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Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 19:47
par Kabé
LeGrandNoir a écrit : 03 janvier 2025 19:36 Il faut favoriser l'apprentissage, et fermer des facs de littéraires inutiles (les facs et les diplômés) et aussi fermer les bacs pro voies de garage.
Ce qu'il faut lire ici d'inepties... Ça explique bien pourquoi il y a de plus en plus d'abrutis dans ce pays.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 19:48
par papibilou
Georges61 a écrit : 03 janvier 2025 18:00
papibilou a écrit : 03 janvier 2025 16:01 Il ne s'agit pas de remettre en cause l'apprentissage, mais bien:
- de cibler les métiers d'avenir,
- de n'aider que les entreprises qui ont peu de moyens.
Et on ne doit pas mettre tant de moyens dans la formation initiale uniquement pour des raisons politiques liées aux chiffres du chômage. On est passé de 250 000 à 1 million d'apprentis en 7 ans. Près de 32 milliards au total:
D'une manière générale il ne s'agit pas de supprimer totalement les aides à la formation mais de faire le ménage:
https://www.teachizy.fr/blog/chiffres-c ... sionnelle/
227 000 formations proposées !!!
Si cela n'avait pas été fait nous aurions eu 750 000 à 1 000 000 de chômeurs de plus.
Les aides aux entreprises sont évaluées à 180 milliards. Le déficit public 2024 a été à peu près du même montant. Doit on se poser la question de la pertinence de ces aides?
Je crois que oui. Et je maintiens que beaucoup de grosses entreprises n'ont pas besoin d'aides de l'état.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 20:05
par Kabé
papibilou a écrit : 03 janvier 2025 16:01 Il ne s'agit pas de remettre en cause l'apprentissage, mais bien:
- de cibler les métiers d'avenir,
- de n'aider que les entreprises qui ont peu de moyens.
Je suis assez d'accord avec ça, même si j'inclurais aussi les métiers "traditionnels" pour lesquels il y manque de plus en plus de candidats (métiers techniques/manuels, qui nécessitent un savoir faire plus développé, e.a.).
Les grandes entreprises (disons de 50 employés et plus) et organisations ont suffisamment de marges pour former elles-mêmes leur personnel en interne ; pas besoins d'aides. Par contre, pour les petites entreprises et organisations, un contrat d'alternance peut être un vrais coup de pouce, voire une garantie de continuité de l'activité.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 20:06
par lepicard
papibilou a écrit : 03 janvier 2025 19:48
Georges61 a écrit : 03 janvier 2025 18:00

Si cela n'avait pas été fait nous aurions eu 750 000 à 1 000 000 de chômeurs de plus.
Les aides aux entreprises sont évaluées à 180 milliards. Le déficit public 2024 a été à peu près du même montant. Doit on se poser la question de la pertinence de ces aides?
Je crois que oui. Et je maintiens que beaucoup de grosses entreprises n'ont pas besoin d'aides de l'état.
c'est la-dedans qu'il faut taper ,,,, d'autant plus qu'énormément de promesses n'ont jamais été tenues ,depuis longtemps

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 20:26
par Kelenner
L'évolution proposée par le gouvernement va dans le bon sens, réduire les aides pour les grosses boîtes (j'aurais tout supprimé, mais c'est déjà une première étape) et les maintenir uniquement pour les PME.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 20:40
par papibilou
Kelenner a écrit : 03 janvier 2025 20:26 L'évolution proposée par le gouvernement va dans le bon sens, réduire les aides pour les grosses boîtes (j'aurais tout supprimé, mais c'est déjà une première étape) et les maintenir uniquement pour les PME.
Totalement d'accord.
Cela dit, cette réduction ne permettra pas beaucoup d'économies. Je crois avoir lu moins de 2 milliards. Mais il faut commencer par quelque chose.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 22:05
par Désactivé
papibilou a écrit : 03 janvier 2025 19:48
Georges61 a écrit : 03 janvier 2025 18:00

Si cela n'avait pas été fait nous aurions eu 750 000 à 1 000 000 de chômeurs de plus.
Les aides aux entreprises sont évaluées à 180 milliards. Le déficit public 2024 a été à peu près du même montant. Doit on se poser la question de la pertinence de ces aides?
Je crois que oui. Et je maintiens que beaucoup de grosses entreprises n'ont pas besoin d'aides de l'état.
J'ai du mal avec ce chiffre. Je dirais plutôt 2 fois moins si je me fie à l'avis de l'Inspection des Finances. Source sur le site de l'IGF: Revue de dépenses Les aides aux entreprises
En 2022, les entreprises implantées en France ont bénéficié de 64 Md€ d’aides de l’État sous formes d’aides budgétaires (28 Md€) et d’aides fiscales (36 Md€), auxquelles s’ajoutent les exonérations de cotisations sociales, les aides de l’Union européenne et celles des collectivités territoriales.

