Page 2 sur 8

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 08 novembre 2018 17:30
par Fonck1
Georges61 a écrit :
oldeagle a écrit :

Sans doutes parce qu'aucun d'entre eux n'a obtenu la nationalité française comme l'avait promis un certain Georges Clémenceau !

Cela a crée un ressentiment dans les colonies et cela a amené à l'indépendance !!!!

L'indépendance de nos colonies est le résultat d'une promesse non tenue par Clémenceau et l'état français.
Et aucuns ne figurent sur les monuments aux morts, il est vrai que pour beaucoup de Français ces hommes étaient des sous-hommes.
apparemment, cette allégation est fausse, déjà, ces hommes africains étaient mixés dans diverses compagnies, et je suppose que mélangés aux autres, la différence a du vite s'estomper...la mort n'a pas de couleur.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 08 novembre 2018 19:40
par vivarais
quo vadis a écrit : .

En 2018, un siècle après la fin de la Première guerre mondiale, on ne connait toujours pas précisément les noms des quelque
45 000 soldats africains morts ou disparus à Verdun, au Chemin des Dames, aux Dardanelles... Ce que l’on sait, c’est que l'Afrique a payé un lourd tribut dans ce conflit sur le sol européen.

Ils s’appelaient Ouédraogo, Traore, Ouattara, Belkacem ou Harbi mais aucun monument aux morts ne recense leurs noms. Environ 400.000 soldats africains, dont 172.000 Algériens ont été recrutés au cours de la Première guerre mondiale, dont plus de 60.000 en 1915-1916, pour compenser les lourdes pertes de l'armée française. Au total, «l’armée d’Afrique» a perdu près de 45 000 hommes, ce qui représente un peu plus de 3% des morts français de la Grande guerre.

Soutenu par son empire, la France a pourtant longtemps occulté la mobilisation de ces hommes venus d’Afrique. Le continent noir a fourni à la France 165.000 citoyens de l’Afrique ­Occidentale française (AOF), 18.000 de l’Afrique Equatoriale française (AEF), plus de 172.000 Algériens musulmans, près de 100.000 Tunisiens et Marocains, et 40.000 Malgaches.

Ils ont été engagés à la fois sur le front de France, aux Dardanelles et sur le front d’Orient (les Balkans).

L'hécatombe du Chemin des Dames

Le 16 avril 1917, 15.000 tirailleurs sénégalais sont lancés, en première ligne, à l’assaut des crêtes du Chemin des Dames. Incorporés à la VIe armée, ils sont placés sous le commandement du général Mangin qui espère démontrer la valeur de la «Force noire», décrite dans son livre paru en 1910.

Au côté de Mangin, le général Nivelle promet la victoire «en 24 ou 48 heures». Une dizaine de jours plus tard, l'offensive n'est toujours pas terminée, les combats ont entraîné la mort de 30.000 soldats français, dont 7.500 tirailleurs sénégalais, soit environ 45% des effectifs engagés.

Une telle hécatombe, ajoutée à l’espoir déçu d’une fin de la guerre, provoque une série de mutineries. Dès 1915, les résistances face au recrutement forcé de tirailleurs en Afrique prennent la forme de révoltes ouvertes comme dans le Bélédougou (Mali), dans l’Ouest-Volta (Burkina Faso), au nord du Dahomey (Bénin) en 1916, ou encore à Madagascar.

Corps expéditionnaire d’Orient

De nombreux tirailleurs sénégalais seront également tués sur le front d’Orient, lors de la bataille des Dardanelles en Turquie. Pour attaquer les Turcs (alliés des Allemands), les alliés occidentaux créent un nouveau corps expéditionnaire sous les ordres du général anglais Hamil­ton. Ce corps comporte quatre divisions britanniques (12.000 hommes), et le groupe­ment français du général d’Amade, dénommé CEO (Corps expéditionnaire d’Orient) dans lequel figure la 2ème brigade mixte coloniale (6000 hommes répartis en deux bataillons de «coloniaux»- essentiellement des Pieds-Noirs, des Algériens musulmans et des Tirailleurs sénégalais).

