Page 2 sur 3
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 18:51
par papibilou
Jiimmy a écrit : 06 octobre 2022 18:40
Pas sûr que cela soit positif pour les entreprises. Ne pouvant plus abandonner leur poste pour percevoir le chômage, les personnes feront donc en sorte de se faire licencier pour faute lourde/grave (ce qui impactera les finances des entreprises, selon les fautes commises). On ne fait que déplacer le problème en augmentant les conséquences sur les entreprises.
C'est ce que j'ai pensé. Il eut donc fallu qu'il y ait des modalités concernant ce type de licenciement.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 18:59
par vivarais
Kelenner a écrit : 06 octobre 2022 12:24
Il me semble que l’abandon de poste fait perdre ses cotisations pour la retraite, ce qui pour le coup est anormal.
Ce qui est anormal c'est que la gauche l'ouvre dans cette affaire comme dans d'autres
Après avoi appelé à voter en front républicain pour macron
Melençon a dit clairement par 4 fois "pas une voix pour MLP
Et pas comme PECRESSE "NI-NI"
Il faut savoir assumer ses choix camarade
Et il rete encore 4 ans et demi comme cela car comme c'est son dernier mandar "rien n'arrêtera MACRON dans ses réformes anti socialesrien n'eùêchait de licencier quelqu'un pour abandon d eposte
Et là en front républicain c'est comme si vous aviez voté de transformer un licenciement en démission c'est à dire sans indemnités
Que du bonheur pour le patron grace à la gauche

Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 19:03
par Fonck1
vivarais a écrit : 06 octobre 2022 18:59
Kelenner a écrit : 06 octobre 2022 12:24
Il me semble que l’abandon de poste fait perdre ses cotisations pour la retraite, ce qui pour le coup est anormal.
Ce qui est anormal c'est que la gauche l'ouvre dans cette affaire comme dans d'autres
Après avoi appelé à voter en front républicain pour macron
tout le monde applaudit cette mesure, sauf vous.
ça vous fait mal au derche que tout le monde reconnaisse qu'il y avait un passe droit, sauf vous.
par ailleurs, dans une démocratie, sachez que la gauche a autant le droit de parler que vous, on est pas encore dans
votre dictature souhaitée.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 19:16
par Fonck1
Jiimmy a écrit : 06 octobre 2022 18:40
Pas sûr que cela soit positif pour les entreprises. Ne pouvant plus abandonner leur poste pour percevoir le chômage, les personnes feront donc en sorte de se faire licencier pour faute lourde/grave (ce qui impactera les finances des entreprises, selon les fautes commises). On ne fait que déplacer le problème en augmentant les conséquences sur les entreprises.
déjà c'est faux, parce que l'employeur peut se retourner contre l'employé, et l'employeur ne lui versera pas d'indemnités dans les cas de fautes lourdes et graves.
ensuite, je n'ai pas trouvé de cout pour l'employeur le cas échéant.
il y a les indemnités de CP et surement d'autres, mais le salarié est directement impacté.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 19:33
par Kelenner
En fait, comme toujours avec la droite, on est sur du dogmatisme ne tenant aucun compte du réel. Comme ces gens sont exclusivement issu d'un petit milieu de haute bourgeoisie, ils ne voient qu'un seul aspect des choses, avec des t a priori idéologiques manichéens : patrons=gentils, salariés=profiteurs. Mais dans le monde réel, il y a autant de motifs à l'abandon de poste que de salariés. Certains sont effectivement des fumistes et des incapables qui profitent du système. Beaucoup d'autres n'abandonnent leur poste qu'à contre-coeur, parce qu'ils ne supportent plus des conditions de travail trop pénibles et qu'ils ne veulent pas démissionner pour ne pas se retrouver sans rien. Comme les ruptures conventionnelles sont de plus en plus difficiles à obtenir, car pas à l'avantage des employeurs, ils n'ont souvent pas d'autre solution que de tout plaquer. Une réforme juste aurait été de faire évaluer chaque cas individuellement, pour faire le tri entre les abus et les retraits légitimes. Pas assez vendeur et manichéen pour l'électorat bas du front de droite.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 20:14
par Jiimmy
papibilou a écrit : 06 octobre 2022 18:51
C'est ce que j'ai pensé. Il eut donc fallu qu'il y ait des modalités concernant ce type de licenciement.
Cela parait compliqué à mettre en oeuvre car qui pourrait être chargé de juger de l'intention du salarié au moment de la commission de l'acte visé ?