La mission menée par l’Inspection générale des finances (IGF) s’est concentrée sur les aides relevant des ministères chargés de l’économie et des finances, de l’énergie, de la recherche, des transports ainsi que de la transition écologique. Ces aides se matérialisent sous la forme de 44 dispositifs, totalisant 36 Md€ en 2022. Sur ce périmètre, la mission a examiné si le dispositif est destiné à des entreprises soumises à une concurrence internationale, si sa nature (subventions, prêts, crédits d’impôts, autre) est adaptée à l’objectif poursuivi, s’il est redondant avec d’autres dispositifs d’aides ou encore si le contexte, dans lequel il a été créé, a changé. La mission a ainsi recommandé de réduire l’accompagnement généraliste aux entreprises, faisant l’objet d’une offre peu lisible pour ces dernières, de reparamétrer les aides à la recherche ou de limiter certaines aides sectorielles.
Dans tous les cas, 64 ou 88 Milliards c'est beaucoup et il y a lieu de réfléchir à l'emploi de l'argent public. Je n'irais sans doute pas taper sur l'apprentissage, de mon côté; on ne peut pas pleurnicher qu'on a continuement 300 ou 400 000 emplois vacants dans les métiers manuels de l'artisanat et du commerce et dire qu'il ne faut pas faire d'apprentissage.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 03 janvier 2025 22:06
par Désactivé
Kabé a écrit : 03 janvier 2025 19:47
LeGrandNoir a écrit : 03 janvier 2025 19:36 Il faut favoriser l'apprentissage, et fermer des facs de littéraires inutiles (les facs et les diplômés) et aussi fermer les bacs pro voies de garage.
Ce qu'il faut lire ici d'inepties... Ça explique bien pourquoi il y a de plus en plus d'abrutis dans ce pays.
Référence à vous même? :siffle:

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 04 janvier 2025 10:59
par papibilou
LeGrandNoir a écrit : 03 janvier 2025 22:05
papibilou a écrit : 03 janvier 2025 19:48
Les aides aux entreprises sont évaluées à 180 milliards. Le déficit public 2024 a été à peu près du même montant. Doit on se poser la question de la pertinence de ces aides?
Je crois que oui. Et je maintiens que beaucoup de grosses entreprises n'ont pas besoin d'aides de l'état.
J'ai du mal avec ce chiffre. Je dirais plutôt 2 fois moins si je me fie à l'avis de l'Inspection des Finances. Source sur le site de l'IGF: Revue de dépenses Les aides aux entreprises
En 2022, les entreprises implantées en France ont bénéficié de 64 Md€ d’aides de l’État sous formes d’aides budgétaires (28 Md€) et d’aides fiscales (36 Md€), auxquelles s’ajoutent les exonérations de cotisations sociales, les aides de l’Union européenne et celles des collectivités territoriales.

La mission menée par l’Inspection générale des finances (IGF) s’est concentrée sur les aides relevant des ministères chargés de l’économie et des finances, de l’énergie, de la recherche, des transports ainsi que de la transition écologique. Ces aides se matérialisent sous la forme de 44 dispositifs, totalisant 36 Md€ en 2022. Sur ce périmètre, la mission a examiné si le dispositif est destiné à des entreprises soumises à une concurrence internationale, si sa nature (subventions, prêts, crédits d’impôts, autre) est adaptée à l’objectif poursuivi, s’il est redondant avec d’autres dispositifs d’aides ou encore si le contexte, dans lequel il a été créé, a changé. La mission a ainsi recommandé de réduire l’accompagnement généraliste aux entreprises, faisant l’objet d’une offre peu lisible pour ces dernières, de reparamétrer les aides à la recherche ou de limiter certaines aides sectorielles.
Dans tous les cas, 64 ou 88 Milliards c'est beaucoup et il y a lieu de réfléchir à l'emploi de l'argent public. Je n'irais sans doute pas taper sur l'apprentissage, de mon côté; on ne peut pas pleurnicher qu'on a continuement 300 ou 400 000 emplois vacants dans les métiers manuels de l'artisanat et du commerce et dire qu'il ne faut pas faire d'apprentissage.
1: réponse sur le montant :
Mesurer la somme des aides publiques aux entreprises est un exercice complexe : il n’est pas simple de s’accorder sur une définition commune. Estimer les aides publiques aux entreprises suppose d’additionner des dépenses fiscales (environ 78 milliards d’euros), socio-fiscales (environ 91 milliards d’euros) et budgétaires (environ 35 milliards d’euros), soit un total de 204 milliards d’euros environ. Les estimations oscillent entre 140 et 223 milliards d’euros, selon les périmètres retenus.