Le débarquement a lieu sur les deux rives des Dardanelles. Côté asiatique, c’est un succès : les troupes françaises prennent une à une les tranchées turques lors de combats au corps à corps grâce aux Sénégalais. Malgré les pertes sévères (770 morts côté français), les assaillants sont maîtres du fort.

Sur la rive européenne, les Britanniques auront moins de succès. La bataille des Dardanelles sera au final un fiasco
militaire pour les alliés.

Durant la Grande guerre, les tirailleurs sénégalais se battent également dans les Balkans, contre l’Allemagne et la Bulgarie. En 1918, ils permettent aux alliés occidentaux de remporter une victoire déterminante sur la Bulgarie.

Des bras pour les usines

Le Maghreb n’a pas seulement contribué à l’effort de guerre dans les tranchées mais également en fournissant des milliers de bras pour les usines.

Durant quatre ans, l’Afrique du Nord va envoyer 180.000 travailleurs dans l’Hexagone, dont beaucoup vont rester sur place après la fin des hostilités. 100.000 Algériens et 40 000 Marocains ont été envoyés en métropole, essentiellement dans les grandes villes comme Paris, Marseille, Lyon et Saint-Étienne, mais aussi quelquefois dans les campagnes, afin de remplacer la main-d’œuvre masculine partie au front.

Les premiers quartiers historiques maghrébins de France se sont constitués à cette époque : la Goutte-d ’Or à Paris ou encore Vénissieux à Lyon. C’est de la Première guerre mondiale que date l’immigration maghrébine en France.

Image

Un peu plus de 800.000 «indigènes» ont été enrôlés comme soldats ou comme travailleurs dans l'ensemble des territoires constituant l'empire colonial français (Afrique, Indochine, notamment). Près de 57.000 d'entre eux ont été tués et plus de 14.000 portés disparus (source Histoire et mémoires des deux guerres mondiales).

Image

Naufrage du paquebot «Sequana» (1917). 198 tirailleurs africains y perdront la vie.

.

juste pour info , ils n'ont pas été mobilisés comme les millions de français qui sont morts
mais c'était des engagés volontaires

43 milles africains contre 1.3 millions des soldats français tués
les uns sont venus volontairement , les autres par obligation
les uns ont fait un choix , les autres n'ont pas eu le choix
je ne sais pas ce que vous voulez prouvez en citant toujours les africains
si l'on pouvait faire le bilan des légionnaires tués durant cette période , je suis sur qu'il est supérieur à 43 milles
c'était aussi des étrangers venus se battre volontairement
Au total ce sont 42 883 volontaires, représentant pas moins de 52 nationalités, qui forment les 5 régiments de marche, où servent en majorité des Russes, des Italiens, des Suisses, des Belges et des Britanniques. Le régiment des Italiens est appelé aussi la Légion garibaldienne. À la suite des nombreuses pertes subies par ces unités et au retour de la plupart de ces premiers engagés dans leurs pays d'origine, le commandement décide, le 11 novembre 1915, la création du RMLE : régiment de marche de la Légion étrangère ; sur le front français, celui-ci est engagé en Artois, dans la Somme et à Verdun.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 08 novembre 2018 19:43
par Polka
Franchement pour être informée sur tout ce qui a pu se passer c'est compliqué, entre ceux qui mentent, ceux qui disent des vérités, comment tu veux savoir, même avec des sources fiables.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 08 novembre 2018 20:35
par danielfr40
Anne32 a écrit : Conclusion : durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5% de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation.

