Re: Quand Mélenchon reprend les propos de Poutine.
Posté : 05 septembre 2025 07:47
Chine, Ukraine… Les insoumis font-ils exprès de raconter n’importe quoi ?
Après Jean-Luc Mélenchon qui reprend les arguments des propagandistes télévisuels de Moscou, voilà Sophia Chikirou qui affirme que la Chine n’est pas une «dictature». Convictions profondes ou stratégie diabolique ?
Les dirigeants de La France insoumise (LFI) et singulièrement le premier d’entre eux, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Sophia Chikirou, le font-ils exprès ? «Est-ce que la Chine est une dictature ?» l’interrogent nos confrères de Quotidien (TMC). Réponse de la députée de Paris : «Je ne considère pas que la Chine est une dictature.» Celle qui a longtemps eu la main sur la communication du mouvement et s’occupe désormais de «l’espace international» affine son analyse et préfère parler de «système politique où il n’y a pas un seul homme qui dirige», avant d’affirmer que la liberté d’expression est au moins aussi bien respectée en Chine (pourtant classée 178e sur 180 par Reporter sans frontières s’agissant de la liberté de la presse) qu’en France.
Sophia Chikirou aurait-elle à ce point épousé la fascination de toujours que la puissance de la Chine communiste exerce sur Jean-Luc Mélenchon ? De même, lors de la rentrée de son mouvement, le 22 août, Jean-Luc Mélenchon s’interroge lui-même à la tribune : faut-il que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, signe un éventuel accord de paix ? «Vous plaisantez ? Il n’est président de rien. Depuis mai dernier, son mandat est arrivé à terme», reprenant par ces mots l’argument des propagandistes télévisuels qui fustigent sur toutes les chaînes russes la démocratie ukrainienne.
Inepties
A entendre les dirigeants LFI tenir des propos plus que bienveillants ou ambigus à l’égard de régimes autoritaires et parfois même des pires dictatures (Russie, Syrie de Bachar al Assad, Cuba, Venezuela, Chine) à intervalles réguliers, on en viendrait presque à espérer qu’ils ne pensent pas ce qu’ils disent, qu’ils ne sont pas à ce point aveuglés ou à ce point idéologiquement antidémocrates pour proférer de telles inepties. Oui, il faudrait mieux, même si ce serait d’un pathétique achevé, que leur façon d’édulcorer les dictatures soit le fruit d’un absurde esprit de contradiction, d’un puéril besoin de se distinguer d’un cercle de la raison libérale fantasmé, plutôt que l’expression d’une conviction profonde.
Mélenchon et Chikirou, prennent constamment – et en contradiction radicale avec la tradition de la gauche démocratique française – la défense de ceux qui tentent un contre-modèle au capitalisme, quelles qu’en soient la forme et l’idéologie en cause. On ne peut pas imaginer qu’à l’instar des membres du PCF d’antan qui recrachaient aveuglément toute la propagande soviétique et niaient jusqu’à l’existence du goulag, les insoumis soient sujets à un déni collectif dont le moteur serait un impératif idéologique qui irait jusqu’à tordre la réalité. Par provocation et dans un état d’esprit de binarité et de système obtus, cette façon de penser militante considère l’intégralité du narratif de l’adversaire politique, en tous points, même factuels, comme devant être combattu.
Système de valeurs global
Il s’agit aussi, avec cette façon de nier l’évidence, de se diaboliser pour être à même de capter l’attention de la partie de la population la plus en colère. En faisant cela, Mélenchon et Chikirou, ruinent (à dessein ?) toute hypothèse d’union à gauche. Aucun socialiste, aucun écologiste et même peu de communistes d’aujourd’hui ne peut envisager de partager un destin politique avec des personnalités qui considèrent la Chine de Xi Jinping comme autre chose qu’une dictature, qui dénigrent Zelensky ou qui refusent de qualifier l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas de «terroriste».
