Fonck1 a écrit : 14 décembre 2023 15:51
ha ben la bas c'est pas trop compliqué, tu l'ouvres tu vas en taule pour 25 ans.
quel monde rêvé...
![Dan.San :]](./images/smilies/8.gif)
le rêve de tout dirigeant.
Effectivement.
Pas besoin de campagne ruineuse et épuisante pour se faire élire (comme aux E-U ou en Europe). Pas besoin de discussions interminables au Parlement pour décider d'augmenter le budget de l'armement. Pas besoin d'opposition pour négocier toute décision ("j'veux pas voir une tête qui dépasse ou alors t'es mort"). Pas d'immigration clandestine à gérer ni de débats là-dessus : la Russie de Poutine est slave, blanche et homogène et assume totalement et sans mauvaise conscience son nationalisme ethnique. Les sociétés "multiculturelles" c'est pour l'Europe et Poutine leur file le bébé à chaque fois que c'est possible en leur ouvrant la frontière à la Finlande (qui la referme aussitôt).
Pas de société civile russe qui réfléchit par elle-même et qui manifeste dans la rue. Pas de "gilets jaunes" qui rouspètent en Russie.
Une propagande idéologique efficace qui vise tous les points faibles de l'Europe, qui sait taper où ça fait mal et qui sait "recruter" dans ses plus hautes sphères politiques et économiques européennes (Fillon, Schröder et cie...)
Une armée d'informaticiens compétents qui génère des attaques destructrices dans les administrations et les hôpitaux etc etc...
La question qui se pose face à l'extrême pouvoir de nuisance de la Russie de Poutine, c'est : comment l'Europe pourrait lui rendre la monnaie de sa pièce tout en respectant ses valeurs et l'état de droit ?
Parce que des points faibles, Poutine en a. Sa Russie en a. Et, à mon avis, sans devoir recourir à une guerre militaire classique c'est par ça qu'il faudrait commencer : la guerre psychologique avec une offensive généralisée en matière de contre-propagande.
Il faudrait que nos publicistes et nos informaticiens s'y mettent sérieusement et apprennent à "pénétrer" la société civile russe. Et sans y aller mollo parce que plus c'est gros, plus ça passe.
Problème à prévoir : les belles âmes européennes de gauche décrèteraient aussitôt que ce serait de la "russophobie"!
Encore un avantage pour la Russie de Poutine qui n'a pas ce problème avec nous.