Bernard Lugan
13/05/2016

[1] Les références de ces chiffres sont données dans mon livre Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours. Le Rocher, en librairie le 2 juin 2016.[/b]
et bien merci de ces précisions
et bravo pour ne pas chercher à les instrumentaliser, pas de minimisation ni d'exagération.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 08 novembre 2018 21:35
par Jiimmy
sofasurfer a écrit : Ceux qui ont été envoyés au front étaient de la chair a canon comme les autres. Ceux qui étaient envoyés en usine étaient des travailleurs forcés comme nombre de femmes au foyer de la métropole.

Pourquoi vouloir toujours faire une distinction entre les races? Décidément c'est a la mode...
Certainement parce que jusqu'en 2001 (je ne suis pas sûr de la date), il y a eu une distinction concernant les pensions.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 08 novembre 2018 21:43
par sofasurfer
Jiimmy a écrit :
sofasurfer a écrit : Ceux qui ont été envoyés au front étaient de la chair a canon comme les autres. Ceux qui étaient envoyés en usine étaient des travailleurs forcés comme nombre de femmes au foyer de la métropole.

Pourquoi vouloir toujours faire une distinction entre les races? Décidément c'est a la mode...
Certainement parce que jusqu'en 2001 (je ne suis pas sûr de la date), il y a eu une distinction concernant les pensions.
Ce fut scandaleux vu le sacrifice egal aux autres, mais ce n'est pas le sujet...

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 07:38
par danielfr40
Jiimmy a écrit :
sofasurfer a écrit : Ceux qui ont été envoyés au front étaient de la chair a canon comme les autres. Ceux qui étaient envoyés en usine étaient des travailleurs forcés comme nombre de femmes au foyer de la métropole.

Pourquoi vouloir toujours faire une distinction entre les races? Décidément c'est a la mode...
Certainement parce que jusqu'en 2001 (je ne suis pas sûr de la date), il y a eu une distinction concernant les pensions.
on ne fait pas de distinction, on cherche à déterminer si une catégorie a été proportionnellement plus touchée, si elle a contribué plus, on aurait pu le faire sur n'importe quel critère, les régions de France, le niveau social, l'age

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 08:15
par sofasurfer
danielfr40 a écrit :
Jiimmy a écrit :
Certainement parce que jusqu'en 2001 (je ne suis pas sûr de la date), il y a eu une distinction concernant les pensions.
on ne fait pas de distinction, on cherche à déterminer si une catégorie a été proportionnellement plus touchée, si elle a contribué plus, on aurait pu le faire sur n'importe quel critère, les régions de France, le niveau social, l'age
Il faut relire le sujet. Il y une affirmation suivi d'arguments prétextant une situation de discrimination, et non un questionnement.

Il s'agit en définitive de suivre la mode médiatico politique, c'est à dire de créer un sentiment victimaire afin de s'attirer la sympathie de certaines communautés ou catégories de populations...

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 09:57
par Anne32
sofasurfer a écrit :
danielfr40 a écrit :
on ne fait pas de distinction, on cherche à déterminer si une catégorie a été proportionnellement plus touchée, si elle a contribué plus, on aurait pu le faire sur n'importe quel critère, les régions de France, le niveau social, l'age
Il faut relire le sujet. Il y une affirmation suivi d'arguments prétextant une situation de discrimination, et non un questionnement.

Il s'agit en définitive de suivre la mode médiatico politique, c'est à dire de créer un sentiment victimaire afin de s'attirer la sympathie de certaines communautés ou catégories de populations...


Que Quo Vadis et Jiimmy entretiennent à longueur de message

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 10:04
par sofasurfer
Anne32 a écrit :
sofasurfer a écrit :

Il faut relire le sujet. Il y une affirmation suivi d'arguments prétextant une situation de discrimination, et non un questionnement.

Il s'agit en définitive de suivre la mode médiatico politique, c'est à dire de créer un sentiment victimaire afin de s'attirer la sympathie de certaines communautés ou catégories de populations...