Les chercheurs de l’Ires estiment à 8,4 % du PIB le montant total des aides publiques reçues par les entreprises. Un montant exorbitant financé par une hausse de la fiscalité des ménages et par la dette publique.
Si nous retenons ce chiffre qui emane d'un organisme sérieux c'est plutôt 240 milliards.

En mai 2018, Gérald Darmanin, alors ministre de l’action et des comptes publics du gouvernement d’Édouard Philippe, avait certes évoqué le chiffre de 140 milliards d’euros par an donc en 2017. Mais on est en 2025.
En conséquence votre évaluation est notablement "sous évaluée".
2: réponse sur l'apprentissage:
si des centaines de milliers d'emplois restent vacants, les raisons sont multiples. Travail dur, horaires décalés, salaire faible, et les candidats apprentis ne se bousculent pas au portillon pour ces cemplois.
L'apprentissage n'est donc pas réponse.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 04 janvier 2025 12:50
par Désactivé
Essayez d'étayer vos dires par des sources dicumentaires. Je vous ai produit un rapport de l'Inspection Générale des Finances quand même. :siffle:

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 05 janvier 2025 12:57
par Désactivé
Nous attendons papibilou au parloir. :D

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 05 janvier 2025 13:18
par Georges61
papibilou a écrit : 04 janvier 2025 10:59
LeGrandNoir a écrit : 03 janvier 2025 22:05

J'ai du mal avec ce chiffre. Je dirais plutôt 2 fois moins si je me fie à l'avis de l'Inspection des Finances. Source sur le site de l'IGF: Revue de dépenses Les aides aux entreprises



Dans tous les cas, 64 ou 88 Milliards c'est beaucoup et il y a lieu de réfléchir à l'emploi de l'argent public. Je n'irais sans doute pas taper sur l'apprentissage, de mon côté; on ne peut pas pleurnicher qu'on a continuement 300 ou 400 000 emplois vacants dans les métiers manuels de l'artisanat et du commerce et dire qu'il ne faut pas faire d'apprentissage.
1: réponse sur le montant :
Mesurer la somme des aides publiques aux entreprises est un exercice complexe : il n’est pas simple de s’accorder sur une définition commune. Estimer les aides publiques aux entreprises suppose d’additionner des dépenses fiscales (environ 78 milliards d’euros), socio-fiscales (environ 91 milliards d’euros) et budgétaires (environ 35 milliards d’euros), soit un total de 204 milliards d’euros environ. Les estimations oscillent entre 140 et 223 milliards d’euros, selon les périmètres retenus.

Les chercheurs de l’Ires estiment à 8,4 % du PIB le montant total des aides publiques reçues par les entreprises. Un montant exorbitant financé par une hausse de la fiscalité des ménages et par la dette publique.
Si nous retenons ce chiffre qui emane d'un organisme sérieux c'est plutôt 240 milliards.