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 20:17
par Jiimmy
Fonck1 a écrit : 06 octobre 2022 19:16
déjà c'est faux, parce que l'employeur peut se retourner contre l'employé, et l'employeur ne lui versera pas d'indemnités dans les cas de fautes lourdes et graves.
ensuite, je n'ai pas trouvé de cout pour l'employeur le cas échéant.
il y a les indemnités de CP et surement d'autres, mais le salarié est directement impacté.
Peu importe qu'il ne dispose pas d'indemnités puisque ce qu'il vise c'est le chômage. Et peu importe que l'employeur se retourne contre l'employé, comment l'employeur pourrait prouver que l'acte était intentionnel ?
Le coût pour l'employeur c'est, par-exemple, un mécanicien qui démarre une voiture sans huile en prétextant avoir oublié de la remettre (ou qui monte mal des pièces). Vous imaginez le coût pour l'employeur ?
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 20:19
par Jiimmy
Kelenner a écrit : 06 octobre 2022 19:33 Une réforme juste aurait été de faire évaluer chaque cas individuellement, pour faire le tri entre les abus et les retraits légitimes.
Oui mais je doute que la justice sociale fasse partie des préoccupations de nos dirigeants qui ne semblent motivés que par la défense des intérêts d'une certaine classe de la société plutôt que de toutes les autres. Il est clair que les nombreux signaux envoyés légitiment clairement les titres que l'on attribue à notre "président des riches/puissants".
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 20:27
par papibilou
Fonck1 a écrit : 06 octobre 2022 19:16
Jiimmy a écrit : 06 octobre 2022 18:40
Pas sûr que cela soit positif pour les entreprises. Ne pouvant plus abandonner leur poste pour percevoir le chômage, les personnes feront donc en sorte de se faire licencier pour faute lourde/grave (ce qui impactera les finances des entreprises, selon les fautes commises). On ne fait que déplacer le problème en augmentant les conséquences sur les entreprises.
déjà c'est faux, parce que l'employeur peut se retourner contre l'employé, et l'employeur ne lui versera pas d'indemnités dans les cas de fautes lourdes et graves.
ensuite, je n'ai pas trouvé de cout pour l'employeur le cas échéant.
il y a les indemnités de CP et surement d'autres, mais le salarié est directement impacté.
C'est exact, un employé lourdé pour faute lourde n'obtiendra des indemnités de licenciement que s'il prouve sa bonne foi. Mais il touchera des allocations chômage, plus du tout dans le cas d'abandon de poste.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 06 octobre 2022 21:48
par Victor
Kelenner a écrit : 06 octobre 2022 19:33
En fait, comme toujours avec
la droite
Pour votre information Kelenner, (vous avez dû louper beaucoup d'épisodes depuis 2017 et la fin du quinquennat Hollande), ce n'est pas la droite qui gouverne la France, mais une coalition centriste entre le Modem et LREM.
Merci de vous informer un peu plus régulièrement, et pas tous les 10 ans.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 07 octobre 2022 00:34
par lotus95
Même si j'ai toujours trouvé illogique qu'un abandon de poste donne droit au chômage , alors qu'une démission dans les règles non , je pense aussi qu'il y a des cas de figure qui justifient l'abandon de poste ; notamment les situations de harcèlement pour lesquelles il est difficile d'être en arrêt de travail ad vitam eternam ; il aurait fallu laisser une porte ouverte à un jugement au cas par cas ; la parade est la prise d'acte de rupture s'il y a défaillances de l'employeur , mais la procédure peut être longue et hasardeuse
Cela dit, l'abandon de poste est à double tranchant si l'employeur joue le vice de ne pas réagir et d'embaucher des CDD ou intérimaires pour remplacer le salarié absent , qui lui se trouve le cul entre 2 chaises parce qu'il ne peut ni reprendre un autre poste , ni bénéficier du chômage
Mais pour les fumistes rompus aux abandons de postes , c'est facile de le transformer en absences injustifiées répétées suivies de reprises de courte durée , tout aussi nuisibles pour l'entreprise ... qui donneraient lieu au bout de X temps à un licenciement pour faute grave , qui donne le droit au chômage de la même manière ...
bref pas sûr que ce vote soit une avancée , on y voit seulement les intentions affichées de ne lutter QUE contre les abus supposés de salariés , alors qu'on ne fait pas grand chose contre ceux des employeurs , notamment en matière de harcèlement moral et de burn out , les procédures sont longues , hasardeuses, et dissuasives
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 07 octobre 2022 00:52
par lotus95
papibilou a écrit : 06 octobre 2022 20:27
Fonck1 a écrit : 06 octobre 2022 19:16
déjà c'est faux, parce que l'employeur peut se retourner contre l'employé, et l'employeur ne lui versera pas d'indemnités dans les cas de fautes lourdes et graves.
ensuite, je n'ai pas trouvé de cout pour l'employeur le cas échéant.
il y a les indemnités de CP et surement d'autres, mais le salarié est directement impacté.
