Re: Psychiatrie et terrorisme : ça s'arrange pas
Posté : 15 janvier 2020 09:26
gênant n'est il pas la vérité
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il y a une regle c'est celle de la communauté française qui est laïqueBertrand a écrit : 15 janvier 2020 09:22 Je suis pour la justice et la liberté.
Facile à dire certes mais il est normal d'être à géométrie variable quand la société est composé d'une multitude de problématiques différentes où souvent le bien et le mal ne sont pas facile à établir.
Dans le cas de ce sujet le lien entre psychiatrie et passage à l'acte criminel n'est PAS établi scientifiquement.
Partant de ce constat je ne comprend pas pourquoi on mutualise un fichier "Hospitalisations sous contrainte" dont la seule existence me donne déjà de fortes réticences avec un autre fichier "radicalisation et terrorisme".
Les droits des citoyens sont, une nouvelle fois, foulés au pied par le ministère de l'Intérieur.
Quand c'est pas à coups de LBD c'est à coups de fichiers informatiques...
On vit déjà dans un pays où le Procureur de la République (qui décide du sort de chaque plainte) est nommé en conseil des ministres...
Et maintenant on se fade une policiarisation de la santé mentale.
Ça ne va pas fort je le dis clairement.
L'hospitalisation sous contrainte a toujours existée et elle est très encadrée. Le fait nouveau est la recrudescence de passage a l'acte de malade psy qui s'inspire de l'islamisme. Pour lutter contre cette nouvelle "mode", cette mesure est une bonne chose, Macron n'est pas un fasciste, et les psychiatres sont des médecins, pas des auxiliaires de justice.Bertrand a écrit : 15 janvier 2020 09:22 Je suis pour la justice et la liberté.
Facile à dire certes mais il est normal d'être à géométrie variable quand la société est composé d'une multitude de problématiques différentes où souvent le bien et le mal ne sont pas facile à établir.
Dans le cas de ce sujet le lien entre psychiatrie et passage à l'acte criminel n'est PAS établi scientifiquement.
Partant de ce constat je ne comprend pas pourquoi on mutualise un fichier "Hospitalisations sous contrainte" dont la seule existence me donne déjà de fortes réticences avec un autre fichier "radicalisation et terrorisme".
Les droits des citoyens sont, une nouvelle fois, foulés au pied par le ministère de l'Intérieur.
Quand c'est pas à coups de LBD c'est à coups de fichiers informatiques...
On vit déjà dans un pays où le Procureur de la République (qui décide du sort de chaque plainte) est nommé en conseil des ministres...
Et maintenant on se fade une policiarisation de la santé mentale.
Ça ne va pas fort je le dis clairement.
T'as raison!Yann Begervil a écrit : 15 janvier 2020 10:05L'hospitalisation sous contrainte a toujours existée et elle est très encadrée. Le fait nouveau est la recrudescence de passage a l'acte de malade psy qui s'inspire de l'islamisme. Pour lutter contre cette nouvelle "mode", cette mesure est une bonne chose, Macron n'est pas un fasciste, et les psychiatres sont des médecins, pas des auxiliaires de justice.Bertrand a écrit : 15 janvier 2020 09:22 Je suis pour la justice et la liberté.
Facile à dire certes mais il est normal d'être à géométrie variable quand la société est composé d'une multitude de problématiques différentes où souvent le bien et le mal ne sont pas facile à établir.
Dans le cas de ce sujet le lien entre psychiatrie et passage à l'acte criminel n'est PAS établi scientifiquement.
Partant de ce constat je ne comprend pas pourquoi on mutualise un fichier "Hospitalisations sous contrainte" dont la seule existence me donne déjà de fortes réticences avec un autre fichier "radicalisation et terrorisme".
Les droits des citoyens sont, une nouvelle fois, foulés au pied par le ministère de l'Intérieur.
Quand c'est pas à coups de LBD c'est à coups de fichiers informatiques...
On vit déjà dans un pays où le Procureur de la République (qui décide du sort de chaque plainte) est nommé en conseil des ministres...
Et maintenant on se fade une policiarisation de la santé mentale.
Ça ne va pas fort je le dis clairement.
Bertrand a écrit : 15 janvier 2020 10:08T'as raison!Yann Begervil a écrit : 15 janvier 2020 10:05
L'hospitalisation sous contrainte a toujours existée et elle est très encadrée. Le fait nouveau est la recrudescence de passage a l'acte de malade psy qui s'inspire de l'islamisme. Pour lutter contre cette nouvelle "mode", cette mesure est une bonne chose, Macron n'est pas un fasciste, et les psychiatres sont des médecins, pas des auxiliaires de justice.
