Conséquences de la censure sur le pouvoir d'achat
Posté : 03 décembre 2024 13:17
Les partis d'opposition ayant déposé une motion de censure et ceux qui la voteront n'ont pas pensé une seule seconde sur les conséquences de cette dernière sur le pouvoir d'achat. Et c'est sensé agir "au nom des français". On est sûr d'une chose, les riches pourront se frotter les mains :
"Budget : voici les quatre effets d’une éventuelle chute du gouvernement sur votre pouvoir d’achat
Le gouvernement Barnier est sous la menace d’une motion de censure. Sa chute rendrait impossible l’adoption des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Avec des conséquences très concrètes pour le pouvoir d’achat.
Le Premier ministre Michel Barnier a activé ce lundi 2 décembre l’article 49.3 de la Constitution, à propos du budget de la Sécurité sociale. Il est désormais sous la menace d’une motion de censure du RN et de la gauche. Ce qui empêcherait le vote des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Voici quelles seraient les conséquences.
Le Premier ministre Michel Barnier a activé ce lundi 2 décembre l’article 49.3 de la Constitution, à propos du budget de la Sécurité sociale. Il est désormais sous la menace d’une motion de censure du RN et de la gauche. Ce qui empêcherait le vote des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Voici quelles seraient les conséquences.
Davantage d’impôts
L’impôt sur le revenu d’une grande partie des contribuables pourrait s’accroître l’an prochain. Ce serait l’une des conséquences d’une chute du gouvernement et de la non-adoption du budget 2025 de l’État. Le texte prévoit une indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, soit 2 %.
La non-indexation aurait des répercussions. Pour les comprendre, il faut avoir en tête que le revenu imposable est taxé par tranches, chacune étant assortie d’un taux. L’indexation permettrait à un contribuable célibataire sans enfant (une part fiscale) de devenir imposable sur ses revenus 2024 (déclarés en mai 2025) à partir de 11 520 € (et non plus de 11 294 €). Faute d’indexation, l’entrée dans l’impôt resterait à 11 294 €. Or, les salaires devraient augmenter en moyenne d’1,4 % en 2024.
Cette modeste hausse (inférieure à l’inflation) risque d’être grignotée par l’entrée dans l’impôt sur le revenu (380 000 foyers concernés, selon le gouvernement). L’impôt des contribuables des autres tranches augmenterait aussi. « Les Français paieraient trois milliards d’impôts en plus », calcule Véronique Louwagie, vice-présidente (Droite républicaine) de la commission des finances de l’Assemblée.
Un cadeau aux plus riches
La contribution additionnelle sur les hauts revenus, qui doit concerner 24 300 foyers, et rapporter deux milliards, ne serait pas mise en œuvre, sans budget de l’État.
Des incertitudes pour les fonctionnaires
Les fonctionnaires de l’État continueront à être payés en janvier, même sans budget. « Pour assurer la continuité des services publics, le gouvernement devra faire voter une loi spéciale, l’autorisant à recouvrer les impôts, indique Charles de Courson, rapporteur (Liot) du budget à l’Assemblée. Et à débloquer les crédits à hauteur de ceux votés en 2024. »
Le Premier ministre Michel Barnier a activé ce lundi 2 décembre l’article 49.3 de la Constitution, à propos du budget de la Sécurité sociale. Il est désormais sous la menace d’une motion de censure du RN et de la gauche. Ce qui empêcherait le vote des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Voici quelles seraient les conséquences.
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Davantage d’impôts
L’impôt sur le revenu d’une grande partie des contribuables pourrait s’accroître l’an prochain. Ce serait l’une des conséquences d’une chute du gouvernement et de la non-adoption du budget 2025 de l’État. Le texte prévoit une indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, soit 2 %.
La non-indexation aurait des répercussions. Pour les comprendre, il faut avoir en tête que le revenu imposable est taxé par tranches, chacune étant assortie d’un taux. L’indexation permettrait à un contribuable célibataire sans enfant (une part fiscale) de devenir imposable sur ses revenus 2024 (déclarés en mai 2025) à partir de 11 520 € (et non plus de 11 294 €). Faute d’indexation, l’entrée dans l’impôt resterait à 11 294 €. Or, les salaires devraient augmenter en moyenne d’1,4 % en 2024.