En mai 2018, Gérald Darmanin, alors ministre de l’action et des comptes publics du gouvernement d’Édouard Philippe, avait certes évoqué le chiffre de 140 milliards d’euros par an donc en 2017. Mais on est en 2025.
En conséquence votre évaluation est notablement "sous évaluée".
2: réponse sur l'apprentissage:
si des centaines de milliers d'emplois restent vacants, les raisons sont multiples. Travail dur, horaires décalés, salaire faible, et les candidats apprentis ne se bousculent pas au portillon pour ces cemplois.
L'apprentissage n'est donc pas réponse.
Pour que cela s'arrange, il faut améliorer les conditions de travail de ces futurs salariés, et c'est possible pour une grande partie. Pour le travail dur, au lieu de mettre 2 personnes sur un poste, l'employeur en met 3; proposer des salaires nettement plus élevés; les horaires décalés peuvent être compensé par plus de jours de congé et des aménagements des horaires. Quand un employeur a vraiment besoin de salariés, il trouve des solutions. Certains employeurs l'on compris notamment dans la restauration gastronomique ou ce sont de plus en plus les candidats aux postes qui posent leurs conditions qui sont la plus part du temps acceptées par l'employeur intelligent, malheureusement, ils ne le sont pas tous, car certains font passer leur rapacité présente à l'avenir de leur entreprise.; et il le paient forcément un jour.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 05 janvier 2025 13:25
par papibilou
LeGrandNoir a écrit : 04 janvier 2025 12:50 Essayez d'étayer vos dires par des sources dicumentaires. Je vous ai produit un rapport de l'Inspection Générale des Finances quand même. :siffle:
Votre lien IGF n'est en rien exhaustif puisqu'il rajoute sans les dénombrer des aides diverses.
En revanche vous trouverez de multiples sites concernant les 140 milliards estimés par Darmanin, alors ministre des comptes publics. Quant à l'Ires, vous pouvez consulter leur rapport de 212 pages.
Certes les chiffres varient selon le périmètre. Mais en gros on tourne entre 160 et 200.
https://fr.statista.com/infographie/292 ... rancaises/
Un exemple? Quand Chirac accepte de réduire le taux de TVA sur la restauration contre la promesse jamais tenue de 1 million d'emplois, est ce une aide ou pas ?
Les exonérations sur bas salaires ( 75 milliards en 2023) sont elles des aides de l'état ?
https://www.vie-publique.fr/en-bref/295 ... os-en-2023
On estime le nombre de mesures d'aides aux entreprises à 2000 dont 300 rien que pour l'environnement:
https://www.vie-publique.fr/eclairage/2 ... n%20France.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 05 janvier 2025 13:27
par papibilou
Georges61 a écrit : 05 janvier 2025 13:18
Pour que cela s'arrange, il faut améliorer les conditions de travail de ces futurs salariés, et c'est possible pour une grande partie. Pour le travail dur, au lieu de mettre 2 personnes sur un poste, l'employeur en met 3; proposer des salaires nettement plus élevés; les horaires décalés peuvent être compensé par plus de jours de congé et des aménagements des horaires. Quand un employeur a vraiment besoin de salariés, il trouve des solutions. Certains employeurs l'on compris notamment dans la restauration gastronomique ou ce sont de plus en plus les candidats aux postes qui posent leurs conditions qui sont la plus part du temps acceptées par l'employeur intelligent, malheureusement, ils ne le sont pas tous, car certains font passer leur rapacité présente à l'avenir de leur entreprise.; et il le paient forcément un jour.
C'est sûrement la bonne solution. Mais on change difficilement la mentalité de certains patrons.

Re: L'apprentissage et l'alternance, un gouffre au bénéfice des entreprises

Posté : 05 janvier 2025 17:14
par le chimple
Kabé a écrit : 03 janvier 2025 19:47
LeGrandNoir a écrit : 03 janvier 2025 19:36 Il faut favoriser l'apprentissage, et fermer des facs de littéraires inutiles (les facs et les diplômés) et aussi fermer les bacs pro voies de garage.
Ce qu'il faut lire ici d'inepties... Ça explique bien pourquoi il y a de plus en plus d'abrutis dans ce pays.
Pas vraiment Kabé .. :icon_winks:
Une succession de ministres de l'enseignement plus cons les uns que les autres , des gouvernements débiles qui prônaient pour faire faire notre prod dans des pays low cost , ce qui a réduit le nombre d'emplois de professionnels, d'une part et augmenté le chômage de l'autre !
Et vu que la grande majorité de politicard n'a jamais mis les pieds dans une usine ou sur un chantier , voulant rapatrier de la prod en France , ce qui est très louable , ne peut pas savoir que pour former un mécano , un électrotech , un chaudronnier , il faut plus longtemps que pour faire un politicard à l'ENA ou à Science Po , ou un philosophe !
Hélas , aujourd'hui , comme le dit LeGrand Noir , sans peut être parler de fermer des classes de philosophes , il faut favoriser l'apprentissage et le technique !
Bien sur en ayant un oeil sur certains patrons esclavagistes par contrôles , ce qui doit pas être très compliqué vu le nombre de branleurs dans certaines administrations !
Désolé mais il ne suffit pas de faire littérature pour se dédouaner de la qualification d'abrutis ou de con !