Que Quo Vadis et Jiimmy entretiennent à longueur de message
Ce sont les idiots utiles du pouvoir en place. L'entretien du sentiment victimaire et les accommodements raisonnables ne sont aucunement spontanés, ils sont organisés pour que le pouvoir en place s'attire la sympathie et donc le vote de certaines communautés bien ciblées...

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 12:51
par Jarod1
sofasurfer a écrit : Ceux qui ont été envoyés au front étaient de la chair a canon comme les autres. Ceux qui étaient envoyés en usine étaient des travailleurs forcés comme nombre de femmes au foyer de la métropole.

Pourquoi vouloir toujours faire une distinction entre les races? Décidément c'est a la mode...
Très juste.

Oui, c'était de la chair à canon, comme les soldats non originaires d'Afrique.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 13:32
par quo vadis
Anne32 a écrit :
sofasurfer a écrit :

Il faut relire le sujet. Il y une affirmation suivi d'arguments prétextant une situation de discrimination, et non un questionnement.

Il s'agit en définitive de suivre la mode médiatico politique, c'est à dire de créer un sentiment victimaire afin de s'attirer la sympathie de certaines communautés ou catégories de populations...


Que Quo Vadis et Jiimmy entretiennent à longueur de message
Au lieu de dire n'importe quoi, par esprit revanchard, prenant n'importe quel sujet par le bout de la lorgnette de
du colon que tu étais, et en prenant encore un historien connu pour sa sympathie pour l'extrême droite, prends la
peine de prendre l'histoire telle qu'elle est et non telle que tu voudrais qu'elle soit.... expurgée de ce qui ne t'arrange pas.

Il est connu que ces soldats ont été oubliés, et n'ont pas eu la même couverture ni les mêmes honneurs,
quand bien même sur le terrain, ils ont été décorés plus qu'à leur tour.


Même si l'armée avait des méthodes de discrimination envers les indigènes, il y'a des supérieurs qui ne pouvaient
laisser ces faits d'armes non honorés.

Quant au reste il n'est pas question de faire la distinction entre soldats, mais de faire des rappels, puisque
ces soldats n'ont pas bénéficié du même rappel de mémoire que les autres soldats européens.
Tu inverses les rôles comme d'hab


D'autant qu'ils ont combattu pour un pays qui n'était pas leur patrie, et qui ne voyaient en eux que des sujets,
taillables et corvéables...et pris de force pour aller sur le champ de bataille, en dehors bien sûr, de ceux
qui ont choisi d'entrer dans la l'armée pour échapper à la famine pour eux et leur famille.

Et d'autant encore qu'ils ont été envoyés en France, mais aussi dans les Balkans, où malgré l'armistice,
les combats ont continué encore.

C'est l'historien Miquel qui a le plus écrit sur la période des poilus et qui évoque le champ de bataille des Balkans
qui s'est prolongé malgré l'armistice. Sa réputation n'est plus à faire.

Autre chose que tes Jordis, (historien proche des colons) ou Lugan, proche de l'extrême droite.

En 1992, il contribue au recueil Rencontres avec Saint-Loup édité en hommage à l'écrivain, ancien sympathisant du Front populaire, qui passera plus tard à la LVF, puis à la Division Charlemagne.

Les travaux de Bernard Lugan ont fait l'objet de critiques de la part de plusieurs universitaires.

Selon Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur à l’Université Paris-VII, Bernard Lugan
« multiplie les ouvrages les plus tendancieux sur l’histoire de l’Afrique » et « vise à présenter la colonisation française
comme un bienfait de l’humanité »


Dans son compte rendu de l'ouvrage Le safari du Kaiser (écrit en collaboration avec Arnaud de Lagrange), René Pélissier
parle de plusieurs dates fausses, d'une « méconnaissance de la situation locale » et décrit un livre au
« parti hybride mi-romancé, mi-historique » marqué par la « nostalgie d'une « mystique teutonique ».


