Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré
Posté : 16 avril 2026 10:34
La question n'est pas tant la " dégauchisation" de la France que dans son extrémitisation trumpienne.
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Et bien la gauchisation des "élites" est si profonde et dure depuis si longtemps (quasiment depuis 1945 et l'OPA de la gauche sur l'éducation et la culture) qu'une dégauchisation light n'est pas envisageable.Once a écrit : 16 avril 2026 10:34 La question n'est pas tant la " dégauchisation" de la France que dans son extrémitisation trumpienne.
Eliette Abecassis, Frederic Beigbeder, Alain Minc, BHL... Les principaux auteurs de Grasset vont quitter la vieille maison après le départ d'Olivier Nora. Grasset va perdre son âme et sa renommée.Grasset : l’intégralité de la lettre de départ et la liste des auteurs signataires qui quittent la maison d’édition
Dans une lettre ouverte publiée mercredi à minuit, plus de 130 écrivains, dont Virginie Despentes, Frédéric Beigbeder, Bernard-Henri Lévy ou Vanessa Springora, ont annoncé leur départ de chez l’éditeur contrôlé par le groupe de Vincent Bolloré pour dénoncer le limogeage de son président, Olivier Nora.
https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html

Imaginons un monde dans lequel il n'y aurait plus que des gens partageant les mêmes opinions. Non seulement cela serait un très mauvais signe pour la vie démocratique du pays mais cela risquerait en plus d'entraîner des formes de consanguinités intellectuelles malsaines entraînant des générations d'abrutis, de dégénérés et de demeurés.Victor a écrit : 16 avril 2026 10:51Et bien la gauchisation des "élites" est si profonde et dure depuis si longtemps (quasiment depuis 1945 et l'OPA de la gauche sur l'éducation et la culture) qu'une dégauchisation light n'est pas envisageable.Once a écrit : 16 avril 2026 10:34 La question n'est pas tant la " dégauchisation" de la France que dans son extrémitisation trumpienne.
Il faut aujourd'hui employer les grands moyens. Que cela soit dans le monde des médias ou de la culture et Bolloré s'y emploie. Un grand merci à lui.
Mais je reste persuadé qu'il faut aussi et en priorité s'attaquer aux universités françaises et globalement à l'enseignement supérieur français.
De larges privatisations sont à réaliser avec une reprise en main des ces établissements d'enseignements supérieurs par des dirigeants de (vraie) droite qui mèneront des politiques de sélection et de contrôle très stricts des enseignants et des formations dispensées.
Donc : pas que des vilains "gauchistes" comme les catalogueraient certains ici ou ailleurs : c'est toute une vie intellectuelle multiple et diversifiée qui fuit la sphère Bolloré. Olivier Nora est vraiment un excellent éditeur faisant l'unanimité auprès d'écrivains de droite comme de gauche.Cépajuste a écrit : 16 avril 2026 11:22Eliette Abecassis, Frederic Beigbeder, Alain Minc, BHL... Les principaux auteurs de Grasset vont quitter la vieille maison après le départ d'Olivier Nora. Grasset va perdre son âme et sa renommée.Grasset : l’intégralité de la lettre de départ et la liste des auteurs signataires qui quittent la maison d’édition
Dans une lettre ouverte publiée mercredi à minuit, plus de 130 écrivains, dont Virginie Despentes, Frédéric Beigbeder, Bernard-Henri Lévy ou Vanessa Springora, ont annoncé leur départ de chez l’éditeur contrôlé par le groupe de Vincent Bolloré pour dénoncer le limogeage de son président, Olivier Nora.
https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
Tout à fait Éditis quasi aussi puissant qu’ Hachette est la pour eux , en fait ils chargeront juste de milliardaireMesoke a écrit : 16 avril 2026 11:46 Grasset va faire comme Fayard et remplacer ces auteurs historiques par des auteurs proches de l'extrême droite, qui seront largement diffusés grâce à la pub des médias Bolloré et leur mise en tête de gondole dans les réseaux de diffusion de Bolloré, et grâce au nom mythique de la maison d'édition.
Notons que les auteurs qui ont quitté Grasset sont surtout des grands noms que d'autres maisons d'édition seront ravis de récupérer facilement, pas trop des gens qui galèrent à vivre de leurs écrits.