Cette modeste hausse (inférieure à l’inflation) risque d’être grignotée par l’entrée dans l’impôt sur le revenu (380 000 foyers concernés, selon le gouvernement). L’impôt des contribuables des autres tranches augmenterait aussi. « Les Français paieraient trois milliards d’impôts en plus », calcule Véronique Louwagie, vice-présidente (Droite républicaine) de la commission des finances de l’Assemblée.
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Des incertitudes pour les fonctionnaires
Les fonctionnaires de l’État continueront à être payés en janvier, même sans budget. « Pour assurer la continuité des services publics, le gouvernement devra faire voter une loi spéciale, l’autorisant à recouvrer les impôts, indique Charles de Courson, rapporteur (Liot) du budget à l’Assemblée. Et à débloquer les crédits à hauteur de ceux votés en 2024. »
Sauf qu’entre 2024 et 2025, la masse salariale, même en l’absence de hausse du point, pourrait continuer d’augmenter, notamment en fonction de l’ancienneté. « À l’automne 2025, on pourrait bien se retrouver en difficulté pour verser les traitements, estime Véronique Louwagie. Il faudra donc une loi pour compléter les financements. »
Des retraites davantage revalorisées
La revalorisation des retraites de base figure dans le budget de la Sécurité sociale, lui aussi en sursis. Il prévoyait une hausse de 0,8 % en janvier 2025. Et une deuxième revalorisation de la même hauteur au 1er juillet pour les petites retraites. « Si ce texte tombe, on revient à la formule légale d’indexation, indique Claude Wagner, de la CFDT retraités. À savoir la moyenne de l’inflation pendant un an, constatée trois mois avant la revalorisation. » Les pensions seraient alors revalorisées en janvier 2025 de « 2,2 % » pour tous les retraités."
https://www.ouest-france.fr/economie/bu ... ee5c51c9ef
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Le gouvernement Barnier est sous la menace d’une motion de censure. Sa chute rendrait impossible l’adoption des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Avec des conséquences très concrètes pour le pouvoir d’achat.
Le Premier ministre Michel Barnier a activé ce lundi 2 décembre l’article 49.3 de la Constitution, à propos du budget de la Sécurité sociale. Il est désormais sous la menace d’une motion de censure du RN et de la gauche. Ce qui empêcherait le vote des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Voici quelles seraient les conséquences.
Le Premier ministre Michel Barnier a activé ce lundi 2 décembre l’article 49.3 de la Constitution, à propos du budget de la Sécurité sociale. Il est désormais sous la menace d’une motion de censure du RN et de la gauche. Ce qui empêcherait le vote des budgets 2025 de l’État et de la Sécu. Voici quelles seraient les conséquences.
Davantage d’impôts
L’impôt sur le revenu d’une grande partie des contribuables pourrait s’accroître l’an prochain. Ce serait l’une des conséquences d’une chute du gouvernement et de la non-adoption du budget 2025 de l’État. Le texte prévoit une indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, soit 2 %.
La non-indexation aurait des répercussions. Pour les comprendre, il faut avoir en tête que le revenu imposable est taxé par tranches, chacune étant assortie d’un taux. L’indexation permettrait à un contribuable célibataire sans enfant (une part fiscale) de devenir imposable sur ses revenus 2024 (déclarés en mai 2025) à partir de 11 520 € (et non plus de 11 294 €). Faute d’indexation, l’entrée dans l’impôt resterait à 11 294 €. Or, les salaires devraient augmenter en moyenne d’1,4 % en 2024.
Cette modeste hausse (inférieure à l’inflation) risque d’être grignotée par l’entrée dans l’impôt sur le revenu (380 000 foyers concernés, selon le gouvernement). L’impôt des contribuables des autres tranches augmenterait aussi. « Les Français paieraient trois milliards d’impôts en plus », calcule Véronique Louwagie, vice-présidente (Droite républicaine) de la commission des finances de l’Assemblée.
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Cette modeste hausse (inférieure à l’inflation) risque d’être grignotée par l’entrée dans l’impôt sur le revenu (380 000 foyers concernés, selon le gouvernement). L’impôt des contribuables des autres tranches augmenterait aussi. « Les Français paieraient trois milliards d’impôts en plus », calcule Véronique Louwagie, vice-présidente (Droite républicaine) de la commission des finances de l’Assemblée.
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https://www.ouest-france.fr/economie/bu ... ee5c51c9ef