Pour Jean-Pierre Chrétien, le travail de Bernard Lugan est « excessif et marginal ».

Sophie Pontzeele, il n’est pas « un spécialiste du Rwanda reconnu par ses pairs » et ses thèses sont disqualifiées
« auprès des chercheurs spécialistes de la région des Grands lacs africains » .


Marcel Kabanda, chercheur en histoire africaine, affirme que l'interprétation de Bernard Lugan sur le conflit Hutu-Tutsi
se fonde sur le postulat d'une « domination raciale » reposant sur « un ensemble de présupposés qui mériteraient d'être documentés, vérifiés, explicités, expliqués » et ne répondant pas aux connaissances de la « génétique actuelle.

Selon Jean Terrier, Bernard Lugan « dé-historise ainsi radicalement le ‘fait ethnique’.

En août 2001, lors de la conférence de Durban sur le racisme, Bernard Lugan est pris à partie dans un discours par le président sénégalais Abdoulaye Wade auquel il s'était opposé quelques années plus tôt dans un débat sur le colonialisme et le post-colonialisme, et qui reproche à Bernard Lugan de n'accorder « aux Africains qu'une place dérisoire dans l'histoire


Donc pour l'objectivité, tu étais déjà connue pour le parti pris colonial et pour zapper des réalités historiques qui ne n'arrangent pas trop ton idéologie...le choix de ton historien cloue le cercueil de ta crédibilité.

.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 14:03
par Kelenner
Jarod1 a écrit :
sofasurfer a écrit : Ceux qui ont été envoyés au front étaient de la chair a canon comme les autres. Ceux qui étaient envoyés en usine étaient des travailleurs forcés comme nombre de femmes au foyer de la métropole.

Pourquoi vouloir toujours faire une distinction entre les races? Décidément c'est a la mode...
Très juste.

Oui, c'était de la chair à canon, comme les soldats non originaires d'Afrique.
Enfin c'est surtout oublier l'essentiel, à savoir que les soldats africains ont été impliqués dans un conflit qui ne les concernait pas.

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 14:21
par sofasurfer
quo vadis a écrit :
Anne32 a écrit : [/surligne]

Que Quo Vadis et Jiimmy entretiennent à longueur de message
Au lieu de dire n'importe quoi, par esprit revanchard, prenant n'importe quel sujet par le bout de la lorgnette de
du colon que tu étais, et en prenant encore un historien connu pour sa sympathie pour l'extrême droite, prends la
peine de prendre l'histoire telle qu'elle est et non telle que tu voudrais qu'elle soit.... expurgée de ce qui ne t'arrange pas.

Il est connu que ces soldats ont été oubliés, et n'ont pas eu la même couverture ni les mêmes honneurs,
quand bien même sur le terrain, ils ont été décorés plus qu'à leur tour.


Même si l'armée avait des méthodes de discrimination envers les indigènes, il y'a des supérieurs qui ne pouvaient
laisser ces faits d'armes non honorés.

Quant au reste il n'est pas question de faire la distinction entre soldats, mais de faire des rappels, puisque
ces soldats n'ont pas bénéficié du même rappel de mémoire que les autres soldats européens.
Tu inverses les rôles comme d'hab


D'autant qu'ils ont combattu pour un pays qui n'était pas leur patrie, et qui ne voyaient en eux que des sujets,
taillables et corvéables...et pris de force pour aller sur le champ de bataille, en dehors bien sûr, de ceux
qui ont choisi d'entrer dans la l'armée pour échapper à la famine pour eux et leur famille.

Et d'autant encore qu'ils ont été envoyés en France, mais aussi dans les Balkans, où malgré l'armistice,
les combats ont continué encore.

C'est l'historien Miquel qui a le plus écrit sur la période des poilus et qui évoque le champ de bataille des Balkans
qui s'est prolongé malgré l'armistice. Sa réputation n'est plus à faire.

