Crapulax a écrit : 24 janvier 2024 15:04
Rassurons-nous..Le président Macron et son "porte-voix" le ministre Darmanin répétaient..."100% des OQT exécutés"..C'était en 2019...Ceux qui seront déboutés de leurs demandes devraient donc logiquement repartir d'ou ils viennent non?...
Normalement, l'OQTF concerne tous ceux qui sont entrés illégalement dans le territoire. Ce devrait être déjà un délit : ça ne l'est pas et le CC vient justement de cautionner cela.
Par ailleurs, tous les migrants entrés illégalement dans le pays ont une bonne raison pour cela : qu'elle relève du droit d'asile politique ou d'une nécessité économique ou climatique. Et, des fois, tout se mêle. Un exemple : dans son pays qui n'est pas guerre, un petit paysan ivoirien est exproprié de sa terre pour un projet immobilier dont le promoteur pistonné est un cousin d'un ministre en place. On lui donne un pécule ridicule et il est obligé d'aller vivre sa misère à Abidjan à la recherche de petits boulots pour survivre, à la suite de quoi il décide d'aller tenter sa chance en Europe en y entrant illégalement.
Pour le fonctionnaire français qui doit traiter son dossier, le cas de ce migrant est-il d'ordre politique ou économique ? Si ce fonctionnaire prend bien en compte toutes les données de ce cas : les deux, mon capitaine !
Pour terminer, l'OQTF est assortie de tellement de possibilités de recours juridiques que ça ne peut pas marcher dans la plupart des cas, à l'exception d'un seul : quand la personne entrée illégalement représente une menace clairement fondée pour le pays.
L'OQTF est une feuille de vigne pour cacher la réalité crue du problème : les autorités sont complètement dépassées et quand un migrant entre illégalement dans le territoire, dans 95 % des cas, il a toutes les chances d'y rester, quelles que soient les décisions qui ont été prises à son encontre.
Et les concernés le savent bien, informés qu'ils sont par toutes les ONG et associations qui s'occupent d'eux.
On parle de réformes de la Constitution ? Je mets ma main au feu, que -pour être raccord avec l'afflux de plus en plus massif de migrants illégaux et ne plus perdre de temps en formalités administratives devenues inopérantes- dans moins de 20 ans, on y aura introduit un droit absolu à l'immigration (légale ou non).