Re: Des économies et la suppression d'aides sociales?
Posté : 30 mai 2018 01:13
il faut arrêter d'amalgamer des chiffres et en tirer des conclusions sans savoir précisément ce qu'ils englobent ; ça amène à comparer des choux et des carottes
1) ce qu'on entend par aides sociales correspond à l'ensemble du système de protection sociale : retraite (14.3% base 2016), santé (8.6%), prestations familiales (2.9%), allocations chômage et aides à l'emploi (2.5%) ...
ce qui veut dire en premier lieu que le niveau de dépenses sociales de chaque pays est tributaire de sa démographie, de son taux de population âgée, de ses dépenses santé, de son taux de chômage etc etc
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan ... ciales.php
2) or dans certains pays, il y a dépenses publiques et dépenses privées ; et dans notre comparatif idiot (merci au gvt), on ne compare que des dépenses publiques, en oubliant sciemment que dans d'autres pays, on met la main à la poche pour prendre en charge certaines dépenses (santé, retraite ...) ;
pour comparer le niveau de dépenses totales, il faudrait commencer par totaliser les 2
ce qui veut dire que là encore, se greffe un autre paramètre qui est le taux de répartition entre le public et le privé
3) mathématiquement, un rapport entre deux chiffres donne un taux ; en l'occurrence, on ramène les dépenses sociales au PIB
si les dépenses sociales sont relativement stables et que le PIB augmente fortement, le taux baissera mécaniquement sans pour autant refléter une baisse en valeur absolue des dépenses sociales ; idem dans le sens inverse
on comprend par là que les pays qui ont une forte croissance de leur PIB, sans pour autant augmenter leurs dépenses sociales, voient leur taux diminuer mathématiquement ; idem dans le sens inverse
4) pour finir, la plupart des dépenses sociales correspondent à des risques couverts par des cotisations salariales et patronales (retraite, santé, chômage, allocations familiales ...), et ne sont donc à la charge de l'état qu'à hauteur de leur éventuel déficit, en cas de garantie de dette par l'Etat
c'est donc particulièrement stupide et stigmatisant de balancer un chiffre correspondant à des dépenses maladie, retraite, chômage ...sans donner le montant des recettes correspondantes ; si l'on veut réellement voir les choses en face, il faudrait communiquer un résultat (excédent ou perte) et suivre son évolution
Savez-vous par exemple que l'Unedic (chômage) réalise des excédents de l'ordre de 10 milliards annuels sur les CDI (base 2015 je crois), et que l'essentiel des pertes est ciblé sur les CDD ? ça laisse songeur lorsqu'on pense qu'on va vers une plus grande précarisation du travail ...
1) ce qu'on entend par aides sociales correspond à l'ensemble du système de protection sociale : retraite (14.3% base 2016), santé (8.6%), prestations familiales (2.9%), allocations chômage et aides à l'emploi (2.5%) ...
ce qui veut dire en premier lieu que le niveau de dépenses sociales de chaque pays est tributaire de sa démographie, de son taux de population âgée, de ses dépenses santé, de son taux de chômage etc etc
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan ... ciales.php
2) or dans certains pays, il y a dépenses publiques et dépenses privées ; et dans notre comparatif idiot (merci au gvt), on ne compare que des dépenses publiques, en oubliant sciemment que dans d'autres pays, on met la main à la poche pour prendre en charge certaines dépenses (santé, retraite ...) ;
pour comparer le niveau de dépenses totales, il faudrait commencer par totaliser les 2
ce qui veut dire que là encore, se greffe un autre paramètre qui est le taux de répartition entre le public et le privé
3) mathématiquement, un rapport entre deux chiffres donne un taux ; en l'occurrence, on ramène les dépenses sociales au PIB
si les dépenses sociales sont relativement stables et que le PIB augmente fortement, le taux baissera mécaniquement sans pour autant refléter une baisse en valeur absolue des dépenses sociales ; idem dans le sens inverse
on comprend par là que les pays qui ont une forte croissance de leur PIB, sans pour autant augmenter leurs dépenses sociales, voient leur taux diminuer mathématiquement ; idem dans le sens inverse
4) pour finir, la plupart des dépenses sociales correspondent à des risques couverts par des cotisations salariales et patronales (retraite, santé, chômage, allocations familiales ...), et ne sont donc à la charge de l'état qu'à hauteur de leur éventuel déficit, en cas de garantie de dette par l'Etat
c'est donc particulièrement stupide et stigmatisant de balancer un chiffre correspondant à des dépenses maladie, retraite, chômage ...sans donner le montant des recettes correspondantes ; si l'on veut réellement voir les choses en face, il faudrait communiquer un résultat (excédent ou perte) et suivre son évolution
Savez-vous par exemple que l'Unedic (chômage) réalise des excédents de l'ordre de 10 milliards annuels sur les CDI (base 2015 je crois), et que l'essentiel des pertes est ciblé sur les CDD ? ça laisse songeur lorsqu'on pense qu'on va vers une plus grande précarisation du travail ...