C'est exact, un employé lourdé pour faute lourde n'obtiendra des indemnités de licenciement que s'il prouve sa bonne foi. Mais il touchera des allocations chômage, plus du tout dans le cas d'abandon de poste.
Dans la faute lourde, c'est à l'employeur de prouver une intention de nuire à l'entreprise , et dans ce cas , il n'y a ni indemnités de licenciement , et pendant longtemps, il n'y avait pas non plus d'indemnités CP avant que cela soit jugé inconstitutionnel , mais en effet, toujours des allocations chômage ;
pour le coup, sanctionner davantage l'abandon de poste et la démission , qui peuvent être fondés sur des motifs légitimes , par une privation d'allocations parait déséquilibré par rapport à des actes délibérés visant à nuire à l'entreprise
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 07 octobre 2022 08:21
par Patchouli38
Après avoir lu plusieurs de vos posts, j'ai modifié un peu mon jugement face à l'abandon de poste.
Une personne harcelée pourra toujours se mettre en arrêt maladie et interpeller la médecine du travail. C'est ce qu'à fait une de mes amies qui a été en arrêt jusqu'à la fin de son contrat, elle ne voulait plus revenir car elle a vécu le harcèlement au travail.
Quand un salarié se met en arrêt maladie, la patron pourra être à la recherche d'un candidat remplaçant car il a en mains les dates fixes de l'arrêt de travail.
En cas d'abandon de poste, que le salarié ne donne plus signe de vie et n'indique donc pas les raisons de cet abandon, cela peut être effectivement assimilé à une démission, surtout si l'abandon s'installe dans la durée. Le poste peut être stratégique et peut mettre l'entreprise en difficulté. Outre le fait de ne pas pouvoir recruter un remplaçant vu que le salarié absent est toujours considéré "présent" au sein de l'entreprise, certaines activités peuvent également être à l'arrêt ralentissant voir mettant à l'arrêt le fonctionnement de la société et ce, au détriment des autres salariés. L'abandon peut aussi être considéré comme une fuite du salarié, incapable de faire face à ses responsabilités.
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 07 octobre 2022 08:30
par sofasurfer
Fonck1 a écrit : 06 octobre 2022 12:37
c'est une bonne réforme
Pas certain, car il va y avoir des abus en pagaille. Car cela dépend du motif de l'abandon de poste : si c'est pour uniquement se faire licencier et toucher le chômage c'est compréhensible, mais il peut être considéré par l'employeur comme abandon de poste le fait de ne plus venir a son poste de travail pour harcèlement, danger grave et imminent, arrête de travail non remis a temps( il faudra donc els envoyer en recommandé pour avoir la date exacte)
Cela fera les choux gras des employeurs qui voudrons se débarrasser sans frais d'un salarié, pas certain que ce soit une avancée positive...
Re: L’Assemblée nationale vote l’assimilation de l’abandon de poste à une démission
Posté : 07 octobre 2022 08:43
par Patchouli38
sofasurfer a écrit : 07 octobre 2022 08:30
Fonck1 a écrit : 06 octobre 2022 12:37
c'est une bonne réforme
Pas certain, car il va y avoir des abus en pagaille. Car cela dépend du motif de l'abandon de poste : si c'est pour uniquement se faire licencier et toucher le chômage c'est compréhensible, mais il peut être considéré par l'employeur comme abandon de poste le fait de ne plus venir a son poste de travail pour harcèlement, danger grave et imminent, arrête de travail non remis a temps( il faudra donc els envoyer en recommandé pour avoir la date exacte)
Cela fera les choux gras des employeurs qui voudrons se débarrasser sans frais d'un salarié, pas certain que ce soit une avancée positive...
Remettre un arrêt de travail à temps a toujours existé, il suffit de respecter la procédure. Si l'on accepte le fait que le salarié a tardé à donné son papier, qui dit qu'il ne va pas continuer à le rendre avec retard ? Cela peut aussi être un mauvais signal pour les autres salariés. Il y a des procédures à respecter, sinon on ne s'en sort plus. Un salarié harcelé ou en danger peut se mettre en relation avec la Médecin du travail et/ou se mettre en arrêt de travail. Le danger serait plutôt le retour.