J’ai vu cette émission sur notre télévision d’état,Once a écrit : 16 avril 2026 13:54Donc : pas que des vilains "gauchistes" comme les catalogueraient certains ici ou ailleurs : c'est toute une vie intellectuelle multiple et diversifiée qui fuit la sphère Bolloré. Olivier Nora est vraiment un excellent éditeur faisant l'unanimité auprès d'écrivains de droite comme de gauche.Cépajuste a écrit : 16 avril 2026 11:22
Eliette Abecassis, Frederic Beigbeder, Alain Minc, BHL... Les principaux auteurs de Grasset vont quitter la vieille maison après le départ d'Olivier Nora. Grasset va perdre son âme et sa renommée.
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Diffusé le 15/04/2026 à 22h39 - Disponible jusqu'au 15/05/2026
"C Ce Soir"
"On continue à parler de littérature avec un coup de tonnerre dans le monde de l’édition qui est aussi un message envoyé à l’ensemble du pays : le limogeage d’Olivier NORA de la prestigieuse maison d’édition GRASSET qu’il dirigeait depuis plus de 25 ans, par son actionnaire Vincent BOLLORÉ… Le milliardaire d’extrême droite est-il en train de remporter la bataille culturelle qu’il a engagée ? A un an de la présidentielle, le temps de la clarification est-il venu pour tous les acteurs du monde culturel ? On en débat ce mercredi 15 avril avec nos invités :
- Laure ADLER Historienne, écrivaine et journaliste, autrice de “Femmes d'exception” aux éditions Grasset (13.11.25)
- David DUFRESNE Écrivain, journaliste et réalisateur, fondateur du média "Au Poste", auteur de « Remember Fessenheim. Enquête intime sur Françoise d’Eaubonne, pionnière éco-féministe et impossible grand-mère » aux édititions Grasset (17.09.25)
- Alexis LÉVRIER Historien de la presse, essayiste, maître de conférences à l’université de Reims
- Eric FOTTORINO Journaliste, écrivain, co-fondateur de l’hebdomadaire Le 1, du magazine Zadig, et de la revue Légende
- Clémentine GOLDSZAL Journaliste culture
- Sophie DES DÉSERTS Grand reporter au service Enquête de Libération, autrice de "Croquis de pouvoir" aux éditions du Rocher (15.03.23)
https://www.france.tv/france-5/c-ce-soi ... ut-section
Parce que vous croyez que Mr Bolloré laisse l'alternative du débat ? Non, lui, il décide, c'est lui le patron et son objectif c'est l'extrême-droite. A un moment donné, il faut savoir ce que l'on veut. Donc coup de chapeau à la résistance qui s'organise et qui dénonce le rapt.oups a écrit : 16 avril 2026 14:08J’ai vu cette émission sur notre télévision d’état,Once a écrit : 16 avril 2026 13:54
Donc : pas que des vilains "gauchistes" comme les catalogueraient certains ici ou ailleurs : c'est toute une vie intellectuelle multiple et diversifiée qui fuit la sphère Bolloré. Olivier Nora est vraiment un excellent éditeur faisant l'unanimité auprès d'écrivains de droite comme de gauche.
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Diffusé le 15/04/2026 à 22h39 - Disponible jusqu'au 15/05/2026
"C Ce Soir"
"On continue à parler de littérature avec un coup de tonnerre dans le monde de l’édition qui est aussi un message envoyé à l’ensemble du pays : le limogeage d’Olivier NORA de la prestigieuse maison d’édition GRASSET qu’il dirigeait depuis plus de 25 ans, par son actionnaire Vincent BOLLORÉ… Le milliardaire d’extrême droite est-il en train de remporter la bataille culturelle qu’il a engagée ? A un an de la présidentielle, le temps de la clarification est-il venu pour tous les acteurs du monde culturel ? On en débat ce mercredi 15 avril avec nos invités :
- Laure ADLER Historienne, écrivaine et journaliste, autrice de “Femmes d'exception” aux éditions Grasset (13.11.25)
- David DUFRESNE Écrivain, journaliste et réalisateur, fondateur du média "Au Poste", auteur de « Remember Fessenheim. Enquête intime sur Françoise d’Eaubonne, pionnière éco-féministe et impossible grand-mère » aux édititions Grasset (17.09.25)
- Alexis LÉVRIER Historien de la presse, essayiste, maître de conférences à l’université de Reims
- Eric FOTTORINO Journaliste, écrivain, co-fondateur de l’hebdomadaire Le 1, du magazine Zadig, et de la revue Légende
- Clémentine GOLDSZAL Journaliste culture
- Sophie DES DÉSERTS Grand reporter au service Enquête de Libération, autrice de "Croquis de pouvoir" aux éditions du Rocher (15.03.23)
https://www.france.tv/france-5/c-ce-soi ... ut-sectionaucun contradicteur , aucun moderateur ,que dalle ,nada, walou .....du vrai Praud ou Kelly d’en face
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Tout à fait. Mais c'est justement ce que nous vivons depuis l'après-guerre.Once a écrit : 16 avril 2026 12:31Imaginons un monde dans lequel il n'y aurait plus que des gens partageant les mêmes opinions. Non seulement cela serait un très mauvais signe pour la vie démocratique du pays mais cela risquerait en plus d'entraîner des formes de consanguinités intellectuelles malsaines entraînant des générations d'abrutis, de dégénérés et de demeurés.Victor a écrit : 16 avril 2026 10:51
Et bien la gauchisation des "élites" est si profonde et dure depuis si longtemps (quasiment depuis 1945 et l'OPA de la gauche sur l'éducation et la culture) qu'une dégauchisation light n'est pas envisageable.