Autre chose que tes Jordis, (historien proche des colons) ou Lugan, proche de l'extrême droite.

En 1992, il contribue au recueil Rencontres avec Saint-Loup édité en hommage à l'écrivain, ancien sympathisant du Front populaire, qui passera plus tard à la LVF, puis à la Division Charlemagne.

Les travaux de Bernard Lugan ont fait l'objet de critiques de la part de plusieurs universitaires.

Selon Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur à l’Université Paris-VII, Bernard Lugan
« multiplie les ouvrages les plus tendancieux sur l’histoire de l’Afrique » et « vise à présenter la colonisation française
comme un bienfait de l’humanité »


Dans son compte rendu de l'ouvrage Le safari du Kaiser (écrit en collaboration avec Arnaud de Lagrange), René Pélissier
parle de plusieurs dates fausses, d'une « méconnaissance de la situation locale » et décrit un livre au
« parti hybride mi-romancé, mi-historique » marqué par la « nostalgie d'une « mystique teutonique ».


Pour Jean-Pierre Chrétien, le travail de Bernard Lugan est « excessif et marginal ».

Sophie Pontzeele, il n’est pas « un spécialiste du Rwanda reconnu par ses pairs » et ses thèses sont disqualifiées
« auprès des chercheurs spécialistes de la région des Grands lacs africains » .


Marcel Kabanda, chercheur en histoire africaine, affirme que l'interprétation de Bernard Lugan sur le conflit Hutu-Tutsi
se fonde sur le postulat d'une « domination raciale » reposant sur « un ensemble de présupposés qui mériteraient d'être documentés, vérifiés, explicités, expliqués » et ne répondant pas aux connaissances de la « génétique actuelle.

Selon Jean Terrier, Bernard Lugan « dé-historise ainsi radicalement le ‘fait ethnique’.

En août 2001, lors de la conférence de Durban sur le racisme, Bernard Lugan est pris à partie dans un discours par le président sénégalais Abdoulaye Wade auquel il s'était opposé quelques années plus tôt dans un débat sur le colonialisme et le post-colonialisme, et qui reproche à Bernard Lugan de n'accorder « aux Africains qu'une place dérisoire dans l'histoire


Donc pour l'objectivité, tu étais déjà connue pour le parti pris colonial et pour zapper des réalités historiques qui ne n'arrangent pas trop ton idéologie...le choix de ton historien cloue le cercueil de ta crédibilité.

.
Tu te trompes sur la personne qui a cité Lugan, il faut apprendre a lire mon garçon.

Que Lugan soit critiqué, c'est la moindre des choses, certes ce n'est pas l'historien officiel de France télévision comme Benjamin Stora, mais Lugan a le mérite d’être précis dans son argumentation et il ne vaut pas moins que les autres. l'histoire ce n'est pas une matière figée, tout est critiquable et aussi a prendre en considération.

A coté de cela, la différence de rappel de mémoire, de pensions etc ont été des attitudes déplorables pour ces combattants africains qui ont défendu la Nation, mais ce n'est pas le sujet.

Enfin, tes insultes gratuites et stériles, tu peux te les fourrer bien profond...

Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut

Posté : 09 novembre 2018 14:47
par Anne32
Kelenner a écrit :
Jarod1 a écrit :

Très juste.

Oui, c'était de la chair à canon, comme les soldats non originaires d'Afrique.
Enfin c'est surtout oublier l'essentiel, à savoir que les soldats africains ont été impliqués dans un conflit qui ne les concernait pas.
Qu'en savez vous?????
Au contraire ils se sentaient concernés et ont porté leurs décorations avec fierté
Décidément, tout ce qui paraît négatif à vos yeux vous fait jouir......
Si de temps en temps vous reconnaissiez aussi les bienfaits apportés par les Français, vous seriez plus crédible
Voici une photo qui va vous clouer le bec
https://scd.france24.com/fr/files_fr/el ... riens.jpeg