et sociales; ceux qui classent leurs timbres avec patience dans les petites cases idoines!Adieu Marivaux, Beaumarchais, Victor Hugo, Zola, Camus, JP Sartre, et les engagés enragés Ferré, Ferrat...
Quant aux scientifiques opposés aux politiques, une petite tribune de Mediapart:
Aujourd’hui, on remarque que le politique ne donne jamais de place aux scientifiques. On a des présidents avocat (Sarkozy et Mitterand), fonctionnaires (Chirac et Hollande) ainsi que l'ensemble des premiers ministres à l'exception notable de Valery Giscard d'Estaing qui fut le seul président progressiste et qui est un scientifique de formation.
La science est au service du pouvoir, qu’il prenne la forme d’un État ou d’une grande firme privée. Malgré la présence de quelques polytechniciens cantonnés à des postes d’experts techniques, l’immense majorité des dirigeants politiques et économiques sont des administratifs ou des juristes. Ces fonctions qui sont sans doute nobles sont par nature liées à de la gestion et de la planification mais pas ou peu à une dynamique de résolution des problèmes et encore moins d'une vision pratique pour faire progresser l’humanité.
En France, le budget est une prérogative de l’État, et ce dernier « appartient » aux hauts fonctionnaires, inamovibles derrière les politiques qui vont, viennent . Mais ces hauts fonctionnaires souvent issue de l’ENA, sont bien in fine les décideurs politiques et sont par nature des garants de l’immobilité.