gare au gorille a écrit : 11 mai 2023 23:35
Patchouli38 a écrit : 11 mai 2023 18:41
Toujours à minimiser les faits Gare aux gorilles. Et pourtant, cette bande de pieds nickelés, en reprenant votre expression, est tout de même de la mouvance néonazis et préparait des actes d'attentats. Si on les avaient laissé faire, et qu'ils auraient commis leur acte meurtrier, vous auriez dit quoi ?
Quoi que vous pensiez, l'extrême-droite et l'ultra-droite (et gauche en passant) sont un danger pour la France. Les faits divers commencent à se remplir de leurs méfaits, le dernier en date étant l'incendie du domicile du maire de St-Brévin.
Mais je déteste l'extrême droite tout autant que vous, et justement l'extrême droite c'est celle que vous voyez ici dans ce procès et c'est celle qu'on a vu défilé samedi masquée. Mais ce ne sont que des groupuscules marginaux, je crois qu'en France le chiffre avancé est de 2000 personnes.
Et ce sont bien des Pieds Nickelés qui passent plus de temps à gesticuler et à se vanter de leur "projets" qu'à chercher la moindre efficacité.
Ils passent leur temps à dévoiler leurs projets stupides el la police passe son temps à les arrêter avant même que tout soit au point.
Il me semble qu'on est plus dans du théâtre que dans de l'action terroriste et c'est pas plus mal. Mais la vraie menace est bien ailleurs, si ces gens étaient si dangereux que ça nous aurions déjà des tas de morts. Or l'action d'éclat constatée à ce jour ce résume au dépôt d'une couronne de fleurs.
Je ne nie pas votre détestation de l'extrême-droite qui, ici là, on parlerait plutôt d'ultra-droite, mais minimiser leur mouvance est une erreur.
Ce n'est pas parce qu'elle est moins visible que celle-ci se compte à quelques membres habitués au clash :
"La menace terroriste issue de l’ultradroite en France et en Europe
"Si la menace djihadiste demeure importante en France mais également en Europe, celle de l’ultradroite, nettement moins « visible », n’en est pas pour autant moins inquiétante. La manifestation à Paris, le 6 mai dernier, de certains de ses groupuscules en est une illustration. Jean-Baptiste Ronzon analyse ce phénomène en pleine expansion au niveau européen.
Comme l’a indiqué Catherine De Bolle, la directrice exécutive d’Europol, dans le dernier rapport publié sur la menace terroriste en Europe, « les acteurs isolés affiliés à l’extrémisme djihadiste ou d’ultradroite demeurent la principale menace de terrorisme potentiel et d’attaques violentes au sein de l’Union européenne ». Elle rappelle ainsi que si le djihadisme reste aujourd’hui encore la principale menace en Europe et en France, celle issue de l’ultradroite est en pleine expansion.
Différents concepts sont utilisés pour désigner les mouvances relevant de l’extrême droite (droite radicale, extrémisme de droite, ultradroite, fascisme, néofascisme, néonazisme). Même si différentes définitions existent, on considère qu’appartiennent à l’extrême droite les groupes caractérisés par la valorisation de l’ordre, de l’État fort et la méfiance envers la démocratie parlementaire, ainsi que par le rejet du multiculturalisme1. Il est aussi possible d’y ajouter la valorisation de valeurs dites traditionnelles comme la famille, la communauté ou encore la religion2.
Il s’agit également de distinguer deux grands courants au sein de l’idéologie d’extrême droite. Ces derniers se différencient l’un de l’autre par leur acceptation de la démocratie et le niveau de violence qu’ils prônent. Existent ainsi la droite radicale, qui opère dans un cadre démocratique, et l’extrémisme de droite, qui favorise le recours à la force ou à d’autres moyens non conventionnels pour provoquer un changement politique. L’ultradroite quant à elle désigne des groupes appartenant idéologiquement à l’extrême droite, agissant hors du champ politique et susceptibles de poser une menace à l’ordre public3.
État des lieux de la menace terroriste issue de l’ultradroite en Europe et dans le monde
Aujourd’hui, la menace djihadiste tend globalement à diminuer sur notre continent. Ainsi, 15 attentats ont été déjoués en 2021 contre 57 en 20204. Même si les défis restent nombreux (la radicalisation en prison est toujours un phénomène important ; des milliers d’Européens restent détenus en Syrie ; la propagande djihadiste en ligne est certes dispersée mais davantage difficile à contenir5 et que l’on mesure encore mal les conséquences de la prise de pouvoirs des talibans en Afghanistan depuis août 2021 ; les organisations terroristes (Al-Qaïda ou l’État islamique notamment) peinent à mener de nouvelles attaques d’envergure et misent désormais sur des individus isolés, qualifiés souvent de « loups solitaires »6, radicalisés par internet et menant des attaques avec des moyens rudimentaires (arme blanche, véhicule, etc.).
Toutefois, une autre menace se développe davantage : celle provenant de l’ultradroite. Certes, le nombre d’attaques et de projets d’attentats liés à cette mouvance reste faible en Europe (3 attentats en 2021, 4 en 2020), mais il est en croissance. Ce développement s’appuie sur les craintes exprimées par une partie de l’opinion publique : submersion migratoire, paupérisation économique dans un contexte inflationniste, défense d’une tradition judéo-chrétienne, etc. Ainsi, les terroristes d’extrême droite Anders Breivik et Brenton Tarrant avaient précisément évoqué leur lutte contre le « grand remplacement »7 avant leur passage à l’acte. Dans son manifeste intitulé 2083 – Une déclaration d’indépendance européenne, le Norvégien, auteur de l’attaque commise à Oslo le 22 juillet 2011 (77 morts, 151 blessés), dressait un réquisitoire ultranationaliste, raciste, néo-sioniste et antiféministe. L’auteur australien de l’attentat de Christchurch perpétré le 15 mars 2019 (51 morts, 49 blessés) avait adopté un argumentaire similaire, évoquant un « génocide blanc » dont seraient victimes les peuples européens. Cette tendance est massive et s’observe à l’échelle mondiale. Ainsi, le Comité du Conseil de sécurité de l’ONU chargé de la lutte contre le terrorisme a fait état d’une augmentation de 320% du « terrorisme d’extrême droite » dans le monde depuis 20168.
Preuve de l’intensification de la menace, les arrestations pour des faits de terrorisme liés à l’ultradroite sont en constante augmentation depuis 2011. Ainsi, d’après le dernier rapport publié par Europol sur l’évolution de la menace terroriste au sein de l’Union européenne9, 5 personnes auraient été arrêtées pour ces motifs en 2011, 34 en 2014, 44 en 2018 et 64 en 2021. L’une des augmentations les plus importantes du nombre d’arrestations a été enregistrée en France (29 arrestations en 2021, contre 5 en 2020 et 7 en 2019) et concerne principalement la mouvance « accélérationniste »10. Les suspects étaient principalement des hommes, ressortissants des pays dans lesquels ils ont été arrêtés, âgés de 23 à 62 an"
https://www.jean-jaures.org/publication ... en-europe/
Ce terrorisme s'étend tel un cancer et le danger serait, justement, de faire comme s'il n'existe pas.