Il faut aujourd'hui employer les grands moyens. Que cela soit dans le monde des médias ou de la culture et Bolloré s'y emploie. Un grand merci à lui.
Mais je reste persuadé qu'il faut aussi et en priorité s'attaquer aux universités françaises et globalement à l'enseignement supérieur français.
De larges privatisations sont à réaliser avec une reprise en main des ces établissements d'enseignements supérieurs par des dirigeants de (vraie) droite qui mèneront des politiques de sélection et de contrôle très stricts des enseignants et des formations dispensées.
Personne ne souhaite cela en France : la pluralité et la diversité des opinions et des militantismes ne se discute pas.
Vous avez dû beaucoup souffrir, hein ?Victor a écrit : 16 avril 2026 15:07Tout à fait. Mais c'est justement ce que nous vivons depuis l'après-guerre.Once a écrit : 16 avril 2026 12:31
Imaginons un monde dans lequel il n'y aurait plus que des gens partageant les mêmes opinions. Non seulement cela serait un très mauvais signe pour la vie démocratique du pays mais cela risquerait en plus d'entraîner des formes de consanguinités intellectuelles malsaines entraînant des générations d'abrutis, de dégénérés et de demeurés.
Personne ne souhaite cela en France : la pluralité et la diversité des opinions et des militantismes ne se discute pas.
Nous vivons dans une incroyable dictature intellectuelle de gauche.
Rappelez-vous Sartre puis Bourdieu, et désormais tous ses disciples sociologues et autres historiens bidons qui nous expliquent que les français ont tous été des collabos pétainistes et le seraient encore ... en nommant sans les nommer les électeurs RN.
C'est de tout cela dont il faut faire table rase.
C'était et c'est encore le fait (mais de moins en moins, merci Bolloré) que les journaux, les médias, les établissements d'enseignement supérieur, les milieux artistiques comme le cinéma, la télé et radio publique, tous les relais de propagande intellectuelle était sous domination complète de la gauche.Once a écrit : 16 avril 2026 15:26Vous avez dû beaucoup souffrir, hein ?Victor a écrit : 16 avril 2026 15:07
Tout à fait. Mais c'est justement ce que nous vivons depuis l'après-guerre.
Nous vivons dans une incroyable dictature intellectuelle de gauche.
Rappelez-vous Sartre puis Bourdieu, et désormais tous ses disciples sociologues et autres historiens bidons qui nous expliquent que les français ont tous été des collabos pétainistes et le seraient encore ... en nommant sans les nommer les électeurs RN.
C'est de tout cela dont il faut faire table rase.
Combattre la gauche est une chose mais lui vouer une telle haine, une telle rancune personnelle confinant au désir de vengeance et au règlement de compte personnel peut faire penser à tous ces parents de droite ou d'extrême-droite qui voient un jour, à, l'occasion d'un simple repas de famille, un fils ou une fille faisant leur "coming out" pour leur signifier qu'ils viennent de passer dans le camp "ennemi" ! Là, c'est l'horreur, c'est la honte, c'est une tragédie insupportable pour les parents qui va les ronger jusqu'à la fin de leurs jours. D'où cette haine pour une idéologie et un militantisme qui leur ont "pris" tel ou tel enfant.
Sinon, ce n'est pas de la faute à la gauche si la droite ne faisait pas le poids à l'époque (à de rares exceptions près comme Raymond Aron).