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Re: Les universités françaises forcées de réapprendre le français aux étudiants
Posté : 11 juin 2026 09:57
par sofasurfer
papibilou a écrit : 10 juin 2026 18:11
À force de vouloir tirer un maximum de jeunes vers des études supérieures on a fait sauter tous les garde-fous.
On a commencé par vouloir un même cursus pour tout le monde. On a refusé les redoublements. On a laissé passer en sixième des enfants qui ne savaient pas lire ou écrire correctement en français et on leur a demandé d'apprendre l'anglais. On a baissé le niveau des maths. On a donné le bac à tout le monde contraignant les universités à s'agrandir pour accueillir des masses de jeunes en première année. On recruté des profs d'universités à des niveaux beaucoup plus faibles puisqu'il en fallait beaucoup plus faisant ipso facto baisser le niveau d'enseignement universitaire.
Au fond on a enclenché une spirale descendante que l'on voudrait aujourd'hui freiner, à défaut de pouvoir l'inverser.
Mais je ne suis pas sûr qu'il faille commencer à réformer par la fin, l'université. C'est en primaire qu'il faut agir en premier, je pense.
En effet pour le recrutement des titulaires il y en a de moins en moins. La porte est grande ouverte pour les postes en maitre de conf auxiliaires en CDD.
De plus sur les postes de titulaires le ministère privilégie celui des ESAS ( enseignants de secondaire) aux maitres de conférence car les grilles d'évolution sont plus économiques.
Les postes de maitre de conf titulaires se comptent désormais sur les doigts de la main et on est sur de la gestion de liste RH pour faire un max d'économies plutot que de la qualité d'enseignement et de formation...
Re: Les universités françaises forcées de réapprendre le français aux étudiants
Posté : 11 juin 2026 09:59
par sofasurfer
Patchouli38 a écrit : 11 juin 2026 09:45
""Jusqu'à 60 fautes dans une copie" : le niveau d'orthographe de plus en plus inquiétant chez les élèves et les étudiants
Le baccalauréat débute jeudi avec l'épreuve anticipée de français. Le ministre a appelé les correcteurs à plus de fermeté sur l'orthographe, qui a tendance à être négligée par les collégiens et lycéens.
Le grand jour tant redouté est arrivé pour les élèves de première qui vont plancher, dès jeudi 11 juin à 8 heures, sur l'épreuve anticipée de français. Pour cette édition 2026 du baccalauréat, le ministre de l'Éducation nationale a voulu mettre l'accent sur l'orthographe et la grammaire qui compteront dans la note quelle que soit la discipline. Une volonté affichée, alors que le niveau général des élèves en rédaction et écriture baisse année après année si bien que la situation inquiète les formations de l'enseignement supérieur.
On ne peut pas dire que Kim et Aleaan soient très à l'aise avec l'orthographe. "Non, pas vraiment. En fait au lycée, on ne fait plus attention à l'orthographe", avouent les adolescents. Ces deux lycéens affirment connaître les principales règles pour écrire correctement, mais "maintenant, ce n’est pas trop important, personne ne calcule en vrai". Kim assure que la plupart de ses professeurs ne relèvent plus vraiment les fautes dans ses contrôles, ce qui ne l'encourage pas tellement à y être attentive. Mais la jeune femme sait bien que ses lacunes peuvent la pénaliser dans ses projets d'études.
Un "effondrement" ces dernières années
Dans le supérieur, les formations se retrouvent avec des cohortes d'étudiants au niveau d'orthographe très aléatoire. "Je parlerais d'effondrement. Depuis trois à quatre ans, il y a vraiment un décrochage du niveau d'orthographe", constate Alain Joyeux, le président de l'association des professeurs de classes préparatoires économiques et sociales. "Parmi les étudiants que nous recrutons, nous n'avons que des mentions 'bien' et 'très bien' au bac, et ce sont des élèves qui sont capables de faire 40, 50 à 60 fautes d'orthographe dans leur copie." Des confusions très basiques entre la conjugaison des verbes en "er" et le participe passé "é", ou encore l'écriture du "a", avec ou sans accent."
https://www.franceinfo.fr/societe/educa ... 54600.html
En résumé, il apparaitrait qu'il y a aussi une forme de laisser-aller de la part des enseignants. C'est quand même grave qu'un étudiant arrive à avoir une mention très bien avec 60 fautes dans sa copie.
SI les correcteurs comptaient les fautes comme ca se pratiquait il y a 30 ans, la moitié des candidats n'auraient pas la moyenne...
Re: Les universités françaises forcées de réapprendre le français aux étudiants
Posté : 11 juin 2026 21:01
par papibilou
Je pense aussi qu'il est temps de se remettre à réfléchir à la simplification de l'orthographe. Ça aiderait à la fois les français et les étrangers qui veulent encore apprendre le français, voire les pays francophones d'Afrique.