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Re: Un pape jugé "catastrophique", mais pas intimidé : on vous raconte le bras de fer entre Léon XIV et Donald Trump

Posté : 16 avril 2026 12:30
par papibilou
Léon 14 peut remercier Trump de l'avoir mis en première ligne alors que personne ne se souciait de ce pape trop discret. :ange:

Re: Un pape jugé "catastrophique", mais pas intimidé : on vous raconte le bras de fer entre Léon XIV et Donald Trump

Posté : 16 avril 2026 13:55
par Fonck1
papibilou a écrit : 16 avril 2026 12:30 Léon 14 peut remercier Trump de l'avoir mis en première ligne alors que personne ne se souciait de ce pape trop discret. :ange:
je ne suis pas sûr que ce soit son but premier.

Re: Un pape jugé "catastrophique", mais pas intimidé : on vous raconte le bras de fer entre Léon XIV et Donald Trump

Posté : 16 avril 2026 14:27
par Kabé
Bon, c'est le tour au pape :
Le pape Léon dénonce un monde gouverné par des « tyrans » après les attaques de Trump

Le pape Léon a vivement critiqué les dirigeants qui dépensent des milliards dans les guerres et a déclaré que le monde était « ravagé par une poignée de tyrans », dans des propos inhabituellement virulents tenus jeudi au Cameroun, après que le président américain Donald Trump l'eut de nouveau attaqué sur les réseaux sociaux.

Leo, le premier pape américain, a également dénoncé les dirigeants qui se servent d’un discours religieux pour justifier les guerres et a appelé à un « changement de cap décisif » lors d’une réunion organisée dans la plus grande ville des régions anglophones du Cameroun, où un conflit latent qui dure depuis près d’une décennie a fait des milliers de morts.

https://www.theguardian.com/us-news/liv ... e0aac01308

Match à suivre... :XD:

Re: Un pape jugé "catastrophique", mais pas intimidé : on vous raconte le bras de fer entre Léon XIV et Donald Trump

Posté : 16 avril 2026 15:28
par Victor
Kabé a écrit : 16 avril 2026 11:35 La guerre des images continue... Après avoir posté - supprimé - l'image où il apparaît en Jésus, Trump reçoit la réponse d'Iran :

Je pense que son âge intellectuel doit être 9 ou 10 ans, peut-être moins... :aille:
Comme l'explique fort justement vivarais vous n'arrivez pas à comprendre que Trump s'exprime d'une manière, avec des codes, qui ne sont pas les nôtres, nous européens.
Depuis les premiers colons américains et aujourd'hui il s'est forgé une véritable culture américaine. Les cultures européennes et américaines se sont éloignées et aujourd'hui nous européens nous ne comprenons pas ou plus la culture et le mode de communication des américains et en particulier ceux de Trump.

Re: Un pape jugé "catastrophique", mais pas intimidé : on vous raconte le bras de fer entre Léon XIV et Donald Trump

Posté : 16 avril 2026 17:21
par papibilou
Fonck1 a écrit : 16 avril 2026 13:55
papibilou a écrit : 16 avril 2026 12:30 Léon 14 peut remercier Trump de l'avoir mis en première ligne alors que personne ne se souciait de ce pape trop discret. :ange:
je ne suis pas sûr que ce soit son but premier.
À Trump ou au pape ?

Re: Un pape jugé "catastrophique", mais pas intimidé : on vous raconte le bras de fer entre Léon XIV et Donald Trump

Posté : 17 avril 2026 06:08
par Corvo
« Les accusations de Trump contre le pape ont unifié le catholicisme dans un dégoût partagé »

L’historien Alberto Melloni s’indigne de la réappropriation du catholicisme par Donald Trump pour justifier ses politiques guerrières. En décryptant la cristallisation des tensions entre Washington et le Vatican, il souligne comment Léon XIV a affirmé son statut de pape et son opposition au président américain.

Les phrases désinvoltes de Donald Trump contre Léon XIV ont fait du bruit, mais elles n’ont certainement pas intimidé leur destinataire. Parmi les prédécesseurs de Léon XIV, Pie IX avait subi la moquerie garibaldienne (Giuseppe Garibaldi, l’un des bâtisseurs, au XIXe siècle, de l’Italie moderne, s’est maintes fois opposé au Vatican), et Benoît XV s’était vu affublé du sobriquet de « Maudit XV » pour avoir qualifié la Grande Guerre de « massacre inutile ». Mais personne n’avait jamais dit que le pape « aime le crime » : une accusation bizarre, digne de l’hôpital qui se fout de la charité.

Cependant, derrière ce geste d’arrogance du président bouffon, qui grâce à l’intelligence artificielle (IA) se déguise tantôt en pape, tantôt en Jésus, se cache une question plus profonde. Elle concerne le lien entre les mouvements d’extrême droite, le protestantisme évangélique et le catholicisme ultra‑conservateur.

Un uniatisme idéologique de la haine
Lors de la première présidence Trump, l’ambition de ces mondes chrétiens était de se fondre dans un uniatisme idéologique de la haine (contre les homosexuels, les « woke », les migrants, les juifs), où éclats théologiques, morale bigote et prédication de la force se souderaient. Lors de la seconde présidence Trump, une hypothèse différente a émergé : capturer la foi de l’Église de Rome et en faire le ciment idéologique des Maga – du nom du mouvement politique de Donald Trump, « Make America Great Again » (en anglais, « Rendre sa grandeur à l’Amérique »).

Le protagoniste (malheureux) de cet effort a été le vice-président J. D. Vance, entré à la cour de Donald Trump par la décision du milliardaire de la Silicon Valley Peter Thiel, qui a fait de cet avocat devenu catholique l’étoile montante de la vice‑présidence. Plus en retrait se tient le secrétaire d’Etat Marco Rubio, ancien concurrent de Trump aux primaires de 2016, puis devenu suffisamment loyal pour obtenir le Département d’État : celui-ci est allé à la télévision le mercredi des Cendres 2025 avec une croix de cendre dessinée sur le front, des plus improbables, puisque dans le rite latin la cendre se pose sur la tête, pas sur le front.

J. D. Vance avait tenté de se donner du crédit en expliquant, à la conférence de Munich de février 2025, que la politique trumpiste contre les migrants correspondait à l’ordo amoris de saint Augustin. Il fut sèchement désavoué par le cardinal de l’époque, Robert Prevost, dans un tweet lapidaire : « JD Vance is wrong » (en anglais, « J. D Vance a tort »). Il tenta ensuite, lors d’une audience qui devait sceller l’offre « néo‑carolingienne » de garantir au pape un soutien sur les thèmes moraux en échange d’une reconnaissance politique.

Des évêques américains de plus en plus critiques
Quelques heures avant sa mort, le pape François le reçut, mais au lieu de la couronne de fer des empereurs chrétiens, il lui donna trois petits œufs en chocolat et le congédia. Trump se vengea de cet affront aux funérailles de François : il revendiqua être le leader des catholiques américains, se présenta à Saint‑Pierre en bleu, transforma chaises et espaces en salon avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, et exigea la première rangée au mépris du protocole.

https://www.la-croix.com/a-vif/les-accu ... e-20260416