gare au gorille a écrit : 08 janvier 2026 18:16
Mesoke a écrit : 08 janvier 2026 14:35
On ne parle pas vraiment de policiers là, mais d'agents de l'ICE, des agents fédéraux censés lutter contre l'immigration illégale. Ici dans un état du nord frontalier avec le Canada ...
L'ICE est devenue la milice de Trump depuis le début de l'année. Trump la déploie surtout dans les états tenus pas les démocrates pour y "faire du chiffre" afin de "prouver" une collusion entre démocrates et immigrés ... En un an ils se sont largement transformés en barbouzes, opérant souvent sans mandat, usant souvent de violence.
Je ne suis sur de rien mais il me semble que ces agents font partie des forces de l'ordre, sont payés par l'état et n'ont rien d'une milice. Ils ont simplement une mission policière qui est de contrôler l'immigration illégale dans le pays conformément à la volonté présidentielle de s'attaquer à ce problème. D'ailleurs dans le sujet on parle bien d'une police de l'immigration américaine. Une milice n'aurait aucun mandat officiel pour agir contrairement à ces forces la.
Les policiers sont particulièrement violents aux USA et ils le sont dans tous les secteurs de leurs actions dans un pays ou tout le monde est susceptible de porter une arme.
"Arrestations arbitraires, expulsions massives... On vous présente l'ICE, la police américaine de l'immigration de Donald Trump
Cette agence fédérale, dont les missions ont été élargies dès le premier mandat de Donald Trump, est chargée d'appliquer la promesse de campagne du président américain : expulser 11 millions de sans-papiers par tous les moyens.
C'est l'un des emblèmes de la présidence de Donald Trump. Connue sous l'acronyme "ICE", la police fédérale de l'immigration aux Etats-Unis fait de nouveau les gros titres après que l'un de ses agents a tué une habitante de Minneapolis (Minnesota), mercredi 7 janvier, en marge d'une opération controversée. Depuis son retour au pouvoir, le président américain a envoyé des membres de cette force dans plusieurs grandes villes américaines, officiellement pour traquer des "criminels étrangers" et les expulser – sa principale promesse de campagne.
Mais, sur le terrain, les agents de l'ICE ont enchaîné les
arrestations arbitraires, séparant des familles tout en choquant l'opinion avec leurs méthodes musclées et leurs cagoules. Le gouvernement de Donald Trump est par ailleurs accusé de mener ces
raids anti-immigration dans les villes qui n'ont pas voté pour lui ou qui ont juré de s'opposer à sa politique d'expulsion massive. Franceinfo retrace la montée en puissance de cette police controversée, qui va bénéficier de financements en forte hausse, grâce au budget poussé par Donald Trump.
Créée après le 11-Septembre
Au sein de l'administration américaine, l'ICE dépend directement du ministère de la Sécurité intérieure américain. Cet organe avait été créé fin 2002 sous l'impulsion du président républicain George W. Bush, un peu plus d'un an après les attaques terroristes du 11-Septembre. Au nom "de la sécurité nationale et de l'ordre public", selon la terminologie officielle(Nouvelle fenêtre), les agents de l'ICE ont pour mission de lutter contre l'immigration illégale et la criminalité transnationale. Ils sont répartis entre une branche dédiée à la sécurité intérieure et une autre qui s'occupe des contrôles et du renvoi des personnes en situation irrégulière.
Dans le détail, les agents de l'ICE ont pour mission de localiser, d'arrêter puis de placer en détention les immigrants sans papiers ayant franchi la frontière et qui résident ensuite aux Etats-Unis. Ils se chargent également de procéder à leur expulsion. Lorsque Barack Obama était président, l'ICE traquait surtout les immigrés condamnés pour des crimes graves. Mais l'agence a ensuite élargi ses opérations, ciblant l'ensemble des sans-papiers sur le sol américain.
Un changement de cap dès 2017
Lors de son premier mandat, Donald Trump avait lancé dès janvier 2017 une croisade musclée contre l'immigration. En plus de son interdiction d'entrée visant des pays musulmans, il avait ordonné un gonflement des effectifs de l'ICE, lui permettant de recruter près de 10 000 agents supplémentaires. Tout en leur demandant de cibler de façon "intransigeante" toutes les personnes se trouvant en situation irrégulière.
A l'époque, ce changement de cap avait provoqué de l'inquiétude jusque dans les rangs de l'ICE. Une poignée d'agents spéciaux avaient même écrit une
lettre à la ministre de la Sécurité intérieure, craignant que les raids de plus en plus fréquents ne se fassent au détriment des enquêtes touchant à la sécurité nationale.
Cela n'a pas empêché le gouvernement de Donald Trump d'inciter les agents à effectuer des
descentes dans des lieux jusque-là épargnés, comme des usines, des écoles ou encore des églises, comme le rapportait The New York Times en juillet 2018.
Des méthodes très décriées
Après sa victoire contre Donald Trump en 2020, le démocrate Joe Biden a adopté une posture plus souple vis-à-vis de l'immigration, permettant notamment à plus de 500 000 étrangers venus d'Amérique latine d'obtenir un statut temporaire. Les missions de l'ICE ont été "recentrées", comme l'explique(Nouvelle fenêtre) le Migration Policy Institute. Cette situation a toutefois été de courte durée. Au terme d'une campagne acharnée avec l'immigration dans son viseur, Donald Trump a effectué un virage à 180° dès son retour à la Maison Blanche.
Au premier jour de son second mandat, l'élu républicain a promis de renouer avec les expulsions massives, menaçant pas moins de 11 millions d'étrangers en situation irrégulière. Et peu importe si certains d'entre eux résident parfois depuis plusieurs décennies aux Etats-Unis, payant taxes et impôts. Los Angeles, Portland, Seattle, Chicago... En l'espace d'un an, les agents de l'ICE ont semé la peur dans plusieurs grandes villes américaines. Le nombre de personnes détenues par cette police fédérale n'a fait qu'augmenter en 2025, comme l'a rapporté The Guardian. En près d'un an, l'administration Trump a arrêté plus de 328 000 personnes et en a expulsé près de 327 000, selon les données officielles.
Voitures banalisées, visages couverts,
uniformes militaires et interpellations musclées jusque dans les couloirs des tribunaux) : au-delà de l'ampleur des arrestations, les méthodes employées par les agents de l'ICE sont loin de faire l'unanimité au sein de la population. A travers les Etats-Unis, des quartiers entiers se sont rebellés pour chasser la police de l'immigration. En réponse, le gouvernement américain a ordonné le déploiement de la Garde nationale à Los Angeles, Portland et Chicago notamment, avant de faire marche arrière sur fond de blocages judiciaires le 31 décembre.
Pour déporter un million de personnes par an(Nouvelle fenêtre), Donald Trump ne regarde pas à la dépense. Après la très controversée prison surnommée "Alligator Alcatraz", de nombreux autres centres de détention pour migrants devraient voir le jour. Pour la période 2026-2029, le budget total de l'ICE atteindra 75 milliards de dollars, faisant d'elle la première force de police fédérale américaine."
https://www.franceinfo.fr/monde/usa/mig ... 28367.html
Il s'agit bien d'une milice car cette dernière traque jusqu'en dans les églises, les tribunaux, les écoles et, comme par hasard, majoritairement dans les états détenus par les démocrates. Même des personnes de nationalité américaine avaient été arrêtées.
Une vraie police vérifie d'abord ton identité mais dans cet ICE, on est en plein dans le délit de faciès : il ne fait pas bon d'avoir la peau brune, les narines écartés ou les yeux bridés. Vaut mieux éviter de bronzer là-bas.