On voit que tu n'as jamais mis les pieds dans ce milieu. Mais bon vous en parlez bien...
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous.Yann Begervil a écrit : 15 janvier 2020 10:25Bertrand a écrit : 15 janvier 2020 10:08
T'as raison!
On voit que tu n'as jamais mis les pieds dans ce milieu. Mais bon vous en parlez bien...
Ma fille vient de faire 3 mois de stage en tant qu'externe dans un HP , ça l'a passionné, elle voulait en faire son métier. Les psy et les infirmiers des HP sont des professionnels de santé, humains et très bien formés. Souvent en psy le traitement est compliqué a doser, parfois il y a des echecs, et quand les malades sont stabilisés, ils sont renvoyés chez eux .... et c'est la que les choses se gâtent. Donc une surveillance supplémentaire n'est pas du luxe.
On va dire que je regarde ailleurs, mais avec la CGT c'est toujours la confusion savamment entretenue. Ce qui, à mon avis, la rend totalement illisible et inaudible, sur ce sujet comme partout ailleurs.La Fédération CGT
"le suivi de patients hospitalisés sans consentement en psychiatrie" avec le fichier "des personnes
surveillées pour radicalisation et/ou lien avec le terrorisme".
Après les récentes et multiples exactions policières, des centaines de blessés, des
dizaines mutilés pour avoir exercé leur droit à manifester, cette nouvelle étape nous
ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.
Voilà typiquement le genre de propos classique qu'on entend dans 99% des cas.Yann Begervil a écrit : 15 janvier 2020 10:25 et quand les malades sont stabilisés, ils sont renvoyés chez eux .... et c'est la que les choses se gâtent. Donc une surveillance supplémentaire n'est pas du luxe.
On ne parle pas tout a fait de la même chose.Bertrand a écrit : 15 janvier 2020 11:15Voilà typiquement le genre de propos classique qu'on entend dans 99% des cas.Yann Begervil a écrit : 15 janvier 2020 10:25 et quand les malades sont stabilisés, ils sont renvoyés chez eux .... et c'est la que les choses se gâtent. Donc une surveillance supplémentaire n'est pas du luxe.
"Le personnel soignant fait un travail remarquable avec des pathologies/malades lourds qui ne peuvent pas se gérer seuls".
Moi je vous traduit sans détour ce que vous dîtes, déjà par la phrase ci-dessus, mais également par et quand les malades sont stabilisés suffisament usé pour avoir compris que pour sortir il faut être tout le temps d'accord avec le psychiatre, ils sont renvoyés chez eux .... et c'est la que les choses se gâtent. Ils retrouvent la liberté et c'est là qu'il en profite ce qui est bien légitime pour dire ce qu'ils veulent.
Donc une surveillance supplémentaire n'est pas du luxe est une double peine dans la plupart des cas.
Que les psychiatres sont dans leur immense majorité des théoriciens de formation qui dans la pratique sont des directeurs de centre pénitentiaire qui aiment s'écouter parler, faire les questions et les réponses et faire semblant d'être en mesure de dire que untel est dangereux ou pas pour lui même et pour les autres. Mais en réalité personne ne lit dans une boule de cristal. Personne, donc les psychiatres non plus.Jean de Meung a écrit : 15 janvier 2020 11:31 S'ils peuvent "dire ce qu'ils veulent".. Ça veut dire quoi ?
Ce qui est le cas de temps en temps. Je ne sais pas. Disons dans 40% des cas.Yann Begervil a écrit : 15 janvier 2020 11:36 Moi, je te parle de schizophrènes dangereux pour eux même et pour les autres. Ce qui est souvent le cas des hospitalisations sous contrainte.
Merci pour tes explications en ce qui concerne les psychiatres, mais quid des malades ? Car c'est surtout sur eux que je trouvais ton message ambigu. Dans le message ci-dessous, sont mélangés le psychiatre, les malades... Un coup tu écris au singulier : il, un coup au pluriel : ils, ce qui fait qu'on ne sait pas bien de qui tu parles... D'où ma question.Bertrand a écrit : 15 janvier 2020 12:23 95% des patients sont d'accord avec le constat ci-dessus tu peux me croire.
Est-ce qu'être d'accord avec le psychiatre garantit les malades soient suffisamment "stabilisés" pour éviter un éventuel passage à l'acte ?"quand les malades sont suffisament usé pour avoir compris que pour sortir il faut être tout le temps d'accord avec le psychiatre, ils retrouvent la liberté et c'est là qu'il en profite ce qui est bien légitime pour dire ce qu'ils veulent."