Crapulax a écrit : 03 février 2023 12:51
a priori, ce serait ds mineurs, vous voulez qu'on renvoie ces mineurs sur des bateaux direction la guerre en Afrique?
Les mineurs ne viennent pas en France pour travailler puisqu'ils ne le peuvent pas..Alors pourquoi viennent-ils?...Tu ne penses pas que pour un certain nombre il s'agit par la suite de tenter de jouer le regroupement familial?...Alors non,ces mineurs n'ont pas leur place sur le sol Français....Et leurs parents doivent les récupérer...Laisser partir son fils pour qu'il réussisse sa vie ou attendre de lui qu'il en fasse "profiter" la famille?
...Je crois que c'est une question assez légitime non?
Votre question est tout à fait légitime et je me suis renseignée sur le sujet, celui-ci penche plutôt vers votre réflexion :
"Si donc leur nombre a autant progressé ces dernières années, ça n'est pas en raison de l'évolution de la situation sécuritaire, pas plus d'ailleurs que politique, économique, climatique ou autres, dans leurs pays d'origine mais, d'abord, parce que le fait de se déclarer comme mineur permet l'entrée et le maintien sur le territoire français (car même si l'évaluation prouve ensuite le contraire, le nombre d'éloignements - c'est à dire d'expulsion - étant très faible, la très grande majorité de ces personnes restent dans le pays) ; ensuite, car le statut de MNA, très protecteur15, a été au fil du temps, via le bouche à oreille, popularisé auprès des candidats à l'immigration et de leurs familles (tel candidat réussissant son "passage" en Europe en assure la promotion auprès de son entourage resté au pays, suscitant ainsi des vocations) ; également, parce que l'information sur les moyens de rejoindre l'Europe et de s'y maintenir s'est, elle aussi, largement diffusée (grâce notamment à l'usage des réseaux sociaux comme WhatsApp ou Telegram dont l'accès est universel et le coût marginal) ; enfin, en raison du fort développement des filières de passeurs dont le recours est indispensable, sur tout ou partie du trajet, pour rejoindre l'Europe, puis circuler au sein de l'Union européenne. C'est la combinaison de ces différents facteurs qui explique la très forte augmentation ces dernières années du nombre de MNA dans notre pays, au point qu'aujourd'hui le statut, détourné de sa mission originelle, s'est mué en large partie en filière d'immigration clandestine.
Pour y remédier, c'est à la source, à tous les sens du terme, qu'il faut prendre le problème16. Le ministre de l'Intérieur l'a bien compris qui est résolu à prendre l'attache des autorités dans les pays de départ pour, d'une part, assurer, dans les meilleures conditions, le retour dans leur pays d'origine de ces mineurs et, d'autre part, travailler avec ces autorités pour prévenir les velléités de départ, via notamment le levier de l'aide publique au développement qu'il faut sans doute renforcer qualitativement et, dans une certaine mesure, quantitativement, au niveau national comme européen17. Le ministre a annoncé qu'il se rendra d'abord au Maghreb (au Maroc, puis en Algérie et en Tunisie). En toute logique, il devrait poursuivre avec les trois pays d'Afrique de l'Ouest (Guinée Conakry, Mali et Côte d'Ivoire) qui génèrent à eux seuls, rappelons-le, plus de 60 % des flux".
https://www.institutmontaigne.org/analy ... -en-france
Le gouvernement travaille sur le dossier et la solution ne se trouvera pas du jour au lendemain. En effet, il y a un travail de fond.
Accueillir ces mineurs et les placer provisoirement dans des hôtel, c'est éviter que ces jeunes tombent au mains de personnes peu scrupuleuses.
Ensuite, travailler avec les pays d'origine de ces jeunes gens avant de les renvoyer en toute sécurité et d'éviter que leur route soit détournée par des mafieux.
Quelles sont les propositions des oppositions, trop occupées par la réforme des retraites mais pas assez pour critiquer le gouvernement ?