jeandu53 a écrit : 07 février 2025 11:36
La justice administrative au service du wokisme. En voici une nouvelle preuve.
Pas forcément. Il faut aussi revenir aux origines de ce nom et sa représentation.
Ainsi, pour "La Négresse" à Biarritz, on peut lire ceci :
"Quartier Harausta
Lieu-dit Harausta (orthographié ici Herausta, en bas à droite) sur une carte de Cassini en 1771.
À l'origine, ce quartier excentré de Biarritz s'appelait le « quartier Harausta », mot basque signifiant « endroit poussiéreux »1. Ce nom, relevé dès le XVIIe siècle, lui venait de l'auberge Harausta qui s'y trouvait. Il est encore utilisé par les bascophones âgés — sous la forme « hameau de harausta dit La Négresse »1 —, et une rue du quartier porte encore ce nom.
Une femme noire originaire des colonies d'Amérique
Au début du XIXe siècle, travaille dans l'auberge une femme noire. À cette époque, Bayonne est encore un port négrier, d'où des armateurs organisent des expéditions de traite2,3.
Des recherches historiques ont montré récemment que cette femme a vécu dans le quartier entre 1810 et 1814, et qu'elle a été amenée dans l'hexagone par un colon d'Amérique4. D'autres documents officiels font état d'une auberge appelée « La Négresse » dans les années 1850, et dont le propriétaire était issu d'une famille impliquée dans le trafic négrier4.
Ce sont les soldats de la Grande Armée de Napoléon Ier qui, de passage à Biarritz après leur déroute en Espagne en 1813-1814, donnèrent à cette femme le sobriquet de « La Négresse »5.
Selon un comité de spécialistes comprenant les historiens Jean-Loup Ménochet, Jacques de Cauna et André Duquesne, ainsi que les linguistes des langues basque et du gasconne, Charles Bidegain et Miqueu Baris, il y a même eu au moins deux femmes appelées « la négresse » à Biarritz. Deux lieux-dits portaient ce nom en 1840, l'un au niveau de la fameuse auberge mentionnée par Joseph Laborde, et l'autre à la maison Sorhondo, propriété de Gérard Rodriguez, un capitaine de marine ayant des liens avec la colonie de Saint-Domingue. Ce dernier a eu un enfant avec une femme esclave, Marie-Rose, enfant reconnu qui porte son nom".
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pol%C3%A9 ... e%20%C2%BB.
Cela est bien lié au passé "négrier de Biarritz. D'ailleurs, on peut également constater que plusieurs édifices baptisés du même terme ou de l'un de ses dérivés, ont été renommés par un autre nom par leurs propriétaires.
Il faut s'interroger sur l'histoire des noms utilisés et de leurs origines. Ici, la Justice n'a fait que son travail.
Un exemple complétement différent. Des écoles, des rues, ont été baptisés du nom de l'Abbé Pierre car, qualifié de "saint". Après le scandale révélant que ce "Saint" n'était rien d'autre qu'un prédateur sexuel, doit-on pour autant garder le nom de ce dernier sur des lieux publics ?
Il en va de même sur le terme "négresse", élément péjoratif renvoyant bien souvent sur la traite des personnes noires, plus familièrement appelés "nègres". Débaptisé cette place, c'est rendre une certaine dignité à tous ces peuples opprimés.