...............Sa famille a été écartée du trône de Monaco, il réclame 351 millions d'euros à la France...................
Sans les aléas de l’Histoire de France, il aurait pu se retrouver membre de la famille princière de Monaco et la saga avec Rainier, Grace, Stéphanie ou Caroline n’aurait peut-être jamais existé.
Lui, c’est le comte Louis de Causans. De son vrai nom Louis Jean Raymond Marie de Vincens de Causans. Cet homme de 44 ans, qui accuse l’État français d’avoir fait changer les règles de succession à Monaco en 1918 sans lesquelles son oncle serait l’actuel prince, réclame pas moins de 351 millions d’euros à la France, rapporte Le Parisien.
En ce début de 20e siècle, le prince Albert 1er règne sur la principauté de Monaco. Son fils, Louis, n’a pas d’enfant légitime donc d’héritier direct. D’après les règles en vigueur à cette époque, c’est donc une autre branche de la famille, celle de Guillaume II de Wurtemberg-Urach, qui aurait dû accéder au trône. Problème : cette branche est allemande et il est hors de question à la veille de la Première guerre mondiale qu’un Allemand devienne souverain d’un territoire enclavé dans celui de la France.
Pression sur la famille princière et négociations secrètes:
L’Etat français fait alors pression sur la famille princière et négocie en secret pour modifier les règles de succession. Ce sera chose faite en le 17 juillet 1918 lors du traité franco-monégasque de Paris qui modifie les relations de protectorat entre la
République française et la Principauté.
Parmi les articles de ce traité, il est stipulé d’un héritier adoptif peut prétendre au trône monégasque. Louis, qui a adopté Charlotte, une fille naturelle qu’il a eue avec Marie-Juliette Louvet une hôtesse de Cabaret parisien, peut donc régner. Il deviendra Louis II en 1922 quand il succédera à son père Albert 1er. S’en est donc fini pour la branche allemande et pour son descendant d’aujourd’hui Louis de Causans.
"Responsabilité sans faute" de l’État français
S’estimant donc spolié, ce dernier lancé le 2 juillet dernier une procédure pour "responsabilité sans faute" de l’État français, explique Le Parisien. C’est le cabinet de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères qui a deux mois pour répondre.
Selon l’avocat de Louis de Causans, cité par nos confrères, "le PNB de Monaco était de 7,2 milliards en 2008 et la famille Grimaldi possède une immense fortune immobilière et des parts dans de nombreuses sociétés", d’où la somme colossale de 351 millions d’euros réclamée.
Le comte tient tout de même à préciser qu’il n’a "aucune velléité" et qu’il "n’en veut pas au prince Albert", actuel prince de Monaco. La révolution n’est pas pour demain sur le rocher.
Source:La Dépêche....(Il y a 3 jours)
https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... rance.html