Convictions profondes ou stratégie diabolique, c’est sur les questions de politiques étrangères, questions qui dessinent un système de valeurs global, que le reste de la gauche, doit, à bon droit, déclarer qu’il est impossible de gouverner avec des insoumis qui ne savent pas reconnaître ce qu’est une dictature.
https://www.liberation.fr/politique/chi ... LLNROTYII/
Après Jean-Luc Mélenchon qui reprend les arguments des propagandistes télévisuels de Moscou, voilà Sophia Chikirou qui affirme que la Chine n’est pas une «dictature». Convictions profondes ou stratégie diabolique ?
Les dirigeants de La France insoumise (LFI) et singulièrement le premier d’entre eux, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Sophia Chikirou, le font-ils exprès ? «Est-ce que la Chine est une dictature ?» l’interrogent nos confrères de Quotidien (TMC). Réponse de la députée de Paris : «Je ne considère pas que la Chine est une dictature.» Celle qui a longtemps eu la main sur la communication du mouvement et s’occupe désormais de «l’espace international» affine son analyse et préfère parler de «système politique où il n’y a pas un seul homme qui dirige», avant d’affirmer que la liberté d’expression est au moins aussi bien respectée en Chine (pourtant classée 178e sur 180 par Reporter sans frontières s’agissant de la liberté de la presse) qu’en France.
Sophia Chikirou aurait-elle à ce point épousé la fascination de toujours que la puissance de la Chine communiste exerce sur Jean-Luc Mélenchon ? De même, lors de la rentrée de son mouvement, le 22 août, Jean-Luc Mélenchon s’interroge lui-même à la tribune : faut-il que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, signe un éventuel accord de paix ? «Vous plaisantez ? Il n’est président de rien. Depuis mai dernier, son mandat est arrivé à terme», reprenant par ces mots l’argument des propagandistes télévisuels qui fustigent sur toutes les chaînes russes la démocratie ukrainienne.
Inepties
A entendre les dirigeants LFI tenir des propos plus que bienveillants ou ambigus à l’égard de régimes autoritaires et parfois même des pires dictatures (Russie, Syrie de Bachar al Assad, Cuba, Venezuela, Chine) à intervalles réguliers, on en viendrait presque à espérer qu’ils ne pensent pas ce qu’ils disent, qu’ils ne sont pas à ce point aveuglés ou à ce point idéologiquement antidémocrates pour proférer de telles inepties. Oui, il faudrait mieux, même si ce serait d’un pathétique achevé, que leur façon d’édulcorer les dictatures soit le fruit d’un absurde esprit de contradiction, d’un puéril besoin de se distinguer d’un cercle de la raison libérale fantasmé, plutôt que l’expression d’une conviction profonde.
Mélenchon et Chikirou, prennent constamment – et en contradiction radicale avec la tradition de la gauche démocratique française – la défense de ceux qui tentent un contre-modèle au capitalisme, quelles qu’en soient la forme et l’idéologie en cause. On ne peut pas imaginer qu’à l’instar des membres du PCF d’antan qui recrachaient aveuglément toute la propagande soviétique et niaient jusqu’à l’existence du goulag, les insoumis soient sujets à un déni collectif dont le moteur serait un impératif idéologique qui irait jusqu’à tordre la réalité. Par provocation et dans un état d’esprit de binarité et de système obtus, cette façon de penser militante considère l’intégralité du narratif de l’adversaire politique, en tous points, même factuels, comme devant être combattu.
Système de valeurs global
Il s’agit aussi, avec cette façon de nier l’évidence, de se diaboliser pour être à même de capter l’attention de la partie de la population la plus en colère. En faisant cela, Mélenchon et Chikirou, ruinent (à dessein ?) toute hypothèse d’union à gauche. Aucun socialiste, aucun écologiste et même peu de communistes d’aujourd’hui ne peut envisager de partager un destin politique avec des personnalités qui considèrent la Chine de Xi Jinping comme autre chose qu’une dictature, qui dénigrent Zelensky ou qui refusent de qualifier l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas de «terroriste».
Convictions profondes ou stratégie diabolique, c’est sur les questions de politiques étrangères, questions qui dessinent un système de valeurs global, que le reste de la gauche, doit, à bon droit, déclarer qu’il est impossible de gouverner avec des insoumis qui ne savent pas reconnaître ce qu’est une dictature.
https://www.liberation.fr/politique/chi ... LLNROTYII/